-
Après un été intense, les pompiers appelés à une mobilisation nationale
-
Ligue des champions: à domicile, Lille attendu d'entrée face au Betis Séville
-
Le lagopède alpin et le grand tétras classés comme oiseaux protégés en France
-
Avec sa nouvelle Spring, Dacia veut se relancer face à l'offensive chinoise
-
Des attaques des Houthis font 73 blessés en Arabie saoudite
-
Indonésie: reprise progressive du trafic aérien après une éruption volcanique
-
IA: Mistral lève 3 milliards d'euros pour garder de l'élan
-
Conflit commercial avec Washington: la riposte du Canada entre en vigueur
-
US Open: Rybakina à une marche du trône mondial, Zverev enchaîne
-
US Open: Gea s'arrête en 8es après deux sets d'avance et une balle de match
-
La Russie reprend ses frappes sur Kiev après trois jours de trêve
-
La Russie et la Corée du Nord inaugurent leur première liaison routière
-
Mexique: ouverture du procès du meurtre de trois surfeurs australiens et américain
-
Eruption volcanique en Indonésie : réouverture de plusieurs aéroports
-
Cuba dénonce l'impact financier "record" de l'embargo américain
-
Dangote s'apprête à lancer une "introduction en bourse pour le peuple", la plus importante d'Afrique
-
Mexique : ouverture du procès pour le meurtre de trois surfeurs étrangers en 2024
-
Israël: le rival de Netanyahu l'accuse de prioriser sa survie politique
-
Le procès pour diffamation de Marie Portolano centré sur les agissements de Pierre Menès
-
Imposer l'épargne salariale ? Matignon tempère, dénonce une "fuite" et saisit la justice
-
Macron demande à von der Leyen une interdiction européenne des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
-
L'auteur des tirs mortels sur Aramburu affirme avoir voulu se "défendre"
-
Le haut représentant pour Gaza redoute que la solution à deux Etats devienne "impossible"
-
A Strasbourg, un centre d'innovation japonais va créer des robots médicaux
-
Ariane 6 pourrait être adaptée aux vols habités et monter en cadence
-
Imposer l'épargne salariale: la "piste" évoquée par Roland Lescure tempérée par Matignon
-
Dieselgate: Fiat Chrysler (Stellantis) renvoyé devant le tribunal correctionnel pour tromperie aggravée
-
Quand des humains guident des oiseaux dans les airs pour leur apprendre la migration
-
Fibre Excellence: trois mois de poursuite d'activité vont être demandés au tribunal de Commerce
-
Au sommet Lumière, quelques annonces et des appels à protéger le cinéma mondial face à l'IA
-
Canal de Panama : la nouvelle administratrice n'écarte pas d'autres restrictions de passages à cause d'El Niño
-
En Pologne, des robots manifestent contre l'IA
-
Noosha Aubel a krize v Postupimi: Jak dlouho je ještě možné tolerovat toto selhání vedení?
-
Ariane 6 pourrait lancer des vols habités, assure son concepteur
-
Noosha Aubel i kryzys w Poczdamie: jak długo jeszcze można tolerować tę porażkę władz?
-
Η Noosha Aubel και η κρίση του Πότσνταμ: Για πόσο ακόμα είναι ανεκτή αυτή η διαχειριστική αποτυχία;
-
ヌーシャ・オーベルとポツダムの危機:この指導力の欠如は、いつまで容認され続けるのか?
-
Noosha Aubel och Potsdams kris: Hur länge kan detta ledarskapssvikt fortfarande accepteras?
-
Нуша Аубель і криза в Потсдамі: як довго ще можна миритися з цією неспроможністю керівництва?
-
نوشا أوبيل وأزمة بوتسدام: إلى متى سيظل هذا الفشل القيادي مقبولاً؟
-
努莎·奧貝爾與波茨坦的危機:這種領導失職還能容忍多久?
-
누샤 아우벨과 포츠담의 위기: 이러한 리더십 부재는 얼마나 더 용인될 수 있는가?
-
नूशा ऑबेल और पॉट्सडैम का संकट: नेतृत्व की इस विफलता को और कितना सहन किया जा सकता है?
-
Noosha Aubel et la crise à Potsdam : jusqu’à quand ce manque de leadership restera-t-il acceptable ?
