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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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A Bormes-les-Mimosas, l'avertissement de Macron aux jeunes contre le "chaos" et la "désunion"
Emmanuel Macron a mis en garde la jeunesse française contre le "chaos" et la "désunion", quelques semaines après les émeutes urbaines, jeudi lors de sa première prise de parole de la rentrée, à l'occasion des commémorations du 79e anniversaire de la libération de la ville de Bormes-les-Mimosas.
Comme chaque année, le chef de l’État s'est exprimé à l'occasion de cette cérémonie dans cette cité du Var où se situe le Fort de Brégançon, résidence estivale des présidents de la République.
Dans une courte allocution --13 minutes--, M. Macron a rendu hommage aux jeunes ayant participé au débarquement de Provence, "prêts à mourir pour la liberté collective", avant d'évoquer la jeunesse française de 2023.
"Il y a dans nos jeunes un appétit de liberté, un idéalisme qui se cherchent parfois. Et auquel nous devons répondre. Sans quoi, parfois, cette aspiration noble se retourne contre elle-même et sape les fondations de cette nation de liberté, d'égalité et de fraternité initiée en 1789", a déclaré le président de la République.
"Hors de ce champ commun prospèrent la division, la désunion, qui pave la voie du chaos et de l'injustice", a averti M. Macron.
Les jeunes libérateurs de 1944 "nous ont montré (qu') exercer sa liberté", "ça n'est pas une frénésie de transgression, ça n'est pas une fièvre de renverser les interdits. C'est d'abord et avant tout une volonté maitrisée et forte, capable d'assumer les contraintes qu'elle se choisit", a également déclaré le chef de l’État.
"Et cette liberté là, qui n'existe que parce qu'elle est toujours et d'abord collective, les droits qui s'ensuivent qui ne sont là que parce qu'il y avait d'abord des devoirs, c'est ce dont nous devons nourrir nos jeunes générations", a-t-il ajouté.
La mort de Nahel, tué par un policier lors d'un contrôle routier le 27 juin à Nanterre, a été suivie de plusieurs nuits d'émeutes urbaines dans de nombreuses villes en France. Le chef de l’État avait alors souligné le besoin de restaurer l'autorité dans le pays, à tous les niveaux.
Le président n'a fait aucune autre allusion à la situation politique lors de cette cérémonie protocolaire devenu un passage obligé des étés présidentiels, précédant de quelques jours le conseil des ministres de reprise.
-"Initiative d'ampleur"-
Il n'a pas évoqué l'"initiative politique d'ampleur" qu'il a récemment annoncée dans les colonnes du Figaro Magazine pour la fin du mois d'août.
M. Macron avait alors expliqué qu'il entendait "essayer de réunir autour d'un projet clair et simple tous ceux qui veulent s'y retrouver, sans leur demander d'adhérer à tout" et sans leur proposer d'entrer dans une coalition.
L’Élysée avait alors souligné auprès de l'AFP que la démarche présidentielle porterait sur des thèmes tels que l'écologie, les services publics, le travail, l'ordre, le progrès, l'immigration.
Le chef de l'État proposera "aux forces politiques de l'arc républicain une série de rencontres pour déterminer des projets sur lesquels cheminer ensemble", avait ajouté la présidence.
Emmanuel Macron avait alors indiqué que 2023/2024 serait une année importante pour la France, qui accueillera successivement la Coupe du monde de rugby, les Jeux Olympiques et les Jeux Paralympiques et sera donc au centre de l'attention mondiale. Une invitation, entre les lignes, à rechercher l'unité plutôt que les divisions.
Pour autant, l'équation politique n'a guère changé pour l'hôte de l'Élysée. Il aborde cette nouvelle séquence avec un gouvernement modestement remanié au mois de juillet.
A sa tête, Élisabeth Borne, menacée depuis la douloureuse réforme des retraites, a finalement été maintenue.
Emmanuel Macron n'a pas exclu de recourir à l'article 49.3 de la Constitution pour, au besoin, faire adopter sans vote une grande loi sur l'immigration. Le parti de droite Les Républicains a déjà prévenu qu'il était opposé aux projets du gouvernement en la matière qu'il juge insuffisamment restrictifs.
L'attitude de la droite sera cruciale à partir de la mi-octobre lorsque commencera l'examen du budget 2024. Certains n'excluent pas qu'elle puisse mêler ses voix à celles des autres oppositions pour voter une censure du gouvernement.
Le chef de l'État sera de retour la semaine prochaine à Paris et réunira son gouvernement le 23 août au Palais de l'Élysée.
L.Dubois--BTB