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La nappe de pétrole au large de l’Iran s'est "fortement réduite", selon une ONG
La nappe de pétrole apparue il y a quelques jours au large de l'île iranienne de Kharg, faisant craindre une marée noire, s'est "fortement réduite", a constaté samedi une organisation de défense de l'environnement, se basant sur l'analyse d'images satellitaires.
Ces derniers jours, des images satellite semblaient montrer une marée noire en expansion, dont on ignorait la cause, au large de l'île, principal terminal pétrolier iranien, par lequel transite en temps normal 90% du brut de la République islamique.
Les images du satellite Copernicus de samedi semblent montrer que la nappe s'est "fortement réduite" par rapport aux premiers clichés pris mercredi, a indiqué l'Observatoire des conflits et de l’environnement (Conflict and Environment Observatory - CEOBS), une organisation non gouvernementale basée au Royaume-Uni.
"La cause et l’origine de la nappe demeurent inconnues et ne peuvent pas être déterminées de manière concluante à partir des seules images disponibles", a ajouté le CEOBS, alors que des médias américains ont évoqué la possibilité de fuites dans les infrastructures pétrolières iraniennes.
"Bien que les infrastructures offshore de la région puissent constituer une source potentielle, nous ne sommes pas en mesure d’identifier un point d’origine définitif ni d’attribuer la marée noire à une cause spécifique à ce stade", a déclaré Leon Moreland, du CEOBS.
Certains médias, dont la chaîne américaine Fox News, ont suggéré que les capacités de stockage pétrolier de l’Iran pourraient être sous pression, le blocus naval américain perturbant la capacité du pays à exporter ou stocker du brut.
Moussa Ahmadi, président de la commission de l’énergie du Parlement iranien, a déclaré samedi à l’agence de presse Isna qu’il n’y avait "jusqu’à présent aucun rapport officiel confirmant" qu’une installation pétrolière iranienne fuyait en raison de capacités de stockage saturées. "La production dans les différents champs pétrolifères du pays se poursuit sans relâche et sans le moindre problème", a-t-il assuré.
Auparavant, Jafar Pourkabgani, député représentant la ville côtière de Bouchehr, avait assuré que "les taches observées" autour de l'île de Kharg "sont liées aux rejets de pétrole et d’eaux de ballast des pétroliers, qui ont été déversés en mer par un pétrolier européen au détriment de l’environnement", selon la télévision d’État.
L’Iran a en grande partie fermé le détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre avec les États-Unis et Israël, le 28 février. Les États-Unis ont depuis imposé un blocus des ports iraniens. De nombreux pétroliers sont bloqués dans la région en raison des deux blocus.
Fin mars, le président américain, Donald Trump, avait menacé "d'anéantir" l'île de Kharg si l'Iran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz à la navigation.
A.Zbinden--VB