-
Les concerts de Patrick Bruel à Montréal à leur tour annulés
-
Mondial-2026: mise en garde du régulateur contre les addictions aux paris sportifs
-
Roland-Garros: Sabalenka sombre, Auger-Aliassime tombe, la surprise Chwalinska
-
Ebola : la riposte humanitaire est en train de "rattraper" son retard selon l'OMS
-
Kev Adams s'illustre dans une célèbre émission télé américaine
-
En visio depuis l'espace, Sophie Adenot confie à des élèves voir "la marque de l'être humain sur la nature"
-
Moscou "panique" face aux frappes de drones ukrainiens, selon Kaja Kallas à l'AFP
-
Moscou "panique" face aux frappes de drones ukrainiens,selon Kaja Kallas à l'AFP
-
Liban: au moins neuf morts dans des frappes israéliennes, le Hezbollah dit avoir visé Israël
-
Violences sexuelles: les concerts à Montréal de Patrick Bruel annulés, selon les organisateurs
-
Foot: Pierre Sage à Lens, un an seulement et puis s'en va
-
L'aversion au risque gagne la Bourse de Paris après le regain de tensions au Moyen-Orient
-
Disparition de Lyhanna: le suspect visé par d'autres plaintes pour des faits antérieurs
-
Algérie: les derniers obstacles judiciaires levés avant une possible grâce de Gleizes
-
Moscou "panique" face aux frappes de drones ukrainiens (Kaja Kallas à l'AFP)
-
Les Bourses mondiales en baisse, inquiètes de la guerre au Moyen-Orient et de l'inflation
-
Lyhanna: enquête administrative pour de possibles "dysfonctionnements" sur les antécédents du suspect
-
Pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné: le commandant en garde à vue
-
Roland-Garros: Sabalenka sombre, Chwalinska invitée surprise du dernier carré
-
Critiquée par les Occidentaux, la présidente de Tanzanie en visite en Russie
-
La Russie est "de plus en plus désespérée" face à l'Ukraine, estime le chef de l'Otan
-
Wall Street en baisse, consolide après une série de records
-
Les deux frères d'Anouchka Delon condamnés à des amendes pour la diffusion d'un enregistrement privé
-
Meurtre d'un étudiant blanc par un Sikh au Royaume-Uni: Starmer appelle au calme
-
Des chercheurs trouvent de la levure dans les entrailles d'Ötzi... et en font du pain
-
Une coalition mondiale de médias s'élargit pour parler d'une voix face à l'IA
-
Violences xénophobes en Afrique du Sud: "ils nous ont chassés comme des chiens"
-
Vatican: des activistes anti-corrida neutralisés avant l'audience du pape
-
L'Iran et les Etats-Unis s'affrontent dans le Golfe, un mort et 63 blessés au Koweït
-
Gestion de l'eau: comment EDF adapte centrales et barrages au changement climatique
-
Les Îles Salomon vont réexaminer leur traité avec la Chine
-
Danemark: la Première ministre dévoile son gouvernement, composé d'une majorité de femmes
-
Hommage à Edgar Morin : Macron salue "un destin exceptionnel du siècle" qui ne céda jamais à "la vérité d'un seul camp"
-
Droit du consommateur: Shein écope de nouvelles amendes en France
-
Inde: au moins 21 morts dans l'incendie d'un hôtel de la capitale New Delhi
-
USA: les démocrates tiennent la corde aux primaires en Californie et à Los Angeles
-
Des drones ukrainiens frappent Saint-Pétersbourg où s'ouvre le Forum économique
-
La Bourse de Paris en repli prudent, rattrapée par la guerre au Moyen-Orient
-
Duralex: l'ancien directeur général et son fils contestent leurs licenciements
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris en repli prudent
-
Pancréas, désescalade thérapeutique et Ozempic: des avancées sur le front de la lutte anti-cancer
-
Guerre au Moyen-Orient: l'OCDE plus pessimiste pour une économie mondiale "sous pression"
-
Japon: une tempête tropicale frappe Tokyo et déverse des pluies torrentielles
-
Se transformer en Musclor a "été une tâche colossale", confie Nicholas Galitzine
-
L'Iran et les Etats-Unis s'affrontent dans le Golfe, l'aéroport du Koweit fermé
-
"Obsession" et "Backrooms": les films d'horreur indépendants attirent les jeunes au cinéma
-
Avec SpaceX en Bourse, la fortune d'Elon Musk flirtera avec les 1.000 milliards de dollars
-
"20 minutes de terreur": l'IA dope les arnaques par clones vocaux aux Etats-Unis
-
Présidentielle au Pérou : dans l'Altiplano, le vote de la désillusion
-
La qualité de l'eau en Bretagne, un sujet à dimension nationale
Crash électrique pour Stellantis, qui annonce la deuxième plus lourde perte pour un groupe français
Pénalisé par ses déboires dans les voitures électriques, le constructeur automobile Stellantis a publié jeudi une perte nette de 22,3 milliards d'euros pour l'année 2025, la deuxième plus importante jamais enregistrée par un groupe français.
