-
Présidentielle au Brésil : Flavio Bolsonaro sous le coup d'une enquête pour corruption
-
La Bourse de Paris termine en hausse, le "spread" franco-allemand au plus haut depuis 2012
-
Les Emirats ont utilisé l'IA pour cibler des experts de l'ONU sur le Soudan, selon Anthropic
-
Toujours trop d'inflation aux États-Unis, une hausse des taux de la Fed se profile
-
Bercy détaille ses nouvelles coupes budgétaires, en attendant les prochaines
-
Spatial: l'Américain Vast mise sur l'Europe pour briser le monopole d'Elon Musk
-
Les Houthis du Yémen s'emparent du stratégique détroit de Bab el-Mandeb
-
"Impossible de lancer le ballon": quand la tête parasite le mouvement
-
Un quart de siècle après, l'Amérique commémore le 11-Septembre
-
Philippines : 30 corps découverts à bord de l'épave d'un ferry
-
Wall Street repart en avant, peu impressionnée par l'inflation américaine
-
En Inde, Poutine et Pezeshkian ouvrent les échanges des dirigeants des Brics
-
La plus grande aciérie d'Italie condamnée à fermer ses hauts-fourneaux
-
Norvège: la soeur du roi Harald meurt deux semaines après son frère
-
Duralex: trois candidats repreneurs confirmés à la clôture des offres
-
Un quart de siècle après, New York commémore le 11-Septembre
-
Mondial féminin de basket: "MJ" Johannès, joker épanouie
-
Grèce: nager avec de petits cochons noirs en mer Ionienne
-
Bourgogne : une petite ville victime de 269.000 cyberattaques
-
Travailleurs des plateformes: la directive européenne ne pourra être transposée dans les temps (Farandou à l'AFP)
-
Le gouvernement français abaisse encore sa prévision de croissance et appelle à un budget rapide
-
Technologies apocalyptiques: l'IA pourrait-elle tous nous tuer ?
-
Mondiaux de cyclisme: Paul Seixas, leader maximo de la France
-
La jeunesse ivoirienne s'entiche du biama, danse frénétique des quartiers populaires
-
L'inaction en matière climatique risque d'avoir un coût majeur sur le PIB, prévient Bercy
-
L'Italienne Emma Bonino, figure du féminisme, est morte
-
Polémique après la suppression par France Télévisions du replay de propos d'Adèle Haenel sur Israël
-
En Suède, dernier sprint de campagne avant des législatives serrées
-
Enquête élargie sur les risques d'une carrière d'Imerys accusée de pollution
-
La Bourse de Paris prend un peu de hauteur avant l'inflation américaine
-
Poutine et Pezeshkian en Inde pour le sommet des Brics, à l'épreuve des conflits de la planète
-
Espagne: Pedro Sánchez va-t-il réussir à surmonter la crise de Ceuta?
-
Pyongyang soigne son entrée aux Jeux asiatiques au Japon
-
BFMTV : passe d'armes entre Mabrouk et deux syndicats qui l'accusent de complaisance avec l'extrême droite
-
Vance, Rubio ou un autre? A Dallas, quand les trumpistes envisagent l'après
-
Trains à batterie: Alstom décroche un contrat de 1,2 milliard d'euros au Royaume-Uni
-
"Pour que tu m'aimes encore" et "Notre Père": ces grands événements qui vont doper le tourisme en France
-
La croissance britannique soutenue par l'IA en juillet, coup de pouce pour le gouvernement
-
Athlétisme: Femke Broeders-Bol en quête d'une première grande victoire sur 800 m
-
L’Indonésie va rapatrier des bébés orangs-outans qui auraient été victimes de trafic vers l’Inde
-
Prix de l'énergie: Roussel (PCF) appelle à "se mobiliser sur les ronds-points"
-
Politique ou religion: pourquoi des nations du Pacifique installent leurs ambassades à Jérusalem
-
Les Bourses européennes naviguent en hausse dans un contexte agité
-
Derrière l'impuissance des politiques sur le pouvoir d'achat, une colère sourde
-
Captures de dauphins: un nouveau mois sans pêche début 2027 dans le golfe de Gascogne
-
Grands électeurs, scrutin majoritaire ou proportionnel... Le mode d'emploi des élections sénatoriales
-
Des chercheurs entrevoient une "révolution" des prévisions grâce à l'IA et aux données climatiques
-
A Bruxelles, la rentrée XXL des lobbyistes
-
De la Big Tech à la chimie, les principaux lobbies à Bruxelles
-
"Ça devrait inquiéter chaque ministre des Finances": la surchauffe des océans, l'autre menace
Les Malouines, à jamais dans le coeur et les demandes des Argentins
Dans la Constitution, les livres scolaires, sur des fresques, tatouées sur la peau... Les îles Malouines, au centre d'un conflit avec la Grande-Bretagne en 1982, hantent la politique et le coeur de l'Argentine, à la fois totem et ciment sur lesquels le temps n'a pas de prise.
