-
La Bourse de Paris replonge dans le rouge
-
Indonésie: deux bébés tigres meurent d'un virus dans un zoo de Bandung
-
Au Vanuatu, une feuille sacrée pour protéger les forêts des pillages
-
À La Réunion, le téléphérique urbain séduit et s'apprête à prendre de l'altitude
-
Déficit public de la France: après une bonne surprise pour 2025, un gouvernement "ambitieux"
-
Caisse noire pour l'État, refuge pour les civils: la double vie des "cryptos" en Iran
-
Un 32e Sidaction pour raviver une lutte fragilisée
-
En Afrique du Sud, le mohair prospère dans le désert
-
Au Népal, le triomphe du populaire Balendra Shah
-
Au Gabon, la lutte pour faire vivre les bébés tortues marines
-
Le Salvador instaure la perpétuité pour les criminels de moins de 18 ans
-
Après les municipales, la primaire de la gauche mal engagée
-
Miami: Sabalenka remporte le choc contre Rybakina, affrontera Gauff en finale
-
Vance vs. Rubio: le duel émergent pour succéder à Trump
-
Australie: trois sites majeurs de production de GNL interrompus au passage d'un cyclone
-
NBA: les Knicks surpris par les Hornets
-
Trump reporte son ultimatum à l'Iran, le détroit d'Ormuz au menu du G7
-
Droits voisins, aliments sucrés pour nourrissons: carton plein pour la journée MoDem à l'Assemblée
-
L’Ukraine détruit les exportations russes de pétrole de la terreur
-
Mondial-2026: l'Italie franchit un premier obstacle, le Kosovo aussi
-
Mondial-2026/Barrages: l'Italie passe l'obstacle nord-irlandais et ira défier la Bosnie
-
Foot: La France domine le Brésil et prend date en vue du Mondial
-
Mondiaux de patinage: Malinin retrouve la tête, Siao Him Fa en lice pour un podim
-
Wall Street finit en nette baisse, la tech prise pour cible (Nasdaq: -2,38%)
-
"Un rêve qui devient réalité": Barcelone attend le Tour de France
-
Décès de Loana: M6 va diffuser la série "Culte" mardi lors d'une soirée spéciale
-
Mondiaux de patinage: Malinin retrouve la tête, Siao Him Fa bien placé après le court
-
L'ex-policier français soupçonné d'un double féminicide entendu par un juge au Portugal
-
A Paris, départ du premier train de nuit Paris-Berlin European Sleeper
-
JO-2028: Trente ans après, le CIO rétablit les tests de féminité
-
Attaques d'Israël: le Liban saisit le Conseil de sécurité de l'ONU
-
Népal: le futur Premier ministre salue sa victoire dans un clip de rap, appelle à l'unité
-
La Bourse de Paris rechute (-0,98%) après trois jours de reprise
-
Tour de Catalogne: Vernon gagne la 4e étape au sprint devant Godon, toujours leader
-
Décharges sauvages: 750.000 euros d'amende et la remise en état des sites requis contre Nestlé
-
Un bébé singe doré est né au ZooParc de Beauval, une première hors d'Asie
-
Résolution de l'ONU sur l'esclavage africain : en Afrique de l'Ouest, un "moment historique" et des doutes
-
Dans l'espace, les spermatozoïdes ont du mal à trouver leur chemin
-
Les Etats-Unis attaquent l'OMC au premier jour de sa conférence ministérielle
-
Paul McCartney annonce la sortie d'un nouvel album à 83 ans
-
Un mort et des blessés en Israël après une vague de frappes d'Iran et du Liban
-
Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade
-
Près de trois mois après sa capture, Maduro de retour devant la justice américaine
-
Renaissance ou exil: en Hongrie, l'avenir des médias indépendants suspendu aux élections
-
Comment des activistes aux Etats-Unis aident des Iraniens à accéder aux terminaux Starlink
-
Kaboul enterre des victimes d'une frappe pakistanaise, des proches toujours sans réponse
-
L'ex-policier français soupçonné d'un double féminicide présenté à un juge au Portugal
-
Presse et plateformes numériques: les députés cherchent à débloquer les droits voisins
-
Décharges sauvages de Nestlé: les parties civiles demandent des analyses complémentaires
-
Course à la Lune: comment la Chine défie l'Amérique
Au Gabon, la lutte pour faire vivre les bébés tortues marines
Elles tiennent dans la paume d’une main. Ces bébés tortues olivâtres viennent de sortir de leur nid sur une plage du Gabon. Il leur faut traverser 10 mètres de sable pour rejoindre l’océan, un véritable parcours du combattant.
