-
Législatives : les députés italiens approuvent l'instauration de la proportionnelle
-
Margaret Hamilton, mère du système informatique du programme Apollo, est morte
-
Le Nobel de littérature récompense l'oeuvre "audacieuse et inventive" de la Canadienne Anne Carson
-
Ethiopie: frappes de drones contre des forces érythréennes déployées dans le nord du Tigré
-
Pologne: une nouvelle attaque au couteau dans une école fait un mort et deux blessés
-
Etats-Unis: l'aile gauche démocrate aborde revigorée les élections
-
Agriculture: les nouvelles annonces, avec des prêts à taux zéro, divisent les syndicats
-
Ukraine : une bombe russe contre deux bus fait au moins 30 morts dans l'Est
-
"Je ne sais plus qui croire": en Sibérie, au coeur de la rumeur de la peste
-
Taïwan annonce des exportations record grâce à l'IA
-
Le commissaire européen au Commerce en Chine pour "rééquilibrer un déficit insoutenable"
-
Pakistan: rouge, vert, ferveur et colère dans la marche pour Imran Khan
-
Lycées: les cours reprennent mais des blocages subsistent avant des manifestations cet après-midi
-
La start-up d'IA Manus lève plus de 500 millions de dollars
-
Russie : un centre de données d'un géant de la tech touché par une frappe ukrainienne
-
L'ambassadrice américaine en Grèce visée par des révélations embarrassantes
-
La Bourse de Paris ploie face à la hausse du pétrole, nouveau bond des taux d'emprunts
-
Tennis: un an après y avoir "touché les étoiles", Vacherot revient à Shanghai
-
Grève TotalEnergies : les expéditions de carburants bloquées dans plusieurs raffineries, selon la CGT
-
Sécheresse : la ministre de l'Agriculture annonce des prêts à taux zéro pour les agriculteurs
-
Israël réduit drastiquement la présence diplomatique britannique à Jerusalem-Est
-
Pyongyang exige du "respect" de la Corée du Sud si elle veut dialoguer
-
Les Bourses européennes débutent dans le rouge
-
Lycées: déçus par Matignon, les élèves appelés de nouveau à se mobiliser jeudi
-
Face au déclin des espèces, la tortue verte offre une lueur d'espoir
-
Climat : au Népal, le cri d'alarme du fils du premier vainqueur de l'Everest
-
Sortir du gaz sans augmenter les factures, pour les HLM, la difficile quête de la bonne formule
-
COP31 : les énergies fossiles dominent toujours, la transition difficile
-
Mayotte: la peur des expulsions éloigne les malades du VIH des soins
-
"Le soleil noir comme mes poumons": comment la corruption empoisonne en Albanie
-
Climat: des Européens sans illusions à la COP31
-
Espagne : la crise du logement, dossier brûlant des législatives anticipées
-
Dans l'Ohio, la cherté de la vie au coeur des préoccupations avant les élections
-
CAN-2025: Sénégal et Maroc rejouent leur finale face au TAS
-
Foot: Sénégal et Maroc se disputent la CAN-2025 devant le TAS
-
Mort de Margaret Hamilton, pionnière américaine en science de l'informatique et figure du programme Apollo
-
Christa Pike, condamnée réchappée d'une exécution aux États-Unis, a failli être débranchée
-
Samsung prévoit un bénéfice trimestriel vertigineux porté par le boom de l'IA
-
Nobel de littérature 2026 : une plume d'Amérique latine pressentie
-
Le Parlement italien vote sur la loi électorale, un test pour Meloni
-
Budget 2027 : tension sur les retraites dès les premiers débats
-
Objectif Terre pour Sophie Adenot
-
Mobilisation lycéennes: les lycéens appelés de nouveau à se mobiliser jeudi
-
"Plus jamais Bolsonaro": des milliers de manifestants avant le second tour au Brésil
-
Espagne: vive émotion après la mort de Maricarmen Abascal, symbole de la crise du logement
-
Attaque du 7 octobre: le chancelier allemand promet de lutter contre l'antisémitisme
-
Espagne: les syndicats appellent à la grève générale le 11 novembre, pour le logement et les salaires
-
Le commissaire européen au Commerce en Chine pour éviter l'escalade
-
Le chef du Pentagone visite un porte-avions revenu du Moyen-Orient après des tentatives de suicide à bord
-
Avec Nvidia, Microsoft veut muscler l'IA locale sur ses PC, mais au prix fort
Le cinéma soudanais pour faire sortir la guerre de l'indifférence
Le cinéma pour faire sortir la guerre au Soudan de l'indifférence: au Festival du film d'Assouan en Egypte, des réalisateurs et des acteurs soudanais témoignent du désespoir d'un peuple plongé dans des conflits sans fin.
