-
Les Bourses européennes à nouveau moroses après un rebond de courte durée
-
Les Etats-Unis plus seuls que jamais dans la guerre contre l'Iran
-
Maersk suspend temporairement des liaisons maritimes vers le Moyen-Orient à cause de la guerre
-
Après un rebond de courte durée, la Bourse de Paris repart dans le rouge
-
Municipales: Bardella à Marseille où un basculement au RN serait "un séisme"
-
A 19 ans, le fulgurant meneur français Nolan Traoré perce en NBA
-
Brésil: huit morts et quatre disparus dans l'effondrement d'une maison de retraite
-
La Bourse de Paris rebondit grâce un répit sur le pétrole
-
Moyen-Orient: accalmie sur le pétrole, rebond des Bourses européennes
-
Australie: sites pornographiques et chatbot IA tenus de filtrer les mineurs
-
Municipales: candidat et salarié, deux agendas parfois difficiles à concilier
-
F1/GP d'Australie - Essais libres 2: Piastri le plus rapide
-
Municipales à Paris: la majorité des candidats prêts à céder les clés du Parc des Princes au PSG
-
NBA: Wembanyama bouillant contre Détroit, LeBron dépasse (encore) Abdul-Jabbar
-
Ligue 1: le PSG retrouve Monaco pour une répétition générale avant Chelsea
-
Le marché du carbone au cœur d'un bras de fer en Europe
-
Fitch rend son verdict sur la note de la France
-
Avec la Russie mais pas sans polémique, Milan Cortina lance ses Jeux paralympiques
-
L'Ukraine accuse la Hongrie d'avoir "pris en otage" sept employés d'une banque ukrainienne à Budapest
-
Trump reçoit Messi et l'Inter Miami à la Maison Blanche
-
Israël annonce une "nouvelle phase" dans sa guerre contre l'Iran
-
Etats-Unis et Venezuela vont rétablir des relations diplomatiques
-
Foot: à trois mois du Mondial-2026, le Maroc tourne la page Regragui
-
Fin de l'aventure pour Regragui à la tête du Maroc, Mohamed Ouahbi nouveau sélectionneur
-
Coupe de France : après un final renversant, Lens file en demi-finale
-
Venezuela : le ministre américain de l'Intérieur se montre confiant dans les perspectives minières et pétrolières
-
Désigné meilleur jeu de l'année en France, "Clair Obscur" poursuit sa moisson de récompenses
-
Israël promet des "surprises" à venir dans la guerre contre l'Iran
-
Wall Street termine en baisse avec la nouvelle flambée des prix du pétrole
-
Le Royaume-Uni annonce le déploiement de nouveaux avions de combat dans le Golfe
-
Les animaux migrateurs de plus en plus menacés d'extinction, selon un rapport
-
Trump limoge sa ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem
-
Cyclisme: Pauline Ferrand-Prévot vise la gagne pour sa rentrée sur les Strade Bianche
-
Le Royaume-Uni annonce le déploiement de nouveaux avions de chasse dans le Golfe
-
Biathlon: après la folie des JO-2026, une reprise délicate pour les Françaises
-
L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad, selon l'ambassadeur à l'AFP
-
Britney Spears arrêtée pour conduite sous emprise en Californie
-
Des vers de terre et des champignons pour fertiliser le sol lunaire
-
Britney Spears arrêtée pour conduite sous emprise en Californie (médias)
-
Le Sri Lanka abrite un navire de guerre iranien par crainte d'une attaque américaine
-
Trump veut choisir le prochain dirigeant iranien, la panique gagne Beyrouth
-
La Bourse de Paris repart à la baisse, rattrapée par les prix du pétrole
-
L'inquiétude gagne à nouveau les marchés financiers face à la guerre au Moyen-Orient
-
Nouveau code de déontologie: les pharmaciens doivent agir contre les violences
-
Moyen-Orient : l'utilisation présumée de l'IA dans des frappes soulève de sérieuses questions, selon un expert
-
Violences conjugales: les généralistes questionnent trop peu les patientes, selon la HAS
-
Le patron de Paramount Skydance dit vouloir préserver l'indépendance de CNN
-
Moyen-Orient: les Bourses européennes cèdent face à la hausse des prix du pétrole
-
Prix du carburant: sous pression de l'opposition, le gouvernement défend son action
-
Transport maritime: Ormuz classé "zone de guerre", des milliers de marins peuvent demander un rapatriement
Dans la Nièvre, des paysans refusent de vivre à l'ombre de l'agrivoltaïsme
"Nous sommes des paysans, pas des paysagistes sous les panneaux solaires": dans la Nièvre, des agriculteurs refusent de servir d'"alibi" à l'agrivoltaïsme, qui fait cohabiter production photovoltaïque et agricole, luttant contre un système de "développement encadré", inédit en France, et mis en place par la Chambre d'agriculture.
"On ne veut pas être les supplétifs de l'énergie solaire": pour Sylvain Ratheau, éleveur, l'agrivoltaïsme est un leurre. Vivement encouragée dans le projet de loi d'accélération des énergies renouvelables, qui sera examiné par l'Assemblée nationale dès le 5 décembre après être passé par le Sénat, l'installation de panneaux sur les champs fait partie du plan gouvernemental visant à multiplier par dix la production d'énergie solaire d'ici à 2050.
