-
Espagne: Sánchez convoque des élections anticipées après le rejet de ses mesures pour le logement
-
Japon: la Première ministre promet une relation stable avec la Chine, un "voisin important"
-
Ligue des nations: opération rachat pour les Bleus de Zidane
-
Thaïlande: 50 ans après un massacre, la jeunesse se bat toujours pour son droit au désaccord
-
Semaine cruciale pour éviter une guerre commerciale entre l'UE et la Chine
-
Les législatives américaines, un scrutin sous tension pour les agents électoraux en Géorgie
-
Immigration, port d'armes et changement climatique au programme de la Cour suprême américaine
-
Kirghizstan : sur les Routes de la soie, le mystère d'une cité engloutie
-
Cinq choses à savoir sur les prix Nobel
-
Flavio Bolsonaro, l'héritier qui défie Lula
-
Climat : les Fidji plaident pour une transition "juste" lors du sommet avant la COP31
-
Yémen : le président annonce une offensive pour reprendre l'ensemble du pays aux Houthis
-
Incident près d'une base anglaise : Washington retire ses bombardiers
-
Arctique: les Etats-Unis poursuivent leur offensive en dépêchant Rubio en Islande
-
Canada : le Québec vote, les indépendantistes favoris
-
La Cour suprême américaine sonde la responsabilité climatique des pétroliers
-
Des centaines de lycées toujours perturbés, avant un "acte III" mardi
-
Climat : les pays du Pacifique au premier plan lors du sommet avant la COP31
-
Les conservateurs britanniques résistent, malgré la concurrence sur leur droite
-
Les hormones de l'appétit favorites à l'ouverture de la saison des Nobel
-
Top 14: Montpellier se rassure et enfonce Toulon
-
Ligue des nations : match nul entre Irlande et Israël, qui a joué avec un brassard noir
-
Frappés par l'insécurité, les habitants d'une favela de Rio votent sans se faire d'illusion
-
Cyclisme : Evenepoel champion d'Europe à la photo-finish
-
Mondiaux de judo: deuxième podium mondial pour Boukli, bronzée à Bakou
-
Lycées: les cours suspendus lundi dans "400 à 500 établissements", avant "l'acte III"
-
ATP 500 de Pékin : un Djokovic renaissant renverse Zverev et se hisse en demies
-
Jay Clayton, le nouveau référent IA de Trump, un pragmatique qui plait aux patrons et aux élus
-
Trump confie le dossier IA au chef du renseignement américain, priorité à la coordination, pas à la régulation
-
Pluies torrentielles en Espagne : deux morts dans la province de Barcelone
-
WRC: Evans arrache enfin le titre mondial, incroyable dénouement en Sardaigne
-
F1: en Malaisie frappée par la mousson, Verstappen gagne pour la première fois de l'année
-
Ligue des nations: Eduardo Camavinga revit en bleu
-
Ethiopie: les forces fédérales patrouillent dans Mekele, les rivaux inquiets réunis en Egypte
-
Lula ou Flavio Bolsonaro? Le Brésil se rend aux urnes, sous l'œil de Trump
-
F1: Max Verstappen (Red Bull) remporte le Grand Prix de Bahreïn en Malaisie
-
L'Iran exclut une "solution militaire" à la guerre au Moyen-Orient
-
ATP 500 Tokyo : Fils sorti en quarts, Alcaraz dans le dernier carré
-
أليكس بودي وسفير جمهورية جنوب السودان غوم دومينيك ماتيوك يبحثان في برلين إمكانية إنشاء قنصلية فخرية في بوخارست
-
Pluies torrentielles en Espagne : deux morts dans la province de Barcelone, en état d'alerte
-
Ο ΑΛΕΞ ΜΠΟΝΤΙ ΚΑΙ Ο ΠΡΕΣΒΗΣ ΤΗΣ ΔΗΜΟΚΡΑΤΙΑΣ ΤΟΥ ΝΟΤΙΟΥ ΣΟΥΔΑΝ ΓΚΟΥΜ ΝΤΟΜΙΝΙΚ ΜΑΤΙΟΚ ΣΥΖΗΤΟΥΝ ΣΤΟ ΒΕΡΟΛΙΝΟ ΤΟ ΕΝΔΕΧΟΜΕΝΟ ΙΔΡΥΣΗΣ ΕΠΙΤΙΜΟΥ ΠΡΟΞΕΝΕΙΟΥ ΣΤΟ ΒΟΥΚΟΥΡΕΣΤΙ
-
ALEX BODI OCH REPUBLIKEN SYDSUDANS AMBASSADÖR GUM DOMINIC MATIOK DISKUTERAR I BERLIN MÖJLIGHETEN ATT INRÄTTA ETT HONORÄRKONSULAT I BUKAREST
-
ALEX BODI A VELVYSLANEC JIHOSÚDÁNSKÉ REPUBLIKY GUM DOMINIC MATIOK JEDNAJÍ V BERLÍNĚ O MOŽNOSTI ZŘÍZENÍ HONORÁRNÍHO KONZULÁTU V BUKUREŠTI
-
ALEX BODI I AMBASADOR REPUBLIKI SUDANU POŁUDNIOWEGO GUM DOMINIC MATIOK ROZMAWIAJĄ W BERLINIE O MOŻLIWOŚCI UTWORZENIA KONSULATU HONOROWEGO W BUKARESZCIE
-
एलेक्स बोडी और दक्षिण सूडान गणराज्य के राजदूत गुम डोमिनिक मातियोक ने बुखारेस्ट में मानद वाणिज्य दूतावास खोलने की संभावना पर बर्लिन में चर्चा की
-
ALEX BODI VE GÜNEY SUDAN CUMHURİYETİ BÜYÜKELÇİSİ GUM DOMINIC MATIOK, BERLİN’DE BÜKREŞ’TE FAHRİ KONSOLOSLUK AÇILMASI OLASILIĞINI GÖRÜŞTÜ
-
アレックス・ボディ氏と南スーダン共和国のグム・ドミニク・マティオク大使、ベルリンでブカレストへの名誉領事館開設の可能性を協議
-
Pré-COP : Tuvalu invite les dirigeants à constater la dévastation dûe au changement climatique
-
Budget 2027 : Wauquiez affirme que LR ne pratiquera pas "le petit jeu de la censure"
-
"Agir avant qu'il ne soit trop tard" : à Tokyo, l'ombre des arbres devient une denrée rare
Ukraine: rester sous les bombes ou partir, le dilemme de parents à Kherson
Dans le large couloir d'une école de la ville de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, le parquet craque sous le trépignement d'enfants qui s'apprêtent à embarquer dans un bus estampillé "Evacuation".