"Il faut que nous parlions de nous et de nos problèmes passés sous silence, même via une simple production artistique", dit à l'AFP l'actrice soudanaise Eiman Yousif.
Un an de guerre sanglante entre généraux rivaux au Soudan ont mis à genoux ce pays du nord-est de l'Afrique, déjà l'un des plus pauvres avant la guerre.
Cinq courts-métrages soudanais sont présentés dans le cadre de la huitième édition du Festival du film de femmes d'Assouan, ville du sud égyptien à 300 kilomètres de la frontière soudanaise. Des acteurs et des réalisateurs soudanais de premier plan sont venus soutenir la production de leur pays.
Eiman Yousif est la révélation de "Goodbye Julia", le premier long-métrage soudanais présenté en 2023 en sélection officielle à Cannes.
Dans ce film, ayant pour trame de fond les événements ayant mené le Soudan du Sud à indépendance en 2011, l'actrice incarnait Mona, une chanteuse originaire du Nord ayant renoncé à sa carrière pour son mari.
"La sécession du sud a été un événement majeur et nous avons tous été atteints psychologiquement" par cette guerre, affirme l'actrice drapée dans une robe traditionnelle soudanaise blanche.
Au Soudan, l'industrie du cinéma a beaucoup souffert du régime conservateur, sécuritaire et liberticide de l'autocrate Omar el-Béchir renversé en 2019.
- Une production "résultat de souffrances" -
Sous ses trente ans de dictature de nombreux cinémas de la capitale Khartoum ou du reste du pays ont fermé leurs portes.
"On fait tout notre possible pour que la production cinématographique ne s'arrête pas à nouveau" dans un pays où "elle est le résultat de souffrances", explique à l'AFP le réalisateur soudanais Mohammed al-Tarifi en marge du festival.
Parmi les courts-métrages projetés à Assouan, "Une brique pour elles" du réalisateur Razan Mohamed raconte le destin sinueux de femmes déplacées en 2003 vers un camp de réfugiés pendant la guerre au Darfour.
"A l'heure où nous parlons, elles ont été déplacées pour une deuxième fois, on ne sait pas vers où", dit M. al-Tarifi.
Egalement à l'affiche, le film "Femmes de guerre" du réalisateur soudanais Al-Qadal Hassan qui traite de l'impact des guerres sur des femmes dans l'Etat du Nil Bleu (sud).
"Les guerres et les crises épuisent" mais elles sont aussi sources de "rêves et de nouvelles idées", dit Eiman Yousif.
Un an de guerre a dévasté le Soudan et fait des milliers de morts. Elle a aussi jeté plus de deux millions de Soudanais sur les routes de l'exil, dont 500.000 ont choisi l'Egypte.
"La diaspora génère de la créativité et la présence soudanaise au Caire s'accompagne d'un mouvement artistique très actif qui va permettre à davantage de productions de voir le jour", poursuit M. Tarifi.
Dans un Soudan avide de changements, un nouveau cinéma nourri par la révolution qui a chassé du pouvoir Omar el-Béchir a émergé.
En tête de ceux-ci, "Tu mourras à 20 ans", réalisé par Amjad Abou Alala, a été le premier film soudanais sélectionné aux Oscars et le premier à être diffusé sur la plateforme en ligne Netflix après avoir raflé plusieurs récompenses internationales, dont à la Mostra de Venise.
Dans ce long-métrage, un mystique soufi prédit la mort à 20 ans du protagoniste Muzamil, qui vit dans l'inquiétude, jusqu'à sa rencontre avec un vieux réalisateur misanthrope qui l'initie à l'hédonisme.
Un hymne à la liberté questionnant le rigorisme religieux, fait impensable il y a encore quelques années dans ce pays très majoritairement musulman.
Même si les salles de cinéma sont rares au Soudan, pour Eiman Youssif "il suffit d'un projecteur et d'un mur blanc pour montrer des films aux gens. Le plus important, c'est de regarder".
A.Zbinden--VB