-
Poutine et Pezeshkian en Inde pour le sommet des Brics, à l'épreuve des conflits de la planète
-
Espagne: Pedro Sánchez va-t-il réussir à surmonter la crise de Ceuta?
-
Pyongyang soigne son entrée aux Jeux asiatiques au Japon
-
BFMTV : passe d'armes entre Mabrouk et deux syndicats qui l'accusent de complaisance avec l'extrême droite
-
Vance, Rubio ou un autre? A Dallas, quand les trumpistes envisagent l'après
-
Trains à batterie: Alstom décroche un contrat de 1,2 milliard d'euros au Royaume-Uni
-
"Pour que tu m'aimes encore" et "Notre Père": ces grands événements qui vont doper le tourisme en France
-
La croissance britannique soutenue par l'IA en juillet, coup de pouce pour le gouvernement
-
Athlétisme: Femke Broeders-Bol en quête d'une première grande victoire sur 800 m
-
L’Indonésie va rapatrier des bébés orangs-outans qui auraient été victimes de trafic vers l’Inde
-
Prix de l'énergie: Roussel (PCF) appelle à "se mobiliser sur les ronds-points"
-
Politique ou religion: pourquoi des nations du Pacifique installent leurs ambassades à Jérusalem
-
Les Bourses européennes naviguent en hausse dans un contexte agité
-
Derrière l'impuissance des politiques sur le pouvoir d'achat, une colère sourde
-
Captures de dauphins: un nouveau mois sans pêche début 2027 dans le golfe de Gascogne
-
Grands électeurs, scrutin majoritaire ou proportionnel... Le mode d'emploi des élections sénatoriales
-
Des chercheurs entrevoient une "révolution" des prévisions grâce à l'IA et aux données climatiques
-
A Bruxelles, la rentrée XXL des lobbyistes
-
De la Big Tech à la chimie, les principaux lobbies à Bruxelles
-
"Ça devrait inquiéter chaque ministre des Finances": la surchauffe des océans, l'autre menace
-
Canicules, orages: "l'été le plus chaud" va forcer l'adaptation du train
-
Qui sont les militants de la mémoire de Tiananmen jugés à Hong Kong ?
-
Suède : ultimes débats avant des législatives très serrées
-
US Open: Zverev retrouve une vieille connaissance, show à l'américaine entre Shelton et Tiafoe
-
F1: Antonelli veut enfoncer le clou sur le nouveau circuit de Madrid
-
Cyclisme: Seixas de retour aux affaires au Canada
-
L1: l'OM face à ses limites avant Rennes, l'Europe et le PSG
-
Ligue 1: Le PSG doit se réveiller, Marseille déjà sous pression
-
US Open: Sabalenka retrouve Rybakina en finale, un choc au sommet
-
Hong Kong: des militants de la mémoire de Tiananmen condamnés à entre 5 et 7 ans de prison
-
US Open: Sabalenka encore en finale, contre Rybakina ou Gauff
-
Elon Musk menace de poursuites les producteurs d'un documentaire qui lui est consacré
-
Poutine en Inde pour le sommet des Brics, au révélateur des conflits de la planète
-
Aux Etats-Unis, un rapport sur l'inflation au potentiel explosif
-
Ligue des champions: dans "un match de fou", Lens a montré "un super caractère" (Toppmöller)
-
New York commémore le 11-Septembre, sans Donald Trump
-
Israël déclenche un mini-séisme en dynamitant des tunnels du Hezbollah au Liban
-
Ligue des champions: Lens s'offre le Slavia Prague sur le fil
-
Ligue des champions: le Bayern, avec un doublé d'Olise, tout en maîtrise contre Bodoe/Glimt
-
Wall Street subit le contrecoup de la flambée des prix du pétrole
-
En Cisjordanie, un vigneron israélien déterminé à rester malgré les sanctions
-
Face à la chaleur, les vendanges de nuit gagnent du terrain dans le sud du Portugal
-
Le Canada va produire des drones pour Kiev et lui fournir des moyens de défense antiaérienne
-
L'extension du conflit au Moyen-Orient propulse le pétrole, les prix à la pompe suivent
-
Ceuta : le Maroc affirme qu'aucun élément ne permet de l'impliquer et refuse d'être "un bouc émissaire"
-
Charles Sapin : les syndicats de France Télévisions refusent les "passerelles avec les médias d'extrême droite"
-
RDC: au moins 14 écoliers tués après un incendie dans l'est
-
Le chèque de Trump aux Américains, une promesse à mille milliards de dollars
-
Mondial féminin: les Bleues à pas de géantes en demi-finales
-
Secrets de GTA VI: Rockstar face à ses salariés licenciés devant un tribunal de Glasgow
En Ukraine, les animaux prennent aussi les routes de l'exode
Un loup, un bouc, des hiboux, et bien sûr des chiens et des chats: à la "Maison pour les animaux secourus", à Lviv, on accueille désormais des animaux en tous genres. Tous ont été abandonnés par leurs maîtres qui ont fui l'Ukraine après l'invasion de la Russie.
