-
US Open: Zverev face à Shelton et à ses démons de 2020
-
Népal: un miraculé raconte comment il a survécu en buvant de l'eau boueuse dans un tunnel
-
ستاندرد آند بورز تثبت تصنيف السعودية عند A+
-
الأرصاد السعودية تتوقع سيولاً وأمطاراً رعدية في خمس مناطق
-
دول عربية ومنظمات تدين استهداف خط أنابيب في السعودية
-
Boxe: Garcia conserve sa ceinture WBC des welters en dominant Benn dès le 2e round
-
Tennis: Elena Rybakina, une force tranquille et impénétrable
-
Rugby: l'Afrique du Sud met les All Blacks à ses pieds
-
US Open: Rybakina nouvelle reine de New York et du circuit
-
Yémen: les Houthis disent avoir attaqué une base militaire en Arabie saoudite
-
Deux jours de grève à Radio France pour contrer l'arrivée d'un responsable de Valeurs actuelles
-
Trump en Irlande, le président cède la place au promoteur-golfeur
-
La gauche ou des ministres d'extrême droite? Scrutin à suspense en Suède
-
"Je vais bien": Céline Dion renaît sur scène après six ans d'absence
-
Top 14: Pau et Lyon en tête, victoire de La Rochelle à Toulon
-
Espagne: le Real Madrid se reprend en corrigeant le Rayo Vallecano, Mbappé double buteur
-
Ligue 1: le Paris FC bute sur Lyon (0-0) et laisse Monaco seul en tête
-
Basket: les Bleues s'offre une 1re finale mondiale et une revanche contre les Américaines
-
Le Sénégal accueille la flamme olympique des Jeux de la Jeunesse
-
Athlétisme: Jefferson-Wooden patronne du 100 m, Werro déroule à Budapest
-
La Mostra de Venise récompense "Woman Unknown" et remet les femmes en haut de l'affiche
-
"C'était une promesse": Céline Dion, bouleversée, retrouve la scène après six ans d'absence
-
Le palmarès de la 83e Mostra de Venise
-
John Malkovich, un acteur singulier à la carrière éclectique
-
Basket: Gabby Williams, capitaine sereine des Bleues en mission au Mondial
-
Allemagne: des dizaines de milliers de personnes manifestent contre l'extrême droite
-
Angleterre: des centaines de manifestants anti-migrants défilent à Portsmouth
-
Tour d'Espagne: la résurrection de Mikel Landa, Enric Mas touche au but
-
Women XV World Séries: les Bleues subissent la loi des Néo-Zélandaises
-
Le patron d'Anthropic veut ralentir sur l'IA, Musk et Altman le soutiennent
-
Zelensky prêt à rencontrer Poutine au G20 à Miami, le Kremlin refuse
-
"Encore un soir": Céline Dion s'apprête à remonter sur scène, devant des fans bouillants
-
Top 14: Pau et Lyon enchaînent et prennent la tête
-
Ouganda: derniers hommages au "plus jeune roi" du monde, la succession en toile de fond
-
Basket: les Bleues écartent l'hôte allemand pour s'offrir une première finale mondiale
-
Top 14: Gourgues, "se renouveler pour continuer à mettre le désordre"
-
Trump crée la surprise en plaidant pour une Irlande "unifiée"
-
F1: Lando Norris partira en pole position lors du Grand Prix d'Espagne
-
F1: McLaren "progresse très bien" en vue de 2027, dit son directeur technique à l'AFP
-
Le patron d'Anthropic appelle à ralentir la vitesse de développement de l'IA
-
Capgemini vend sa filiale critiquée pour son contrat avec la police américaine de l'immigration
-
Incendie sur un ferry aux Philippines : au moins 76 morts
-
A Dublin, Trump crée la surprise en plaidant pour une Irlande "unifiée"
-
"Encore un soir": Céline Dion à quelques heures de son grand retour sur scène
-
Le conseil de surveillance de Meta demande de ne pas remplacer le fact-checking par les notes de contexte
-
Trump, de manière inattendue, plaide pour une Irlande "unifiée"
-
Ukraine: quatre morts dans des frappes russes nocturnes, dont deux dans une usine ArcelorMittal
-
Alerte sécheresse "renforcée" pour la Garonne, nouvelles restrictions d'usage de l'eau
-
Perché dans les mélèzes, pour inventer la forêt de demain
-
Meta: le conseil de surveillance demande de ne pas remplacer le fact-checking par les notes de contexte
Pakistan: Imran Khan accepte le jugement de la Cour suprême, mais dénonce encore une conspiration
Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, a dit vendredi avoir accepté le jugement de la Cour suprême qui devrait lui valoir d'être renversé par une motion de censure, tout en continuant à dénoncer une conspiration ourdie par les Etats-Unis.
