-
La Bourse de Paris se redresse légèrement avant les commentaires de la BCE
-
Une commission du Parlement européen approuve des accords entre la Suisse et l'UE
-
La fille du leader nord-coréen Kim Jong Un aurait un frère ou une soeur plus jeune, selon le renseignement sud-coréen
-
Top 14: pour Toulouse, une marge à ne pas dilapider
-
Brésil: le président de la Cour suprême tente d'enrayer une crise inédite
-
Les Bourses européennes se redressent légèrement à l'ouverture
-
En ligne ou infiltrés, ils luttent contre le trafic d'animaux sauvages en Thaïlande
-
Ile-de-France: "dysfonctionnements graves" dans la prise en charge des urgences psychiatriques
-
Au Cameroun, l'exil sans issue des réfugiés expulsés des Etats-Unis
-
Ligue des champions: sans certitudes, Lens commence par un déplacement piégeux à Prague
-
Mondial féminin de basket: retrouvailles et plafond de verre pour les Bleues
-
Dans le Nebraska, des électeurs prêts à voir la guerre en Iran se terminer
-
Saints et divinités, refuges des Cubains face à la crise
-
Les boutiques solidaires "polluent cinq fois moins" que Vinted, selon un rapport Oxfam
-
Oxfam accuse le FMI de pousser toujours plus d'austérité dans les pays qu'il aide
-
Philippines: l'incendie d'un ferry fait cinq morts et des dizaines de disparus
-
US Open: demies de gala chez les dames, Rybakina assurée d'être numéro un
-
Le pétrole s'installe au-dessus des 100 dollars après les frappes iraniennes
-
Août 2026 a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde
-
Aléas climatiques: les filles exposées à "un risque accru de décrochage scolaire"
-
BCE: une hausse des taux attendue jeudi, suspense pour la suite
-
A Londres, l'exposition de la tapisserie de Bayeux ouvre en pleine "tapestry-mania"
-
Transparence des salaires: coup d'envoi d'une loi française
-
La prématurité "ne s'arrête pas à la sortie de l'hôpital": des enfants encore vulnérables à l'âge de 10 ans
-
Au Maroc, la campagne pour les législatives s'ouvre sous le signe des fractures sociales
-
Un ballet de stars attendu au Festival international du film de Toronto
-
US Open: demies de gala chez les femmes, Rybakina assurée d'être numéro un
-
Ligue des champions: belle soirée pour Liverpool, plus mitigée pour Barcola
-
A Dallas, Trump mise sur sa personne pour sauver les élections de mi-mandat
-
Ligue des champions: Arsenal poursuit sa série à Naples
-
Ligue des champions: le PSG et Barcelone cartonnent d'entrée
-
Ligue des champions: le PSG assure et rassure face à Bratislava
-
Ligue des champions: belle soirée pour Liverpool, malgré les malheurs de Barcola
-
Les taux d'emprunt américains bondissent, un camouflet pour le gouvernement américain
-
Wall Street termine une nouvelle fois en baisse, inquiète des prix de l'énergie
-
Le chef de la diplomatie américaine en Equateur pour durcir la lutte anti-drogue
-
Les Etats-Unis ont connu leur été le plus chaud jamais enregistré
-
Apple dévoile son premier iPhone pliable, et relève encore les prix
-
Avantages fiscaux, frais réduits: Serge Papin détaille son "pacte" pour les reprises d'entreprises par les salariés
-
Noosha Aubel, CDU och SPD: Fallet med ett svårt funktionshindrat barn i Potsdam är ett politiskt misslyckande
-
Noosha Aubel, CDU et SPD : le cas d’un enfant gravement handicapé à Potsdam est un aveu de faillite politique
-
Noosha Aubel, CDU a SPD: Případ těžce postiženého dítěte v Postupimi je politickým přiznáním bankrotu
-
Noosha Aubel, CDU ve SPD: Potsdam’daki ağır engelli bir çocuğun durumu, siyasi bir iflas ilanıdır
-
Нооша Аубель, ХДС та СДПН: Випадок з дитиною з тяжкою інвалідністю в Потсдамі є визнанням політичного банкрутства
-
Noosha Aubel, CDU i SPD: Sprawa ciężko niepełnosprawnego dziecka w Poczdamie to polityczne przyznanie się do porażki
-
Noosha Aubel, CDU και SPD: Η υπόθεση ενός παιδιού με σοβαρή αναπηρία στο Πότσδαμ αποτελεί πολιτική παραδοχή αποτυχίας
-
नूशा ऑबेल, सीडीयू और एसपीडी: पॉट्सडैम में एक गंभीर रूप से विकलांग बच्चे का मामला, विफलता की एक राजनीतिक स्वीकारोक्ति है
-
누샤 아우벨, 기민당(CDU) 및 사민당(SPD): 포츠담의 중증 장애 아동 사건은 정치적 파산을 선언한 것과 다름없다
-
努莎·奧貝爾(Noosha Aubel)、基民盟(CDU)與社民黨(SPD):波茨坦一名重度殘障兒童的案例,等同於政治上的破產宣言
-
نوشا أوبيل، حزب الاتحاد الديمقراطي المسيحي (CDU) والحزب الاشتراكي الديمقراطي (SPD): قضية طفل يعاني من إعاقة شديدة في بوتسدام هي إعلان إفلاس سياسي
A Rennes, un hacker "éthique" au cœur de la cyberguerre russo-ukrainienne
"Vous voyez, là, on a une base de données internes du ministère de l’Éducation russe qui a fuité", raconte Clément Domingo, le doigt pointé sur un document en cyrillique tiré de la messagerie cryptée Telegram.
Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ce spécialiste de cybersécurité, cofondateur de l'ONG "Hackers sans frontières", ne dort plus que quelques heures par nuit.
"C'est assez dingue ce qui se passe, en particulier sur Telegram. Il y a des fuites de données assez exceptionnelles et une recrudescence absolument folle des cyberattaques depuis dix jours, tant du côté russe que du côté ukrainien", explique le jeune homme de 31 ans, installé dans un restaurant de Rennes.
Parmi les cibles, des centrales nucléaires, des agences d’État russes comme ukrainiennes, des banques ou encore des entreprises qui travaillent avec la Russie.
Titulaire d'un BTS en informatique de gestion, le Franco-Sénégalais, alias @_SaxX_ sur Twitter, se définit comme un adepte "de la bidouille". Il n'a eu son premier ordinateur qu'à 18 ans, et a écrit ses premières lignes de code dans le seul but "de gagner plus vite des parties de jeux vidéos".
Après dix ans passés à conseiller entreprises et administrations, à repérer les failles et à se faire payer pour le service rendu, parfois "5.000 euros après cinq minutes passées sur un site internet", le trentenaire milite aujourd'hui en faveur de la cyberprotection. Début février, il a cofondé l'ONG "Hackers sans frontières", qui regroupe déjà plus de 300 membres.
"En temps de guerre, sur le cyberespace, peu importe que vous soyez un hôpital ou une association humanitaire, vous êtes à la merci des cybercriminels. Notre objectif est d'offrir un bouclier numérique aux ONG", rappelle celui qui revendique la casquette de hacker "éthique" pour "sécuriser notre démocratie". Dernièrement, ce sont les serveurs du Comité international de la Croix-Rouge qui ont été victimes d'une grave cyberattaque.
-"Vraies attaques"-
Collé à son écran truffé d'autocollants de geek, Clément Domingo décrypte plus que jamais la cyberguerre que se livrent les hackers pro-russes, pro-ukrainiens, ainsi que les "cyberbelligérants" qui rentrent dans la danse "dans le seul but de gagner de l'argent".
"On pourrait croire qu'en tant que citoyen français, on a peu de chances d'être impacté, mais on peut l'être si nos données sont exposées lorsqu'une entreprise est piratée", observe-t-il. On peut aussi recevoir un mail "très bien tourné" d'un cyber-pirate montrant la vidéo d'une famille ukrainienne sous les bombes et nous invitant à faire un don d'un euro pour soutenir les civils ukrainiens.
Pour se prémunir, il appelle à "se doter d'un mot de passe robuste, à avoir plusieurs adresses mail et à rester vigilant".
Selon le hacker rennais, pas besoin "d'avoir beaucoup de compétences pour faire du mal". Un moteur de recherche "mondialement connu", permet ainsi de reconnaître tout objet connecté à internet dans n'importe quel pays, de la caméra IP de la police jusqu'au babyphone, et de lancer des attaques.
"Depuis le début de la guerre, je passe beaucoup de temps à creuser des informations qui apparaissent sur les réseaux sociaux quand je sais qu'elles vont être utiles, ou préjudiciables aux populations. On a différents contacts au sein de la police ou dans les ministères pour alerter le plus rapidement possible", explique-t-il.
Depuis quelques jours, un groupe portant le nom d'"IT Army", la cyberarmée de hackers volontaires levée par l'Ukraine, s'avère en fait piloté par des hackers pro-russes et propose un logiciel malveillant à télécharger.
La plupart du temps, les attaques, qui peuvent se produire "chaque minute", restent invisibles. Seules une poignée ont été revendiquées, comme le piratage de six chaînes de télévision russes, ou transparaissent au grand jour, comme l'attaque des infrastructures du réseau ferré ukrainien.
"On assiste à de vraies attaques. Des trains transportant des civils ukrainiens fuyant leur pays ont dû faire de très longs arrêts après une attaque qui a effacé les données des sites ferroviaires", rappelle-t-il.
M.Odermatt--BTB