Au départ, "leurs chances de survie sont infimes" avec un taux de 1 pour 1000, explique à l'AFP François Boussamba, expert gabonais des tortues et directeur de l'ONG Aventures sans frontières, en scrutant le sable blanc à la recherche de nids sur une plage du parc national de Pongara, dans l'ouest du Gabon.
Chaque jour, pendant la saison des pontes, des ONG et des écogardes de l'Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) patrouillent sur les plages du pays pour protéger les œufs et mettre à l'abri les plus menacés.
Les plages de Pongara, à 30 minutes de bateau de la capitale Libreville, sont un cadre optimal pour la nidification des tortues: côte sauvage, climat équatorial, large ouverture sur l'océan, pentes légères idéales pour la femelle.
Mais nombreux sont les dangers, de l'érosion (avancée de la mer) aux multiples prédateurs (animaux domestiques, crabes et oiseaux, poissons) qui empêchent les œufs d'arriver à maturité au terme des 60 jours d'incubation, souligne François Boussamba.
- Muscler les bébés -
À Libreville, chaque matin vers 07H00, les bénévoles de l’association Projet tortues Tahiti Gabon patrouillent sur la plage et contrôlent les nids dans l’écloserie, un enclos grillagé situé à proximité où les œufs les plus menacés sont emmenés et mis en sécurité jusqu'à éclosion.
Un fois nées, les petites tortues doivent être déplacées pour leur permettre d'aller à la mer. Mais pas question de les mettre directement dans l'eau, "il faut qu'elles se musclent pour ensuite pouvoir nager dans l'océan", explique Clémence, bénévole de l'association, tout en veillant que rien n'entrave leur parcours vers l’océan.
Sur ses 900 km de côte, le Gabon accueille quatre espèces de tortues pendant la saison de nidification, d’octobre à avril: vertes, olivâtres, imbriquées et luth.
Selon l’ONG américaine Wildlife Conservation Society (WCS), ce pays d'Afrique centrale a la plus forte densité de nidification du continent, avec en moyenne 30.000 à 40.000 pontes par an, toutes espèces de tortues confondues. Et le Gabon est aussi le premier pays au monde pour les nidifications de tortues luth, la plus grande des sept espèces de tortues marines (1,60m et 500 kg en moyenne), qui est menacée, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
En veillant sur ses œufs, les agents de Pongara permettent "la survie de cette espèce", souligne Edouard Moussavou, directeur adjoint du parc de Pongara.
- Effet Trump -
La présence de nombreuses tortues marines fait la fierté du Gabon. Cela montre "que notre écosystème est sain et en bonne santé", selon François Boussamba.
Face aux multiples menaces - dont les activités humaines (pêche industrielle, pollution plastique et braconnage), en plus de l'érosion côtière et des prédateurs naturels -, le Gabon ne reste pas inactif pour protéger les tortues marines.
Depuis 2013, ses efforts de conservation étaient soutenus financièrement par les États-Unis, notamment via des programmes de l’US Fish and Wildlife Service, une agence américaine en charge de la biodiversité.
Mais depuis la suspension des subventions par l'administration du président américain Donald Trump, "les activités de suivi des tortues sont à l’arrêt ou complètement ralenties", déplore Édouard Moussavou. "Il y aura moins de personnel, moins de données, et c’est vraiment une difficulté pour nous".
- Salaires non versés -
À ces difficultés s'ajoutent les retards de paiement des salaires des membres de l’ANPN, qui gère les 13 parcs du pays, note Sosthène Ndong Engonga, secrétaire général du Syndicat national des écogardes du Gabon (SYNEG). Comme d'autres fonctionnaires et contractuels gabonais, les quelque 580 écogardes se retrouvent régulièrement privés de leur salaire.
"Même quand il y a de l'argent, il faut que nous fassions du tapage pour avoir nos salaires", dénonce-t-il, assurant avoir bataillé au Trésor public en février pour obtenir le paiement des arriérés.
Pour ces agents essentiels à la conservation de la biodiversité exceptionnelle du Gabon, le risque est d'être "obligé de tout abandonner", craint-il, "parce que nous avons des charges que nous n'arrivons plus à assumer" sans salaire régulier.
Sur une plage de Pongara, Alain Banguiya, 40 ans, fait des patrouilles nocturnes en espérant voir une tortue luth sortir de l'eau pour pondre dans le sable. Ecogarde depuis 2015, il n'a pas été payé depuis deux mois maintenant mais pour lui, hors de question d'abandonner.
"On a le devoir de se battre jusqu'au bout, d'avoir le moral (...) Malgré les obstacles, on garde notre cap : la conservation", affirme-t-il avec fierté.
B.Wyler--VB