-
Aux Etats-Unis, un rapport sur l'inflation au potentiel explosif
-
Ligue des champions: dans "un match de fou", Lens a montré "un super caractère" (Toppmöller)
-
New York commémore le 11-Septembre, sans Donald Trump
-
Israël déclenche un mini-séisme en dynamitant des tunnels du Hezbollah au Liban
-
Ligue des champions: Lens s'offre le Slavia Prague sur le fil
-
Ligue des champions: le Bayern, avec un doublé d'Olise, tout en maîtrise contre Bodoe/Glimt
-
Wall Street subit le contrecoup de la flambée des prix du pétrole
-
En Cisjordanie, un vigneron israélien déterminé à rester malgré les sanctions
-
Face à la chaleur, les vendanges de nuit gagnent du terrain dans le sud du Portugal
-
Le Canada va produire des drones pour Kiev et lui fournir des moyens de défense antiaérienne
-
L'extension du conflit au Moyen-Orient propulse le pétrole, les prix à la pompe suivent
-
Ceuta : le Maroc affirme qu'aucun élément ne permet de l'impliquer et refuse d'être "un bouc émissaire"
-
Charles Sapin : les syndicats de France Télévisions refusent les "passerelles avec les médias d'extrême droite"
-
RDC: au moins 14 écoliers tués après un incendie dans l'est
-
Le chèque de Trump aux Américains, une promesse à mille milliards de dollars
-
Mondial féminin: les Bleues à pas de géantes en demi-finales
-
Secrets de GTA VI: Rockstar face à ses salariés licenciés devant un tribunal de Glasgow
-
Nuñez menace CNews de "poursuites pénales" si Xenia Fedorova revient à l'antenne
-
Le réseau latino-américain des fact-checkeurs demande à Meta de ne pas les remplacer par les notes des internautes
-
F1: Leclerc avoue qu'il est "allé trop loin" avec Hamilton au départ à Monza
-
Moyen-Orient: l'extension du conflit fait bondir le pétrole et les prix à la pompe
-
Mostra de Venise: "Un bon petit soldat" ausculte la brutalité du monde de l'entreprise
-
La station polaire Tara a commencé sa dérive sur la banquise de l'Arctique
-
Défendre les femmes afghanes tout en sabrant l'aide est une "hypocrisie", selon une ONG à l'AFP
-
Les JO-2030, champ de bosses devenu infranchissable pour Edgar Grospiron
-
Tour d'Espagne: Küng remporte le chrono, Mas fait un pas vers la victoire finale
-
La Bourse de Paris souffre de la hausse de l'énergie, le "spread" franco-allemand au plus haut depuis 2012
-
Des astronautes dans l’espace: l'industrie européenne pose les premières briques
-
Le procès de deux ex-dirigeants de Frichti pour travail dissimulé s'est ouvert
-
Du ski au Cojop, Edgar Grospiron ou l'échec d'une reconversion trop acrobatique
-
En Floride, des coraux au banc d'essai pour résister à la chaleur
-
Octroi de mer: Bruxelles veut prolonger jusqu'en 2030, satisfaction des élus ultramarins
-
Sommet spatial: Ariane 6 lancera une capsule cargo européenne vers l'ISS
-
BHV Marais: le rez-de-chaussée rouvre, la direction salue une "étape majeure" de la relance
-
Athlétisme: "J'aurais brillé" aux championnats Ultimate, apprécie Usain Bolt
-
Transparence des salaires: le coup d'envoi d'une loi française est donné
-
Pilule contraceptive: faut-il s'inquiéter après l'alerte sur le désogestrel ?
-
Rubio achève au Pérou une tournée centrée sur la lutte contre les cartels
-
La BCE relève ses taux face à l'inflation, souligne l'incertitude pour l'économie
-
Outremer: Bruxelles veut prolonger l'octroi de mer jusqu'en 2030
-
Avec "Revelation", le réalisateur de "Final Fantasy VII" met un point final à sa réécriture
-
Wall Street recule, lestée par la remontée des prix de l'énergie et l'inflation
-
Mondial féminin de basket: la France bat la Chine et s'offre une première demi-finale
-
La "robe de la vengeance" de Diana aux enchères à New York
-
Nuñez menace CNews de "poursuites pénales" si Xenia Fedorova revient à l'antenne, dans une lettre à l'Arcom
-
Nuñez menace CNews de "poursuites pénales" si Xenia Fedorova revient à l'antenne (lettre à l'Arcom)
-
Mostra de Venise : "NAZA", le documentaire choc sur les "mécanismes de mise à mort" israéliens dans la bande de Gaza
-
Fifa: la FFF acte sa rupture avec Infantino, candidat à sa réélection
-
Yémen: les Houthis prennent le contrôle d'une ville près du détroit de Bab el-Mandeb
-
Indonésie : six orangs-outans secourus au milieu des incendies en une semaine
Face à l'invasion russe, la population de Mykolaïv mobilise des moyens de fortune
La cour de l'hôpital psychiatrique de Mykolaïv retentit du bruit du verre brisé déblayé par le personnel et des volontaires. Chaque jour, les habitants de cette ville ukrainienne pilonnée par l'armée russe nettoient les débris des derniers bombardements et se préparent au prochain.