L'Assemblée nationale se réunira samedi pour décider du sort de l'ancien joueur vedette de cricket, au pouvoir depuis 2018. Selon toute vraisemblance, il devrait perdre la confiance des députés, l'opposition ayant déjà annoncé posséder la majorité.
"Je suis déçu par la décision de la Cour suprême, mais je veux dire clairement que je respecte la Cour et le système judiciaire pakistanais", a-t-il déclaré en ouverture d'un discours décousu de 40 minutes qui l'a aussi vu s'en prendre aux deux grands partis d'opposition, la Ligue musulmane du Pakistan (PML-N) et le Parti du peuple pakistanais (PPP), qui se sont partagé le pouvoir, avec l'armée, pendant des décennies et sont désormais unis.
"J'accepte le jugement de la Cour", a-t-il ajouté, tout en regrettant que la plus haute instance judiciaire du pays n'ait pas pris en compte ses accusations d'''ingérence" portées à l'encontre des Etats-Unis, auxquels il reproche d'avoir chercher à le renverser avec la complicité de l'opposition.
A l'en croire, les Etats-Unis, déjà offusqués par ses critiques répétées à l'encontre de la politique américaine en Irak ou en Afghanistan, ont été ulcérés par sa visite à Moscou le jour même du déclenchement de la guerre en Ukraine. Washington a nié toute implication.
"En aucun cas je n'accepterai ce gouvernement importé", a-t-il repris, reconnaissant implicitement avoir déjà perdu la partie. Il a appelé les sympathisants de son parti, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI, Mouvement du Pakistan pour la justice), à manifester dans le calme dimanche.
- L'opposition euphorique -
Imran Khan pensait avoir réussi un coup politique de premier ordre dimanche, en obtenant que la motion de censure ne soit pas soumise au vote et que l'Assemblée soit dissoute, ce qui ouvrait la voie à des élections anticipées sous trois mois.
Mais dans une décision qui devrait faire date, la Cour suprême a considéré jeudi que cette manoeuvre orchestrée par le Premier ministre et ses alliés était inconstitutionnelle. Elle a annulé la dissolution et ordonné à l'Assemblée de se prononcer sur la motion de censure dès samedi.
Imran Khan, 69 ans, dont les opposants n'ont cessé de dénoncer la mauvaise gestion de l'économie et des maladresses en politique étrangère, paraît condamné. L'opposition a déjà annoncé avoir rallié suffisamment de voix pour faire voter la défiance.
Totalement prise de court dimanche par le subterfuge du camp gouvernemental, elle était euphorique jeudi soir après l'annonce de la Cour.
"Cette décision a sauvé le Pakistan et sa Constitution", a réagi le chef de l'opposition à l'Assemblée, Shehbaz Sharif, leader de la PML-N, et pressenti pour devenir Premier ministre si la motion de censure est approuvée.
"La démocratie est la meilleure revanche", a également savouré Bilawal Zardari Bhutto, le fils de l'ancienne Première ministre assassinée Benazir Bhutto et chef du PPP.
- L'armée silencieuse -
Imran Khan s'était fait élire en 2018 en profitant de la lassitude des électeurs à l'égard du PPP et de la PML-N, deux partis organisés autour de grandes dynasties familiales qui ont dominé la vie politique nationale pendant des décennies, mais devenus le symbole de la corruption des élites.
Les réformes sociales entreprises par M. Khan, dont les retombées sont contestées, et sa popularité auprès des Pakistanais pour avoir mené le pays à sa seule victoire en Coupe du monde de cricket en 1992, n'ont pas suffi face à la dégradation de la situation économique.
L'inflation (10% en 2021), la forte dépréciation de la roupie (moins 18% depuis juillet) et le creusement de la dette ont rendu sa position vulnérable.
La victoire très probable samedi de l'opposition ouvrirait la voie à un possible retour au pays de Nawaz Sharif, trois fois Premier ministre. Il avait été destitué en 2017 pour corruption présumée et emprisonné, puis libéré sous caution en octobre 2019 pour raisons médicales. Il vit depuis en exil au Royaume-Uni.
Son frère cadet Shehbaz apparaît comme le dirigeant d'opposition le plus compatible avec les intérêts de la toute puissante armée, qui avait été accusée de soutenir Imran Khan en 2018 et silencieuse ces derniers jours.
Le Pakistan, une république islamique de 220 millions d'habitants dotée de l'arme nucléaire, a connu quatre putschs militaires réussis et passé plus de trois décennies sous un régime militaire depuis son indépendance en 1947.
M.Odermatt--BTB