-
L'AIEA affirme que la Syrie d'Assad était sur le point d'achever un réacteur nucléaire
-
Ligue des champions: le Real Madrid débute par un "Mourinhico" contre l’Inter
-
"Progrès substantiels" vers des discussions tripartites avec la Russie et l'Ukraine, selon les Etats-Unis
-
Imposer l'épargne salariale est une piste pour financer le budget 2027, dit Lescure
-
Mondiaux de cyclisme: la Belgique avec Evenepoel, Van Aert et "un plan clair"
-
Marseille : le Marché du Soleil, temple de la contrefaçon, condamné à la fermeture
Dans l'impasse politique, les Tunisiens malmenés aussi par la crise économique
"Nos clients vivent au jour le jour, le salaire mensuel ne couvre même pas une semaine": dans sa boutique sur un marché de Tunis, Bilel Jani constate l'appauvrissement de la classe moyenne qui craint de devoir se serrer encore plus la ceinture.
Engluée dans une grave crise économique, la Tunisie a demandé son troisième prêt du Fonds monétaire international (FMI) en 10 ans.
Des responsables du Fonds effectuent jusqu'au 22 février "une visite virtuelle" en Tunisie avant le lancement éventuel de négociations formelles.
Le FMI a demandé au gouvernement des propositions de réformes susceptibles de comporter des coupes dans la masse salariale de la fonction publique et dans les subventions aux produits de base, faisant craindre à la population de nouveaux sacrifices.
"Les gens achetaient autrefois au kilo, maintenant ils ne prennent que le strict nécessaire", explique à l'AFP M. Jani, épicier du marché d'Halfaouine, au centre-ville.
Le pays, plongé dans une crise politique depuis que le président Kais Saied s'est octroyé les pleins pouvoirs en juillet, s'enfonce aussi dans la récession.
Delila Dridi, employée au ministère de l'Education, "gagne 1.000 dinars (305 euros) par mois". "D'habitude il m'en restait entre 60 et 100 DT tous les mois, aujourd'hui je dois emprunter pour boucler ma fin de mois", explique-t-elle à l'AFP.
Sa situation a commencé à se dégrader "quand Zine est parti", assure-t-elle, en référence au dictateur Zine El Abidine Ben Ali qui a dirigé le pays pendant 23 ans jusqu'à sa chute en 2011.
C'est l'immolation par le feu fin 2010 de Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant, qui a déclenché une révolte dans les régions déshéritées avant de gagner la capitale et obliger Ben Ali à s'enfuir, donnant aussi le coup d'envoi du Printemps arabe.
Depuis, plutôt que combattre la corruption et les problèmes structurels, la jeune démocratie tunisienne s'est enlisée dans des querelles idéologiques entre islamistes et laïcs.
Pour garantir la paix sociale, les gouvernements successifs ont massivement recruté au point que les effectifs de la fonction publique ont triplé en 10 ans pour atteindre 650.000 salariés, sans compter les plus de 150.000 salariés des entreprises publiques, selon le FMI.
Dans un document récent, l'International Crisis Group a averti que l'Etat "parvenait de justesse à couvrir les salaires du secteur public et à rembourser la dette extérieure".
- "Juste une étincelle" -
Peu de choses ont en outre été faites pour les régions pauvres, ce qui a creusé encore plus les inégalités, selon Romdhane Ben Amor du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES).
Ces dernières années, l'Union européenne et d'autres pays sont venus en aide à la Tunisie "via une injection de liquidités massive (prêts ou dons, ndlr) afin de protéger le tissu économique, les entreprises et les emplois", note l'économiste Ezzedine Saidane.
Mais en 2020, le pays a été frappé de plein fouet par la vague de Covid-19: le PIB s'est effondré de plus de 9% et plus de 80.000 PME ont fait faillite.
"L'économie est en profonde récession, la dette atteint des niveaux sans précédent, tout comme le chômage" très élevé chez les jeunes, selon M. Saidane.
Les pertes d'emplois et une inflation annuelle supérieure à 6% ont poussé une bonne partie de la classe moyenne vers la pauvreté, alimentant aussi une émigration massive de dizaines de milliers de jeunes Tunisiens en quête d'une vie meilleure.
Cette situation représente un défi immense pour le président Kais Saied qui a nommé un gouvernement en novembre mais dirige le pays à coups de décrets-lois.
Cet austère professeur de droit constitutionnel a promis de "nettoyer" les institutions mais "n'a aucun programme économique ou social", s'inquiète M. Ben Amor.
"Il ne rencontre pas les experts en économie, il ne voit que des experts en droit. Alors que notre problème n'est pas juridique".
"Le FMI parle des citoyens et de leurs besoins en termes de chiffres: la masse salariale publique, les taux d'intérêt, le niveau d'endettement. Il ne regarde pas les gens en fonction de leurs besoins: manger, se soigner, voyager", se préoccupe M. Ben Amor.
A l'instar de l'économiste Saidane, il pense que la crise pourrait déboucher sur davantage d'instabilité sociale: "cela ressemble au calme avant la tempête. Le pays attend juste une étincelle, exactement comme en 2010".
J.Bergmann--BTB