-
F1: Antonelli (Mercedes) remporte le Grand Prix de Belgique et creuse l'écart en tête du championnat
-
Cinq morts dans un séisme de magnitude 5,1 au Pérou
-
Incidents mineurs de contamination radioactive dans une centrale nucléaire d'Afrique du Sud
-
Des incidents mineurs de contamination radioactive dans une centrale nucléaire d'Afrique du Sud
-
Espagne: 13.000 hectares brûlés dans un incendie à 100 km au nord de Madrid
-
Au moins 50 militaires maliens tués dans une attaque des indépendantistes et des jihadistes samedi
-
En Inde, malaise autour de l'affaire des dons du temple de Ram
-
Climat et biodiversité: la station polaire Tara lance sa première expédition dans l'arctique
-
Andy Burnham, la continuité dans la politique étrangère britannique ?
-
A Beyrouth, "des clés sans maisons" pour raconter l'ampleur de la destruction dans le sud du Liban
-
Réconcilier foi et science: dans la seule école d'exorcisme d'Asie
-
L'IA dans la poche: les smartphones du futur s'exposent au salon de Shanghai
-
Libéré, l'artiste dissident cubain Luis Manuel Otero Alcantara s'exile aux Etats-Unis
-
Mondial-2026: Espagne-Argentine, l'explosif bouquet final
-
Argentine-Espagne, finale de rêve pour clore le Mondial de la démesure
-
Kiev bombardée au lendemain d'attaques ukrainiennes meurtrières contre la Russie
-
Donald Trump sous les projecteurs de la finale de la Coupe du Monde de football
-
Séisme au Venezuela: un chat sorti des décombres
-
L'influenceur masculiniste Andrew Tate et son frère arrêtés aux Etats-Unis
-
Puissantes explosions à Kiev au lendemain d'attaques ukrainiennes meurtrières contre la Russie
-
Mondial-2026: Deschamps sort sur une défaite dans un match fou, Mbappé dans l'histoire
-
Les Etats-Unis bombardent à nouveau l'Iran après la mort de deux de leurs soldats
-
Le "plus grand gâteau" du Venezuela pour les enfants victimes du tremblement de terre
-
Basket: Wembanyama de retour en Bleu deux ans après
-
Championnat des nations: l'Afrique du Sud tient son rang, la France première au Nord
-
Tour de France: Pogacar frappe encore, Seixas dans la cour des grands
-
F1: Antonelli intouchable en qualifications à Spa
Hantavirus: pour les experts, le défi d'informer sans réveiller la peur du Covid
Informer sans affoler: infectiologues, virologues et autres épidémiologistes, de retour au premier plan depuis l'émergence de l'hantavirus, s'emploient à communiquer, forts de l'expérience tirée de la traumatisante pandémie de Covid-19.
Depuis la détection d'un foyer d'hantavirus sur le bateau de croisière MV Hondius, à l'origine de trois morts et de onze cas confirmés à ce stade, dont une Française gravement atteinte, des médecins et chercheurs se succèdent sur les radios, télévisions et dans les journaux.
Certains, comme Yazdan Yazdanpanah, Antoine Flahault ou Xavier Lescure, ont fait œuvre de pédagogie collective lors d'une conférence de presse au ministère de la Santé, au côté de la ministre Stéphanie Rist.
À cette occasion, ils ont invité scientifiques, journalistes et grand public à faire "attention aux idées reçues", comme l'a déclaré l'épidémiologiste Antoine Flahault.
"Chacun de nous a été très exposé aux médias pendant la crise Covid, et on a tous appris. D'une part que l'on ne savait pas tout, d'autre part que les connaissances évoluaient et (...) qu'on avait des débats très vifs entre scientifiques sur des points qui étonnaient parfois les concitoyens", a déclaré ensuite à l'AFP ce professeur de santé publique à l'université Paris Cité.
L'hantavirus, "c'est clair que ça pourrait réveiller de mauvais souvenirs" mais "c'est important de rattacher ça à une histoire qui s'est améliorée avec l'expérience du Covid mais aussi d'autres infections", a estimé Luc Ginot, médecin de santé publique, sollicité par l'AFP.
"On a appris du Covid que les médecins ne peuvent pas diffuser n'importe quelle information qui brouille la cohérence de la réponse" sanitaire globale, a affirmé cet ex-directeur de la santé publique d'une Agence régionale de santé (ARS).
"Il faut éviter la course aux scoops dans les médias. Il y a des protocoles très stricts mis en œuvre par les ARS sous l'autorité du ministère. C'est important que les gens n'aient pas l'impression que l’État est en train de s'affoler… "
- "Tout et son contraire" -
Depuis l'ère Covid, la communication par temps de crise sanitaire est familière à certains experts, souvent chefs de service hospitaliers, tels Karine Lacombe, Arnaud Fontanet ou encore Gilles Pialoux, sollicités dernièrement par les médias.
Chez tous, le souci d'expliquer ce que l'on sait et ce que l'on ignore encore de l'épisode actuel d'hantavirus Andes, mais aussi de souligner les différences entre ce virus d'origine animale, rare mais déjà bien connu, avec le coronavirus inconnu surgi de Chine il y a six ans.
Des praticiens hospitaliers rompus aux réseaux sociaux ont aussi cherché à expliquer et rassurer.
Ainsi François-Xavier Moronval, urgentiste à Épinal, a posté lundi sur son compte Instagram -suivi par 54.000 personnes- une vidéo pédagogique invitant à la prudence face à des informations "qui partent dans tous les sens" et à une situation "qui fait peur car elle rappelle le Covid".
Autre exemple: Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue à l'hôpital Bichat AP-HP, a déroulé un fil d'explications sur Bluesky "car on entend tout et son contraire". "Même s'il faut être vigilant, CE N'EST PAS LE COVID", a insisté ce médecin et chercheur.
"La gestion d'épidémie ce n'est pas rassurer et minimiser, d'autant plus quand on ne sait rien. Ce n'est pas non plus prédire le prochain Covid et plaider systématiquement pour des mesures maximalistes pour toutes les menaces infectieuses, cela n'aurait aucun sens et émousserait la vigilance. C'est informer de façon transparente", a-t-il argumenté.
Mais l'hantavirus fait aussi ressurgir des théories du complot: des internautes coutumiers des fausses informations sur le Covid-19, évoquent à nouveau une "conspiration vaccinale" ou une '"arme de dépopulation massive".
"Hantavirus: la bombe médiatique qui sent la mise en scène", "Ils nous refont le scénario COVID amplifié dès le début", lit-on sur les réseaux.
Figure de proue du mouvement antivax et complotiste, Alexandra Henrion-Caude a comparé la situation à un "mauvais film", tandis que le Pr Christian Perronne, décrédibilisé par ses positions pendant le Covid, a déclaré à France Soir: "ça démarre comme par hasard en Argentine, juste au moment où l'Argentine suit les États-Unis pour sortir de l'OMS".
A.Kunz--VB