Cette énorme perte du groupe italo-franco-américain aux 14 marques (Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge DS, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot, Ram, Vauxhall...) s'explique par des charges de 25,4 milliards d'euros, qui traduisent un plan de réduction de sa production dans l'électrique, où les ventes sont très inférieures à ses attentes initiales, et de relance de modèles à essence et diesel.
Une décision prise à la suite des difficultés des modèles électriques aux Etats-Unis, marché clé pour Stellantis, où ce segment recule faute de soutien de l'administration Trump.
En annonçant le 6 février cette provision colossale, le nouveau directeur général Antonio Filosa, arrivé aux commandes en juin pour remplacer Carlos Tavares, avait expliqué vouloir "réinitialiser" la stratégie du groupe qui a "surestimé" le rythme de la mutation électrique, surtout aux Etats-Unis.
Les provisions financeront notamment l'arrêt de certains modèles électriques et de projets d'usines de batteries.
La perte comptable de Stellantis est la deuxième plus importante jamais annoncée par un groupe français, derrière le record de Vivendi (-23,3 milliards d'euros en 2002) mais devant France Télécom (-20,7 milliards en 2002) et EDF (-17,9 milliards en 2022).
C'est aussi presque le triple du précédent record pour un groupe automobile français, celui de Renault en 2020 (-8 milliards).
Comme Stellantis, Ford et General Motors ont eux aussi passé de très lourdes charges pour prendre en compte dans leur bilan la lenteur des ventes de voitures électriques aux Etats-Unis.
En 2025, le chiffre d'affaires du groupe italo-franco-américain a baissé de 2%, à 153,5 milliards, malgré une hausse de 1% des ventes en volume, à 5,5 millions de véhicules.
Les recettes ont pâti d'une politique de baisse des prix, un tournant après la stratégie de prix élevés de Carlos Tavares.
Au second semestre 2025, Stellantis a en revanche vu son chiffre d’affaires progresser de 10%, avec 2,8 millions de véhicules vendus, grâce à un rebond de 39% aux Etats-Unis.
Pour 2026, il a confirmé ses perspectives d'une amélioration de son chiffre d’affaires et d'un retour à une marge légèrement positive.
- Retour du thermique -
Les ventes devraient être portées cette année par la montée en puissance de nouveaux modèles, notamment des pick-up thermiques aux Etats-Unis, avec un niveau de prix stable, en hausse sur le marché américain mais en baisse en Europe.
Pour le groupe, "il n'y a pas de conflit entre diesel et innovation, il faut fournir ce que les clients demandent".
En revanche, les droits de douanes mis en place aux Etats-Unis ont impacté les comptes de 1,2 milliard d'euros en 2025 et devraient de nouveau les amputer de 1,6 milliard en 2026.
Estimation que Stellantis a confirmée jeudi malgré la décision de la Cour suprême des Etats-Unis d'invalider les taxes douanières du président Donald Trump.
Ces derniers jours, Stellantis a confirmé son revirement dans l'électrique en annonçant la vente de ses 49% dans NextStar Energy, qui développe la première "gigafactory" de batteries pour voitures électriques du Canada, et une prochaine sortie de sa coentreprise avec Samsung, qui construit deux giga-usines de batteries aux Etats-Unis.
L'annonce des charges début février avait fait chuter de 24% le cours de l'action Stellantis, mais celle-ci n'a quasiment pas bougé jeudi matin, signe que les marchés avaient anticipé ces résultats.
Même s'ils jugeaient nécessaire un tournant stratégique au vu des difficultés du groupe, les analystes restent mitigés sur son choix de fortement ralentir dans l'électrique.
La vente des voitures tout-électriques se développe inégalement dans le monde, d'où un impact contrasté selon les constructeurs. Elle est rapide en Chine, où les voitures 100% électriques représentent environ la moitié des ventes, lente aux Etats-Unis (environ 8% des ventes) et intermédiaire en Europe (20% environ), encore loin des 90% que vise l'UE pour 2035.
Un niveau insuffisant pour Stellantis qui, en 2022, annonçait vouloir vendre 100% de véhicules électriques en Europe et 50% aux Etats-Unis en 2030.
S.Spengler--VB