Cet objectif très ambitieux conduit à un "développement anarchique qui transforme les campagnes", accuse M. Ratheau. "On veut faire vite alors on met des panneaux et on voit ce qu'on met dessous", affirme l'éleveur en balayant de la main un champ de céréales de 76 hectares au milieu duquel 22 ha de panneaux doivent être installés.
Ce projet, situé à Germenay (Nièvre), vient de passer le stade de l'enquête publique. Le préfet a jusqu'au 20 janvier pour l'approuver ou non.
"Ici, on va arrêter la culture de céréales pour faire du fourrage", plus compatible avec l'installation de panneaux. "Où est l'intérêt? C'est de l'entretien, pas de la réelle production agricole. On est des paysans, pas des paysagistes sous les panneaux", interpelle M. Ratheau, ancien porte-parole départemental du syndicat Confédération paysanne (20% des agriculteurs de la Nièvre).
Pour lui, le renouvelable est "juste un prétexte pour faire de l'argent". Selon le développeur du projet de Germenay, le danois European Energy, le propriétaire des terres les loue à cette entreprise "sous les 1.000 euros" par an par hectare, contre 100 à 150 euros l'hectare par an s'il les confiait en fermage.
De plus, il touchera encore 1.000 euros par an par hectare pour l'entretien des sols situés sous les panneaux, moins rentables. Ces quelque 2.000 euros s'ajoutent aux revenus qu'il tirera du fourrage produit.
- Jackpot photovoltaïque -
"L'agrivoltaïsme, c'est tout bénéfice", confirme Cécile Benoit d'Azy, qui loue ses 70 ha de terres à la société Photosol, à Verneuil, où le premier champ agrivoltaïque de la Nièvre a été installé en 2017. "Mon mari, exploitant agricole, partait en retraite avec seulement 1.000 euros par mois. Il fallait trouver une solution: avec l'agrivoltaïsme, on touche 70.000 euros par an, et sur trente ans".
Ce jackpot photovoltaïque a provoqué une multiplication des projets en Nièvre: dans ce département très rural et pauvre, près de soixante dossiers sont à l'étude, pour une surface proche des 2.000 ha visés par la Chambre de l'agriculture.
Pour ce faire, elle a instauré en 2021 un "développement encadré", unique en France, qui impose "un suivi annuel pour vérifier qu'il y ait bien une production agricole", explique Didier Ramet, le président de la Chambre.
De plus, afin que "tous les agriculteurs en profitent", selon M. Ramet, le développeur doit verser chaque année 1.500 euros par mégawatt produit au Groupement d'utilisation de financements agricoles de la Nièvre (Gufa), sorte de "fonds d'investissement", composé de la Chambre et des syndicats agricoles.
Selon M. Ramet, cette manne financière, qui devrait atteindre 3 millions d'euros par an, doit financer des "projets collectifs" utiles aux agriculteurs. Ceux-ci restent cependant à définir.
De plus, le producteur d'électricité doit verser une "compensation agricole", destinée à indemniser la baisse de rendement. Pour le projet de Germenay par exemple, European Energy donnera 170.000 euros, répartis entre la Coopérative d'utilisation de matériel agricole (Cuma) de la Nièvre et le Gufa.
"C'est juste pour se faire du pognon", en conclut Aline Bauman, productrice de fruits à Saint-Pierre-Le-Moûtier qui lutte contre un projet agrivoltaïque de 50 ha en face de chez elle.
- "Intérêt indéniable" -
Dénonçant un "détournement" des terres agricoles, la Confédération paysanne exige que les panneaux soient en priorité installés sur les bâtiments existants.
"Dans la Nièvre, il existe 3.000 ha de bâtiments et parkings. C'est plus qu'il n'en faut", pointe Sylvain Ratheau.
Une opinion soutenue par le syndicat Jeunes agriculteurs (JA, 30% dans la Nièvre). "L'agrivoltaïsme ferait encore augmenter les prix du foncier agricole au détriment de l'installation des jeunes", juge son coprésident Simon Gauche.
"Le coût de production est deux fois plus élevé sur du bâti", répond Antoine Dubosc, directeur du développement chez Photosol, qui a installé le premier projet agrivoltaïque en Nièvre, à Verneuil (70 ha).
Pour lui, l'opposition de "certains" paysans se nourrit d'un "fantasme": "la France ne va pas se couvrir de panneaux".
Selon le ministère de la Transition écologique, il faudrait 30.000 ha en France pour atteindre les objectifs, soit à peine plus de 0,10% de la surface agricole utile.
"Non, nos moutons ne sont pas des alibis", assure M. Dubosc en montrant les ovins qui broutent l'herbe grasse sous les 398.000 panneaux solaires de Verneuil.
"L'intérêt est indéniable", confirme Emmanuel Mortelmans, l'éleveur qui fait brouter ses 1.000 moutons sous les "tablettes".
"De 2015 à 2017, avec le réchauffement, on n'avait plus d'herbe. On était au bout du bout": le berger contacte alors Photosol qui accepte de lui ouvrir gratuitement les 70 ha sous les panneaux. "Sans ça, on aurait dû vendre une partie du troupeau".
"On n'a pas envie de voir la Nièvre se couvrir de panneaux", assure Emmanuel Bernard, président du syndicat FDSEA (30% des agriculteurs en Nièvre). "Mais on n'a pas vocation à rester pauvre".
G.Schulte--BTB