-
Une victoire de LFI en 2027 ferait "fuir" le président du Medef
-
Crimes contre l'environnement: 233 arrestations en Amérique latine (Interpol)
-
Mondiaux de judo: le pari d'Agbégnénou se conclut sans médaille
-
Wall Street ouvre en baisse, les taux flambent à nouveau
-
Le FMI prêt à agir face au choc El Niño et vigilant sur le boom de l'IA (entretien à l'AFP)
-
Le torchon brûle toujours entre Cristiano Ronaldo et son sélectionneur
-
Mondiaux de judo: pas de médaille pour Clarisse Agbégnénou, battue en repêchages
-
Le prix Nobel de physique, un pionnier de l'IA qui voulait "gagner le Tour de France"
-
A Athènes, Marco Rubio doit mettre en garde contre le déclin occidental
-
Sécheresse : 94.000 personnes privées d'eau du robinet en France
-
Boissons énergisantes : des parlementaires demandent l'interdiction de vente aux moins de 16 ans
-
Meublés touristiques : Marseille affiche ses succès contre la "dérive Airbnb"
-
A la pré-COP, le combat "personnel" d'une ministre des Fidji pour faciliter les financements
-
Une vendange 2026 historiquement basse, contrastée régionalement
-
Le Nobel de chimie à un duo franco-japonais pour une découverte clé dans le développement de médicaments
-
Japon: les militaires américains soumis à un couvre-feu à Okinawa après le meurtre d'une femme
-
Fatalité ou négligences ? Au procès Maradona, l'heure des réquisitions et plaidoiries
-
Spotify étend son offre de livres audio à plus de 180 pays
-
Etats-Unis: la condamnée ayant survécu à son exécution est consciente et parle
-
Colère des lycéens: le gouvernement joue l'apaisement avant une nouvelle journée de mobilisation jeudi
-
Ukraine : au moins 15 morts dans de nouvelles frappes russes
-
Le pilote finlandais de F1 Bottas pédale à vélo de la Malaisie à Singapour
-
Spotify étend son offre de livres audio à plus de 180 marchés
-
La vendange 2026 revue légèrement à la hausse, toujours historiquement basse
-
"La terre et le sang", série corse sur le refus de céder à la vengeance
-
Ukraine: au moins 11 morts dans de nouvelles frappes russes
-
Les Houthis revendiquent de nouvelles attaques sur l'aéroport de Ryad
-
Taïwan : les salariés d'une usine Micron votent pour une grève
-
La Bourse de Paris recule face à la remontée du pétrole, nouveau bond des taux d'emprunt
-
Russie: 20 ans après son assassinat, l'héritage "nécessaire" d'Anna Politkovskaïa
-
Plongée dans un appartement "bouilloire" par 50°C, l'expérience immersive de la Fondation pour le logement
-
L'Australie toujours accro au charbon malgré ses objectifs climatiques
-
Le Bangladesh attend avec impatience ses premiers kilowatts d'électricité nucléaire
-
Taïwan : les salariés d'une usine Micron votent pour une grève (syndicat)
-
Colère des lycéens: reprise partielle des cours au lendemain d'une mobilisation massive
-
Soupçon de peste en Russie : les Etats-Unis réclament officiellement de la transparence
-
Le FMI appelle à coopérer sur l'IA, face au choc énergétique et aux dettes publiques
-
Puces : appels pour que Séoul reconnaisse des cancers comme maladie professionnelle
-
Rubio en Grèce pour appeler à défendre la civilisation occidentale
-
L'Assemblée ouvre le dossier budget, dans un climat économique et social pesant
-
Déficience mentale: en Côte d'Ivoire, un refuge à vie contre le rejet de la société
-
Sánchez, Feijóo, Abascal: les trois principaux protagonistes des législatives espagnoles
-
Comment l'Union européenne encadre le lobbying
-
Retour sur Terre imminent pour Sophie Adenot
-
Mort à 102 ans d'Eva Marie Saint, star de "Sur les quais" et "La mort aux trousses"
-
Bab El Mandeb, Suez, Taïwan : le commerce mondial de plus en plus dépendant des soubresauts de la géographie maritime
-
A Moscou, l'histoire du Goulag laisse place à celle du "génocide du peuple soviétique"
-
Les polluants éternels au cœur d'une bataille acharnée des lobbies à Bruxelles
-
Dans le Grand Sud malgache déjà affamé, El Niño fait craindre une disette de l'ampleur de 2021
-
Un condamné en instance d'exécution aux Etats-Unis une semaine après l'échec de celle de Christa Pike
Un premier bateau chargé de vivres au large de Gaza
Un premier bateau chargé de vivres pour la population affamée par plus de cinq mois de guerre est attendu vendredi dans la bande de Gaza, au moment où les Palestiniens célèbrent sous tension la première grande prière depuis le début du ramadan.
Le bateau de l'ONG espagnole Open Arms, remorquant une barge chargée de 200 tonnes de vivres, était visible vendredi matin au large de la ville de Gaza, dans le nord du territoire, selon un journaliste de l'AFP.
