-
Budget : rassemblement devant Bercy contre "l'austérité climatique"
-
Aya Nakamura récompensée lors d'une nouvelle cérémonie musicale
-
Des sénateurs démocrates accusent le directeur du FBI d'avoir intimidé des journalistes
-
Euro de volley: les Bleus, leaders avec brio
-
Une croissance plus faible mais pas de "décrochage" en 2026, selon la Banque de France
-
Équipe de France: Zidane et son staff sont à pied d'œuvre
-
Carney fait les yeux doux aux investisseurs et rassure sur sa relation avec Washington
-
La Bourse de Paris en recul, L'Oréal passe devant LVMH
-
L'opération anti-LGBT+ en Turquie se poursuit, les protestations aussi
-
Foot: après six matches, Lens se sépare déjà de Dino Toppmöller
-
Flambée des carburants: TotalEnergies maître du jeu, critiqué par les distributeurs
-
A Concarneau, la course au large rend hommage à Charlie Dalin
-
Opposé à l'accueil de demandeurs d'asile, un village anglais propose une "sécession"
-
Vers un procès en janvier à Washington pour un Libyen accusé d'implication dans l'attentat de Lockerbie
-
Des taux au plus haut depuis 2007 plombent les marchés avant la Fed
-
Pétrole: l'étau se resserre sur les exportations saoudiennes
-
Après son succès, l'allemand Isar Aerospace décroche cinq nouveaux lancements
-
Première peine de prison ferme dans le scandale du périscolaire parisien
-
Dons d'organes en France : des pistes pour augmenter les greffes et explorer les xénogreffes
-
Salaires, carburants, mobilisations... le pouvoir d'achat s'impose dans la campagne
-
Objets personnels et souvenirs de Brigitte Bardot aux enchères à Paris
-
Le Caire et Ryad appellent à garantir la libre navigation en mer Rouge
-
RDC: Heurts et gaz lacrymogène lors de rassemblements de l'opposition
-
Danemark, Lituanie : l'UE dénonce la montée des "provocations" russes
-
Trump fustige une décision "horrible" de la Cour suprême sur le vote par correspondance
-
Sécu, diplômes... : l'UE veut faciliter la mobilité des travailleurs
-
Budget: l'écologie de nouveau sous pression, au sortir d'un été torride
-
Des taux américains au plus haut depuis 2007 pèsent sur les marchés avant la Fed
-
Allemagne: le moral des investisseurs progresse bien moins qu'attendu en septembre
-
Voix iconique des Rita Mitsouko, Catherine Ringer s'est éteinte
-
Wall Street ouvre en baisse, minée par la flambée des taux
-
Salaires, conditions de travail, reconnaissance: les policiers d'Alliance manifestent à Paris
-
Dette: "pas de craintes sur le financement de l'Etat", affirme le gouverneur de la Banque de France
-
Inde: près de cinq millions de personnes touchées par des inondations au Bihar
-
Vortex, le pari franco-allemand sur le vol habité européen
-
Périscolaire à Paris: Hidalgo reconnaît des failles mais parle d'un "échec collectif"
-
Athlétisme: Nairobi accueillera en 2029 les premiers Mondiaux en Afrique
-
RDC : Ebola continue de s'étendre de façon "exponentielle" au Nord-Kivu, alerte l'OMS
-
Marchés: des taux américains inédits depuis 2007, prudence sur les Bourses
-
Catherine Ringer, célèbre voix des Rita Mitsouko, s'est éteinte
-
Mobilisation massive des électriciens et gaziers pour défendre leur "tarif agent"
-
Macron baptise la première promotion du nouveau service national du nom d'un résistant fusillé à 16 ans
-
Le Pentagone reconnait une "pénurie" de munitions liée à la guerre en Iran
-
Un drone abattu pour la première fois par l'Otan au-dessus de la Lituanie
-
Récoltes de maïs, betteraves ou pommes de terre au plus bas
-
Electriciens et gaziers mobilisés pour défendre leur "tarif agent"
-
L'avion spatial franco-allemand Vortex pourrait transporter des astronautes
-
Dette: "pas de craintes sur le financement de l'Etat", indique le gouverneur de la Banque de France
-
Nucléaire: 80% de grévistes dans la plus grosse centrale française à Gravelines (syndicats)
-
La Thaïlande accuse le Cambodge de "jouer les victimes" devant la médiation internationale
Brésil: Daniel Silveira, le nouveau héros du bolsonarisme
L'extrême droite brésilienne a un nouveau héros: Daniel Silveira, député tout en muscles et ultra-provocateur que le président Jair Bolsonaro a gracié après une condamnation de la Cour suprême pour des propos antidémocratiques.
