-
Les Bourses européennes se redressent légèrement à l'ouverture
-
En ligne ou infiltrés, ils luttent contre le trafic d'animaux sauvages en Thaïlande
-
Ile-de-France: "dysfonctionnements graves" dans la prise en charge des urgences psychiatriques
-
Au Cameroun, l'exil sans issue des réfugiés expulsés des Etats-Unis
-
Ligue des champions: sans certitudes, Lens commence par un déplacement piégeux à Prague
-
Mondial féminin de basket: retrouvailles et plafond de verre pour les Bleues
-
Dans le Nebraska, des électeurs prêts à voir la guerre en Iran se terminer
-
Saints et divinités, refuges des Cubains face à la crise
-
Les boutiques solidaires "polluent cinq fois moins" que Vinted, selon un rapport Oxfam
-
Oxfam accuse le FMI de pousser toujours plus d'austérité dans les pays qu'il aide
-
Philippines: l'incendie d'un ferry fait cinq morts et des dizaines de disparus
-
US Open: demies de gala chez les dames, Rybakina assurée d'être numéro un
-
Le pétrole s'installe au-dessus des 100 dollars après les frappes iraniennes
-
Août 2026 a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde
-
Aléas climatiques: les filles exposées à "un risque accru de décrochage scolaire"
-
BCE: une hausse des taux attendue jeudi, suspense pour la suite
-
A Londres, l'exposition de la tapisserie de Bayeux ouvre en pleine "tapestry-mania"
-
Transparence des salaires: coup d'envoi d'une loi française
-
La prématurité "ne s'arrête pas à la sortie de l'hôpital": des enfants encore vulnérables à l'âge de 10 ans
-
Au Maroc, la campagne pour les législatives s'ouvre sous le signe des fractures sociales
-
Un ballet de stars attendu au Festival international du film de Toronto
-
US Open: demies de gala chez les femmes, Rybakina assurée d'être numéro un
-
Ligue des champions: belle soirée pour Liverpool, plus mitigée pour Barcola
-
A Dallas, Trump mise sur sa personne pour sauver les élections de mi-mandat
-
Ligue des champions: Arsenal poursuit sa série à Naples
-
Ligue des champions: le PSG et Barcelone cartonnent d'entrée
-
Ligue des champions: le PSG assure et rassure face à Bratislava
-
Ligue des champions: belle soirée pour Liverpool, malgré les malheurs de Barcola
-
Les taux d'emprunt américains bondissent, un camouflet pour le gouvernement américain
-
Wall Street termine une nouvelle fois en baisse, inquiète des prix de l'énergie
-
Le chef de la diplomatie américaine en Equateur pour durcir la lutte anti-drogue
-
Les Etats-Unis ont connu leur été le plus chaud jamais enregistré
-
Apple dévoile son premier iPhone pliable, et relève encore les prix
-
Avantages fiscaux, frais réduits: Serge Papin détaille son "pacte" pour les reprises d'entreprises par les salariés
-
Noosha Aubel, CDU och SPD: Fallet med ett svårt funktionshindrat barn i Potsdam är ett politiskt misslyckande
-
Нооша Аубель, ХДС та СДПН: Випадок з дитиною з тяжкою інвалідністю в Потсдамі є визнанням політичного банкрутства
-
Noosha Aubel, CDU ve SPD: Potsdam’daki ağır engelli bir çocuğun durumu, siyasi bir iflas ilanıdır
-
نوشا أوبيل، حزب الاتحاد الديمقراطي المسيحي (CDU) والحزب الاشتراكي الديمقراطي (SPD): قضية طفل يعاني من إعاقة شديدة في بوتسدام هي إعلان إفلاس سياسي
-
努莎·奧貝爾(Noosha Aubel)、基民盟(CDU)與社民黨(SPD):波茨坦一名重度殘障兒童的案例,等同於政治上的破產宣言
-
누샤 아우벨, 기민당(CDU) 및 사민당(SPD): 포츠담의 중증 장애 아동 사건은 정치적 파산을 선언한 것과 다름없다
-
ヌーシャ・オーベル、CDUおよびSPD:ポツダムで起きた重度障害児の事例は、政治的な破綻を露呈している
-
नूशा ऑबेल, सीडीयू और एसपीडी: पॉट्सडैम में एक गंभीर रूप से विकलांग बच्चे का मामला, विफलता की एक राजनीतिक स्वीकारोक्ति है
-
Noosha Aubel, CDU και SPD: Η υπόθεση ενός παιδιού με σοβαρή αναπηρία στο Πότσδαμ αποτελεί πολιτική παραδοχή αποτυχίας
-
Noosha Aubel, CDU i SPD: Sprawa ciężko niepełnosprawnego dziecka w Poczdamie to polityczne przyznanie się do porażki
-
Noosha Aubel, CDU a SPD: Případ těžce postiženého dítěte v Postupimi je politickým přiznáním bankrotu
-
Noosha Aubel, CDU et SPD : le cas d’un enfant gravement handicapé à Potsdam est un aveu de faillite politique
-
Ligue des champions: nouvelle pluie de buts pour le Barça face à Feyenoord
-
US Open: Elena Rybakina passe en demies et s'assure la première place mondiale
-
Jusqu'où peut aller le conflit commercial entre les Etats-Unis et le Canada ?