"La récupération desdits territoires et le plein exercice de la souveraineté (...) constituent un objectif permanent et inaliénable du peuple argentin". La Constitution argentine de 1994 est sans ambiguïté sur ce que représente la question de l'archipel de l'Atlantique Sud dans le pays sud-américain : une politique d'Etat.
"Les Malouines argentines ! Crie le vent et rugit la mer..." Le 2 avril, comme chaque année pour le jour des "Anciens combattants et des tombés aux Malouines", des écoliers chanteront la "Marche des Malouines", hymne officiel de la revendication des îles, composé en 1941, et qui déjà évoque "la perle australe perdue" depuis une occupation anglaise en 1833.
Car dans le temps comme dans l'espace, ces 12.000 km2 battus par les vents à 400 km de la plus proche côte argentine, sont un peu partout dans le pays.
Au détour de rues à Buenos Aires où maintes fresques représentent les îles, souvent peintes de l'azur et blanc du drapeau national, avec un défiant "Volveremos !" (Nous reviendrons).
Sur des panneaux de signalisation routière, peu importe la province, où il n'est pas rare, aux côtés de la distance des villes proches, de trouver la mention "Malouines argentines = X km".
Des centaines de rues, stades de football et même le billet national de 50 pesos, portent le nom de "Malouines argentines".
- Eléphants de mer -
"L'Argentine est un pays complexe avec, politiquement, de nombreuses fractures. Il y a peu de sujets qui sauvent le collectif. Mais les Malouines, c'est le sauvetage du collectif, c'est comme l'équipe nationale de football", résume Edgardo Esteban, directeur du Musée des Malouines à Buenos Aires. "Nous sentons tous cette appartenance".
Un sondage de 2021, sur un vaste échantillon de 5.000 personnes, a montré que plus de 81% des Argentins pensent que le pays doit continuer à réclamer la souveraineté sur les îles, et 10% qu'il faut cesser.
De facto, les gouvernements successifs n'ont jamais cessé de le faire, quoi qu'avec des approches distinctes. Longtemps via l'ONU où dès 1965 une résolution a reconnu un différend de souveraineté entre l'Argentine et le Royaume-uni et enjoint les deux pays à trouver une solution négociée.
L'aventure militaire de 1982 lancée par la dictature -- où 649 Argentins et 255 Britanniques ont été tués -- a balayé cette voie diplomatique multilatérale et suscité une incompréhension mondiale sur le sentiment argentin.
"Ce qu'ils n'ont pas compris en Europe, c'est comment le peuple a pu acclamer les dictateurs" après la prise des Malouines, se désolait récemment le Nobel de la Paix (1980) Adolfo Perez Esquivel. "C'était très dur d'expliquer que les Malouines étaient une revendication nationale et non un soutien à la dictature militaire".
Sur la Place de Mai à Buenos Aires, les célèbres "Mères" de disparus sous la dictature, dans leur ronde de douleur et défi, portaient à l'époque des pancartes clamant "Les Malouines sont argentines, les disparus aussi".
Après la guerre, la politique argentine a été un temps "démalouinisée", avec notamment la reprise des relations avec Londres en 1989. Puis le discours a été plus ou moins aigu sur la souveraineté en fonction des présidences : davantage sous les péronistes Kirchner que sous le libéral Maurico Macri.
Au Musée des Malouines, créé en 2014, on assume de nourrir le narratif sur les îles pour les générations futures "parce qu'on ne parle bien que de ce qu'on connaît", explique son directeur Edgardo Esteban. "Or depuis 1982, le discours sur les Malouines est resté prisonnier des séquelles de la guerre. Mais elle n'est qu'un moment, d'une longue histoire d'appartenance", dit-il.
Si le musée évoque bien sûr le conflit, il parle "d'unité géologique", de "plateau maritime continental", de présence scientifique pionnière de l'Argentine, avec la première base en Antarctique dès 1946. Et même d'éléphants de mer qui ont été tracés faisant l'aller-retour entre les Malouines et le continent, leur deux "chez eux".
F.Pavlenko--BTB