Un loup aux yeux clairs rôde dans son enclos, Boris le bouc prend un bain de soleil en ces premiers jours de printemps, un groupe de hiboux observent, impassiblement alignés, la situation depuis leur perchoir ombragé.
Une dizaine de chats de Kiev sont logés dans un bâtiment annexe. Des chiens aboient depuis une grange, où des volontaires viennent les chercher pour les promener dans le parc situé à proximité.
"Les migrants qui viennent de Kharkiv, Kiev ou Mykolaïv partent à l'étranger en passant par Lviv. Ils sont nombreux à laisser leurs animaux", raconte Orest Zalypskiï, le gérant de ce refuge qui avant-guerre ne prenait que des animaux exotiques. "Cette guerre a renforcé notre engagement", dit cet homme de 24 ans.
Selon l'ONU, plus de 3,7 millions d'Ukrainiens ont fui le pays depuis le début de l'invasion russe le 24 février.
Plus de deux millions ont franchi la frontière vers la Pologne, où l'AFP a vu quantité de réfugiés emmener avec eux chiens, chats, perroquets ou encore tortues pour les mettre en sécurité.
Mais arrivés à Lviv, dernière étape avant la frontière polonaise à 70 kilomètres de là, certains se sentent incapables d'emmener leurs animaux plus loin.
- Animaux "stressés" -
Selon Orest Zalypskiï, son site a recueilli 1.500 animaux depuis le début du conflit, auprès de migrants mais aussi de refuges situés dans des "points chauds" dans l'est du pays.
Entre 10 et 20 animaux ont été récupérés à la gare de Lviv, dans le chaos des premiers jours de la guerre, où des passagers désespérés envahissaient les wagons et les quais.
"Nous n'avons pas de système organisé", dit le gérant du refuge. "Nous avons juste beaucoup de volontaires qui vont les chercher".
Un chien arrivé d'une région déchirée par la guerre dans l'est n'a pas quitté son enclos pendant deux semaines. Un chat, abandonné par son maître qui l'avait depuis sept ans, est complètement perdu.
"Nous avons été mordus et griffés", déclare Orest Zalypskiï. "Les animaux sont très stressés".
Les animaux abandonnés ici n'y font toutefois pas de vieux os. Environ 200 d'entre eux ont été adoptés par des habitants de Lviv, tandis que la plupart des autres ont été emmenés par des volontaires en Allemagne, en Lettonie ou en Lituanie.
Il n'y a actuellement aucun chat à adopter, ils sont tous sur le point de partir en Pologne.
Il n'est que midi, mais Zalypskiï a déjà signé sa troisième adoption de chien de la journée. Le refuge est envahi de couples, d'amis et de familles venus pour prendre des chiens pour leur balade du week-end.
"Les Ukrainiens adorent vraiment les animaux", dit Kateryna Tchernikova, 36 ans. "C'est dans leur ADN".
Avec son mari Igor et leur fille de quatre ans Solomiia, Katerina a fui Kiev une semaine avant que la guerre n'éclate.
La jeune famille et leurs deux cochons d'Inde Apelsinka et Limonadka (Orange et Limonade en français) vivent dans une relative sécurité à Lviv, restée relativement épargnée par les violences, même si des frappes ont blessé cinq personnes samedi.
En ce samedi matin, ils prennent en laisse deux chiens de chasse turbulents et franchissent les grilles de l'abri, sur lesquelles flotte un drapeau ukrainien.
"Nous ne sommes pas dans des conditions de guerre, mais c'est quand même très dur psychologiquement", confie Katerina. "Quand on se promène avec un chien, on a juste l'impression de vivre une vie normale".
M.Odermatt--BTB