Au milieu des valises, les lèvres carmin de Nadia Kondratkova ne cessent de trembler et ses yeux bleus sont embués de larmes. C'est la première fois qu'elle se sépare de ses deux filles de six et sept ans.
"Il faut qu'elles se reposent loin des explosions et des sirènes. Elles sont épuisées, elles ne dorment plus et hurlent la nuit", explique la mère qui a pris la décision d'envoyer ses enfants hors de Kherson.
La ville est soumise à des bombardements quotidiens depuis sa libération par les forces ukrainiennes le 11 novembre 2022, après huit mois d'occupation russe.
La localité est accolée au fleuve Dniepr, devenue la ligne de front sud, et les frappes se sont intensifiées alors que l'armée de Kiev tente, depuis plusieurs semaines, des percées sur la rive orientale tenue par les forces russes.
Face au danger grandissant, l'administration a mis en place un programme d'évacuation temporaire vers un camp de vacances à Iaremtché, dans une paisible région montagneuse de l'ouest de l'Ukraine.
"Notre tâche est de mettre les enfants en sécurité pour quelques mois", explique Anton Iefanov, chef adjoint de l'administration militaire de Kherson, devant les bus qui vont emmener 65 enfants ce jour-là, alors que 287 autres ont déjà été évacués.
"Depuis quelques mois, nous sentons un regain de danger avec l'augmentation des bombardements", ajoute le responsable, couvrant le bruit sourd des explosions au loin et le brouhaha des familles évacuées qui oscillent entre rire et larmes.
- "Oublier la guerre" -
Nadia Kondratkova ne va pas accompagner ses filles. "Je ne sais pas quand je les reverrai, ça va dépendre du temps qu'elles restent là-bas. J'ai peur à Kherson, mais j'ai l'habitude, j'ai survécu à l'occupation", assure-t-elle.
Volodymyr et Maryna Ptchelnyk, parents quarantenaires, préfèrent garder leurs enfants avec eux "même si c'est dangereux".
Devant leur boutique de fleurs dans le marché central de la ville, Daria, 11 ans, sautille déguisée en sorcière, pendant que son père maquille de rouge le contour des yeux de sa sœur Anna, 6 ans.
"Je suis la mort! Je me cache dans l'ombre!", lâche l'aînée enveloppée dans une cape noire.
"On fête Halloween pour oublier la guerre", explique en souriant Volodymyr, un grand homme brun. "Leurs amis leur manquent. Beaucoup sont partis à l'étranger et dans d'autres villes."
Alors qu'elles décorent le devant d'un immeuble d'un drap peint de toiles d'araignée et de chauves-souris, les gamines cavalent à cheval sur des balais, détonnant avec les personnes âgées qui font leur marché.
"Un père est censé protéger ses enfants, c'est une grande responsabilité", soupire Volodymyr. "C'est difficile d'être parent en ce moment, de leur expliquer ce qu'il se passe sans les traumatiser. On leur dit d'être plus prudentes, d'écouter les sirènes" d'alerte aérienne, poursuit-il.
Les parents essaient de se rendre sur les terrains de jeux "avant les sirènes". "Pour qu'elles n'oublient pas qu'il y a de la joie, et pas seulement du chagrin et de la mort", dit-il.
A Kherson, les enfants se font rares. Certains font du cerf-volant dans les aires de jeu protégées par des sacs de sable, ou sortent la nuit tombée avec leurs parents, quand les alertes aériennes sont moins nombreuses.
- "Tragédie" -
Guennadiï Grytskov, 43 ans, a lui décidé de quitter la banlieue de Kherson le 14 septembre. Ce jour-là, un missile s'est abattu sur la maison de sa soeur, tuant son neveu de 6 ans, et en blessant un autre de 13 ans.
Avec sa famille, M. Grytskov est parti à Mykolaïv, à 60 km au nord-ouest.
L'odeur du chou farci de la cantine envahit les couloirs de l'ancien internat, transformé en centre d'accueil, où ils se sont réfugiés.
Assis sur leur lit de fortune, le père explique avoir été poussé au départ après la mort de son neveu.
"C'était une tragédie. Quand on a fui, on a juste pris nos documents et les habits des enfants, c'est tout", relate-t-il.
Depuis, il partage une salle de classe transformée en chambre avec ses cinq enfants, dont un fils en situation de handicap, et sa mère, Lyubov, 62 ans.
Serrée contre lui, celle-ci montre une photo de son défunt petit-fils sur son téléphone.
"On était censé fêter l'anniversaire de mon fils ce jour-là. Mon petit garçon me disait qu'il voulait aller à l'école, qu'il voulait apprendre à écrire. Il n'a jamais pu y aller", explique-t-elle en sanglots.
Malgré cela, elle s'est jurée de revenir chez elle un jour. "Ma maison, c'est ma maison", dit-elle en essuyant une larme.
G.Frei--VB