Ce bateau ouvre une voie maritime depuis Chypre vers le territoire assiégé depuis le début de la guerre, le 7 octobre, entre Israël et le Hamas.
L'ONU redoute une famine généralisée dans la bande de Gaza, notamment dans le nord, difficilement accessible, où vivent actuellement plus de 300.000 personnes.
Ces tirs ont fait au moins 20 morts et 155 blessés, selon le ministère de la Santé du Hamas.
L'armée israélienne a affirmé ne pas avoir "attaqué" des Palestiniens "à un point de distribution d'aide" et précisé "analyser l'incident avec sérieux", mais sans détailler sa version des faits.
"Il y a eu des tirs directs des forces d'occupation sur des gens rassemblés au rond-point +Koweït+ pour attendre l'arrivée de camions avec de la nourriture", a raconté à l'AFP le docteur Mohammed Ghurab, directeur des services d'urgence de l'hôpital al-Chifa.
Sur place, un correspondant de l'AFP a vu de nombreuses ambulances avec des dépouilles et des blessés.
- 300.000 repas -
Une course contre la montre est engagée pendant ce temps pour tenter d'acheminer davantage d'aide humanitaire dans le territoire palestinien.
L'aide par voie terrestre arrive principalement depuis l'Egypte via le poste-frontière de Rafah, dans le sud, après avoir été inspectée par Israël, mais reste très insuffisante face aux besoins immenses des 2,4 millions d'habitants du territoire.
Face à l'urgence humanitaire, plusieurs pays ont décidé de diversifier les voies d'acheminement de l'aide en organisant des parachutages ou un couloir maritime depuis Chypre.
Parti mardi de Chypre, le bateau d'Open Arms transporte 300.000 repas préparés par l'ONG américaine World Central Kitchen.
"Nous savons tous que ce n'est pas suffisant (...), c'est pourquoi nous devons ouvrir ce couloir avec un flux continu de bateaux", a déclaré jeudi à l'AFP la présidente de WCK, Erin Gore.
Une équipe de WCK présente à Gaza depuis le début de la guerre a construit une jetée flottante où seront débarquées les cargaisons destinées à la population du nord du territoire.
"Nous espérons décharger l'aide dès qu'il sera possible de s'amarrer, mais de nombreux facteurs jouent dans cette opération compliquée", a ajouté Mme Gore dont l'ONG a indiqué affréter un second navire avec "des centaines de tonnes" de vivres.
- "Affamé et épuisé" -
Dans le nord de la bande de Gaza, les habitants scrutent quotidiennement le ciel dans l'attente d'un parachutage, mais les quantités larguées sont limitées. Dès que les parachutes s'approchent du sol, ils se précipitent au milieu des ruines, en espérant récupérer un sac de nourriture.
"Depuis que la guerre a commencé et que les gens se sont déplacés vers le sud, nous n'avons pas reçu d'aide. Nous errons depuis tôt le matin dans l'espoir qu'un avion largue des parachutes au-dessus de nous", a raconté à l'AFP un déplacé, Mokhles al-Masry, un sac de farine sur les épaules, à Beit Lahia. "Tout le peuple est affamé et épuisé", a-t-il ajouté.
La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort d'au moins 1.160 personnes, la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles israéliennes.
Selon Israël, environ 250 personnes ont été enlevées ce jour-là et 130 d'entre elles sont toujours otages à Gaza, dont 32 seraient mortes.
En représailles, Israël a promis d'anéantir le mouvement islamiste, au pouvoir à Gaza depuis 2007, qu'il considère comme une organisation terroriste de même que les Etats-Unis et l'Union européenne. Son armée a lancé une offensive qui a fait jusqu'à présent 31.341 morts dans la bande de Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.
Des dizaines de frappes ont visé le territoire pendant la nuit, notamment la ville de Gaza, Khan Younès dans le sud ainsi que le centre, selon les autorités du Hamas. Des témoins ont signalé des combats à Khan Younès et dans le quartier de Zeitoun à Gaza-ville.
La guerre a aussi envenimé les tensions dans les Territoires palestiniens occupés par Israël.
A Jérusalem, des milliers de membres des forces de l'ordre sont déployés vendredi pour la première grande prière sur l'esplanade des Mosquées depuis le début du ramadan le 11 mars, par craintes de débordements.
Les Etats-Unis, l'Egypte et le Qatar, les trois pays médiateurs, ne sont pas parvenus à arracher un accord de trêve assorti à des libérations d'otages à Gaza comme ils l'espéraient avant le début du ramadan.
Une source au sein du Hamas a indiqué à l'AFP que le mouvement islamiste avait présenté aux médiateurs égyptiens et qataris une position faisant preuve de "flexibilité" quant à un échange d'otages contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël. Le Hamas demande en outre le retrait des forces israéliennes de "toutes les zones peuplées" de Gaza, a ajouté cette source.
Jeudi soir, le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a jugé "irréalistes" les demandes du Hamas.
Pour vaincre totalement le Hamas, M. Netanyahu a annoncé une offensive prochaine contre la ville de Rafah, collée contre la frontière fermée avec l'Egypte, où sont massés, selon l'ONU, environ un million et demi de Palestiniens.
E.Gasser--VB