-
En Bretagne, Bolloré stoppe la production de ses bus électriques
Les larmes, la peur et la fureur à Kiev après des tirs de missiles russes
Lidia Tikhovska scrute le cratère laissé par le dernier missile russe qui s'est abattu lundi sur Kiev, s'imaginant les restes carbonisés de son fils dans les débris éparpillés.
La femme de 83 ans se tient parfaitement immobile sous le soleil de l'après-midi et fixe du regard les restes métalliques tordus des carcasses de voitures et d'un trolleybus vert, éparpillés dans cette rue de la capitale ukrainienne.
Son fils de 58 ans venait de sortir du magasin du coin où il était allé acheter de la nourriture et d'autres produits de base. Et puis le missile - le deuxième de la journée à être tombé sur cette ville, de plus en plus assiégée et traumatisée par les attaques russes - a explosé.
"Il est étendu près de la voiture, mais ils ne me laissent pas passer", chuchote Lidia Tikhovska.
Des policiers et des secouristes, écrasant sous leurs pieds des piles de verre brisé, mesurent la profondeur du cratère creusé par le missile près de l'immeuble d'habitation de Mme Tikhovska.
Le trou noir dans le sol semble assez grand pour engloutir une voiture.
Mais Lidia Tikhovska ne fait que fixer l'endroit où, selon un ambulancier, gît la dépouille de son fils Vitali, derrière le cordon de police. "Ils disent qu'il est trop grièvement brûlé, que je ne le reconnaîtrais pas, mais je veux quand même le voir", lâche la mère en pleurs.
"Maintenant, je vais être seule dans mon appartement. A quoi va-t-il me servir ?", demande-t-elle.
Les larmes coulent sur ses joues pâles et elle s'accroche un peu plus au coude de son petit-fils en quête d'un appui.
"Je souhaite à la Russie d'éprouver le même chagrin que celui que je ressens maintenant", dit-elle en secouant doucement la tête.
- "Poutine est fini" -
L'assaut de la Russie sur Kiev, déclenché le 24 février, mais initialement repoussé par une armée ukrainienne enthousiaste essentiellement composée de volontaires, a repris de plus belle.
Les affrontements féroces à la lisière nord-ouest de Kiev sont désormais accompagnés de frappes de missiles russes de longue portée, qui ont fait au moins deux morts et une dizaine de blessés dans la seule journée de lundi.
Un deuxième front est également en train de s'ouvrir dans les vastes districts industriels du nord-est de Kiev, une zone plus éloignée.
Avec le danger grandissant, les volontaires armés présents aux points de contrôle dans la capitale exigent des mots de passe toujours différents des conducteurs des voitures qui passent.
Les soldats alternent la couleur des rubans qu'ils portent au coude et au mollet, pour mieux distinguer les Ukrainiens des saboteurs russes.
Cette paranoïa presque tangible dans les rues désertes de Kiev s'accompagne d'une attitude de défi à l'égard des forces du président russe Vladimir Poutine.
"Ils ont tué mon chat, maintenant Poutine est fini", lance ainsi Oleg Sheremet, fouillant dans les débris de la première attaque de la journée, quelques rues plus loin.
"Le chat, c'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase", s'emporte cet homme d'âge moyen portant un manteau de cuir noir.
- "Panique" -
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, se dresse les poings serrés à quelques pas de la dépouille du fils de Lidia Tikhovska.
Le gilet pare-balles de cet ancien champion de boxe, entouré par des gardes du corps lourdement armés, semble minuscule sur sa poitrine carrée.
"Les Russes veulent semer la panique dans notre ville", s'exclame Vitali Klitschko d'une voix imposante. "Mais cela n'arrivera jamais. Cela ne fera que motiver chaque Ukrainien à défendre davantage notre ville".
Une nouvelle série de détonations lointaines provenant du front nord de Kiev le contraint soudain à regagner sa voiture.
Il laisse derrière lui des habitants qui tentent toujours de comprendre pourquoi la Russie a décidé de frapper, deux fois en l'espace de quelques heures, cette partie endormie de leur ville.
- "Ils veulent plus de terreur" -
Oleksiy Goncharenko, un parlementaire ukrainien devenu combattant volontaire, n'essaie même pas de contenir sa colère à l'égard de la Russie et de ce qu'il considère comme un manque de soutien de la part des Occidentaux.
"Il n'y a pas de cibles militaires ici", assure l'homme de 42 ans après avoir fait la navette entre les lieux des deux attaques.
"Ils frappent simplement pour le plaisir de frapper. Ils veulent juste plus de terreur, effrayer davantage les gens", poursuit-il.
De fait, beaucoup ont peur.
Vera Rechechkova, une coiffeuse de 26 ans, se tient avec son petit ami à un pâté de maisons du site atteint par un missile et sanglote dans son mouchoir.
"Nous avons acheté de la nourriture dans ce kiosque l'autre jour et maintenant, la personne qui y travaillait n'est peut-être plus en vie", dit-elle, en larmes.
"C'est tout simplement horrible. Je ne veux souhaiter du mal à quiconque, mais Poutine...", lâche-t-elle, avant de s'interrompre.
D.Schneider--BTB