Dimanche, cet ancien policier de 39 ans a été acclamé comme une rock star lors d'une manifestation pro-Bolsonaro le long de la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro.
Le même jour, lors d'une autre manifestation à Niteroi, en banlieue de Rio, il était flanqué d'un sosie brésilien de Jacob Anthony Chansley, le complotiste aux cornes de bison qui avait envahi le Capitole à Washington en janvier 2021.
Le parlementaire, lui, était vêtu d'un simple jean et d'un t-shirt moulant mettant en valeur ses épais biceps. Crâne rasé et regard sombre, il peut intimider avec sa mine patibulaire.
Ses menaces envers les juges de la Cour suprême, à qui il souhaitait de "se faire tabasser dans la rue" dans une vidéo, lui ont valu il y a deux semaines une peine de huit ans de prison ferme.
Mais Jair Bolsonaro lui a accordé sa grâce présidentielle le lendemain, au nom de la liberté d'expression.
- "Importance symbolique" -
En matière de provocations, Daniel Silveira n'en était pas à son coup d'essai.
En 2018, lors d'un meeting de campagne, il avait été filmé en train de briser une plaque en hommage à Marielle Franco, conseillère municipale de gauche assassinée quelques mois plus tôt.
Ça ne l'a pas empêché de se faire élire au Parlement, surfant sur la vague antisystème qui a permis à Jair Bolsonaro de remporter la présidentielle.
Dans l'hémicycle, il troque ses t-shirts pour des costumes cintrés, avec néanmoins un détail qui attire l'oeil: une broche avec deux pistolets sur le revers de sa veste.
À Brasilia, Daniel Silveira, parlementaire de droite novice, avait peu d'influence et n'avait pas vraiment ses entrées au palais présidentiel de Planalto.
"L'importance de Silveira est surtout symbolique", explique à l'AFP André Cesar, analyste politique du cabinet de consultants Hold.
Daniel Silveira avait pris une autre dimension en février 2021, avec la publication d'une vidéo truffée d'insultes contre la Cour suprême, notamment le juge Alexandre de Moraes, une des cibles préférées des bolsonaristes.
Morceau choisi: "Il faudrait que le peuple entre dans la Cour suprême, prenne Moraes par le cou et enfonce son crâne d'oeuf dans une poubelle".
Peu après la mise en ligne de cette vidéo, le juge Moraes avait ordonné l'arrestation du député, qui a ensuite été assigné à résidence, puis remis en liberté en l'attente de son jugement.
Mais Daniel Silveira avait encore fait parler de lui en mars dernier, en se barricadant dans son bureau du Parlement pour éviter la pose d'un bracelet électronique.
En tant que policier, il était déjà loin d'être l'agent modèle: en six ans de carrière, il a accumulé selon la presse brésilienne plus de 60 sanctions pour insubordination ou mauvaise conduite.
Malgré ce lourd passif, ce natif de Petropolis, ville montagneuse située à 60 km de Rio, a été érigé par les bolsonaristes au rang de martyr de la liberté d'expression.
- "Coup de marketing" -
"Auparavant, on libérait des délinquants et personne ne se plaignait. Moi, je libère des innocents", a lancé le chef de l'Etat pour justifier sa grâce présidentielle.
Lors d'une cérémonie au palais de Planalto, Daniel Silveira a posé tout sourire, brandissant comme un trophée la copie du décret de grâce.
En prenant cette décision controversée, le président d'extrême droite a engagé un nouveau bras de fer avec la Cour suprême, qui a ouvert plusieurs enquêtes contre lui, notamment pour dissémination de fausses informations.
La haute cour ne s'est toujours pas prononcée sur le cas Silveira depuis que le député a été gracié, en dépit des nombreux recours présentés par l'opposition.
Pour André César, cette grâce est avant tout "un coup de marketing" pour remobiliser les partisans les plus extrémistes de Jair Bolsonaro, à cinq mois de la présidentielle.
Avec ses multiples provocations, le président est passé maître dans l'art de "détourner l'attention des vrais problèmes du pays, comme le Covid il y a quelques mois et la situation économique calamiteuse aujourd'hui", renchérit Paulo Calmon, politologue de l'Université de Brasilia.
T.Bondarenko--BTB