Avec parfois des moyens de fortune, ils s'organisent aussi pour soutenir les forces sur lesquelles se brisent jusqu'à présent les assauts russes sur la route d'Odessa, le grand port ukrainien sur la mer Noire.
"Je suis venue prendre mon service, mais il n'y pas de service, alors j'emporte juste mes vêtements", se désespère-t-elle. "Je travaillais ici mais maintenant tout est détruit. A 56 ans, comment vais-je retrouver un emploi ? C'est fini pour moi".
"Pourquoi bombardent-ils ?", s'indigne l'infirmière, "ces patients ont besoin de nos soins".
Comme à l'appui de son propos, de l'autre côté du bâtiment, dans une allée à l'abri des regards, dans une ambiance fiévreuse, une petite foule de toxicomanes se presse pour la distribution de méthadone.
Malgré les dégâts, la frappe n'a pas fait de victimes, dit Oleg Kondratenko, un des responsables de l'établissement. "Les patients de l'hôpital psychiatrique sont dans d'autres bâtiments qui n'ont pas été touchés", précise-t-il.
Dans la cour principale, des membres du personnel et une poignée de jeunes volontaires s'emploient à en effacer les traces les plus visibles, balayant et ramassant les morceaux de verre.
"Face à l'agression russe, nous devons participer d'une manière ou d'une autre", explique un jeune volontaire en doudoune et bonnet noirs originaire de l'ouest de l'Ukraine.
"Je veux rejoindre la défense territoriale, mais ils n'ont pas assez d'armes pour tout le monde, alors, pour l'instant, j'aide comme ça", ajoute-t-il. "Nous devons tout nettoyer parce qu'ils peuvent bombarder de nouveau et s'il reste du verre brisé ce sera encore plus dangereux".
"Hier, nous avons nettoyé un entrepôt et protégé les fenêtres avec du ruban adhésif", précise-t-il.
"Je suis bricoleur, j'ai besoin de faire quelque chose et je suis plus utile ici", poursuit le jeune homme, avant d'être interrompu par le responsable de l'hôpital qui l'empêche de donner son nom ou d'en dire davantage pour des raisons de sécurité.
- "Totalement dérangé" -
Employé d'une entreprise de voirie, Oleg Yarchenko fait avec sa femme Lilia à bord de sa camionnette marron le tour des barrages de la défense territoriale pour demander aux hommes en faction quels sont leurs besoins et les approvisionner.
Il leur apporte "du bois pour faire du feu, des cigarettes ou de la nourriture", mais aussi des médicaments ou des sacs de couchage, énumère cet homme de 54 ans à la barbe en bataille qui s'appuie sur une canne.
Les poids lourds de l'entreprise ravitaillent aussi les villages des environs dont les voies d'accès ont été détruites, raconte Oleg Yarchenko, dont les enfants se sont réfugiés en Bulgarie via Odessa il y a quelques jours.
"Il faut être totalement dérangé mentalement pour déclencher une guerre au XXIe siècle", s'emporte-t-il au sujet du président russe Vladimir Poutine.
Sur le parking du supermarché Walmart, un des commerces de la ville encore ouverts, Nikolaï Oskchik, un ancien chauffeur professionnel, apporte lui aussi sa modeste contribution à l'effort de guerre.
Aidé par un ami sourd-muet, il étale sur le capot de sa voiture Moskvitch bleue, une quasi antiquité de 37 ans, un bric-à-brac de pièces d'aspirateur, d'accessoires de cuisine et autres ustensiles, qu'il offre aux militaires ou leur vend à moitié prix "pour s'acheter des médicaments".
"Je suis trop vieux pour me battre", soupire ce veuf de 69 ans, père d'une infirmière militaire, mais je peux au moins faire ça pour eux".
A.Gasser--BTB