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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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Guatemala: le parti du président élu demande l'annulation de sa suspension
Le parti du président élu du Guatemala Bernardo Arévalo a demandé mardi au Tribunal suprême électoral (TSE) d'annuler sa décision la veille de le suspendre de manière provisoire, une décision critiquée notamment par l'Union européenne et les Etats-Unis.
L'avocat du parti Semilla, Juan Gerardo Guerrero, a indiqué à la presse avoir déposé "une requête en annulation" auprès du TSE.
La suspension du parti à la demande d'un juge a été qualifiée d'"absolument illégale" et de "persécution politique" par M. Arévalo qui avait fait campagne contre la corruption, un mal qui ronge le pays depuis des années.
Après le premier tour de la présidentielle le 25 juin, le juge Fredy Orellana avait déjà ordonné au TSE, sur demande du procureur Rafael Curruchiche, de suspendre Semilla et d'enquêter sur des anomalies présumées concernant l'enregistrement de membres du parti lors de sa formation en 2017.
Les Etats-Unis considèrent MM. Orellana et Curruchiche "corrompus".
Mais la Cour constitutionnelle du Guatemala avait garanti la tenue du second tour, largement remporté par le social-démocrate avec près de 60% des suffrages devant sa concurrente Sandra Torres qui a dénoncé une supposée "fraude" durant l'élection et n'a pas reconnu sa défaite.
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrel a déclaré mardi que l'UE était "profondément préoccupée par les tentatives persistantes de saper les résultats des élections par des actions juridiques et procédurales sélectives et arbitraires".
Son homologue américain Antony Blinken a lui dénoncé "les actions continues de ceux qui cherchent à saper la démocratie guatémaltèque" et fustigé "les efforts déployés par le ministère public et d'autres acteurs pour suspendre le parti politique du président élu et intimider les autorités électorales".
M. Blinken a dit les Etats-unis "aux côtés de nos partenaires de la communauté internationale et du peuple guatémaltèque pour nous opposer à ces efforts inacceptables, y compris l'utilisation des pouvoirs de poursuite contre ceux qui recherchent la transparence et la responsabilité".
Lundi, l'Organisation des Etats américains (OEA) avait estimé cette suspension être une "interprétation abusive de la loi" sans "aucun fondement ou raison dûment démontrée".
Les poursuites contre Semilla, impulsées par la procureure générale Consuelo Porras, elle aussi considérée par Washington comme "corrompue", ont entraîné plusieurs manifestations au Guatemala pour réclamer sa démission.
En marge de l'annonce de la suspension de Semilla, le TSE a officialisé les résultats du second tour donnant M. Arévalo vainqueur. Il succèdera en janvier 2024 au président sortant Alejandro Giammattei, mettant ainsi fin à 12 années de gouvernement de droite.
N.Fournier--BTB