-
Google lance un centre d'IA en Allemagne, qui tente de rester dans la course
-
La Chine prévoit un nouveau coup de frein sur sa croissance
-
Kim Jong Un affirme équiper sa marine d'armes nucléaires
-
Népal: jour de scrutin crucial, six mois après le soulèvement de la Génération Z
-
Angleterre: Manchester City perd du terrain, Chelsea s'éclate
-
Le Brésil ratifie l'accord commercial UE-Mercosur
-
Coupe de France: Nice arrache la qualification pour les demies à Lorient
-
Coupe de France: L'OM rechute, Toulouse file en demi-finales
-
Wall Street parvient à surmonter les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient
-
Liban: le chef du Hezbollah défiant, les forces israéliennes avancent dans le sud
-
Argentine: au procès du sous-marin San Juan, les limites d'une vérité engloutie
-
Wall Street se reprend, aidée par une détente des prix du pétrole
-
Chouchou Lazare, le styliste gabonais qui transforme le raphia en trésor de la mode
-
Panne électrique massive à Cuba, déjà en pénurie de carburant
-
La famille d'un homme que Gemini aurait poussé au suicide attaque Google
-
Cuba: les deux tiers de l'île, dont La Havane, sans électricité en raison d'une panne
-
Des oeuvres de Michel-Ange cachées dans une pièce secrète, selon une chercheuse
-
Municipales: débats entre les principaux candidats à Lille et à Rennes, la sécurité sujet central
-
Harvey Weinstein sera rejugé pour viol à partir du 14 avril
-
Royaume-Uni: le conjoint d'une députée Labour parmi trois hommes arrêtés pour espionnage au profit de Pékin
-
La Bourse de Paris termine sur un rebond après deux séances de lourdes pertes
-
Au salon du tourisme à Berlin, les stands orientaux désertés mais confiants
-
Guerre au Moyen-Orient: le Medef inquiet mais ne panique pas
-
L'élévation du niveau des océans pourrait avoir été sous-estimée, révèle une étude
-
Kanye West et son "nazisme décomplexé" pas bienvenu en concert à Marseille
-
Avion de combat européen: le bras de fer Dassault-Airbus met le Scaf en péril
-
Cyclisme: Van Aert pense avoir été victime d'un "sabotage" au GP Samyn
-
La justice reconnaît un "lien direct" entre le cancer du sein d'une infirmière et son travail de nuit
-
Obésité: un accompagnement renforcé désormais remboursé pour certains adultes
-
Procès du sous-marin San Juan en Argentine : "il était en état de naviguer", se défend le principal accusé
-
Pénurie de carburant à Cuba: Air France va suspendre ses vols
-
"Non à la guerre": Pedro Sanchez tient tête à Trump et reçoit le soutien des Européens
-
Adidas sanctionné en Bourse, minimise l'impact du conflit au Moyen-Orient
-
Avant les JO-2028, la Turquie naturalise à tout-va
-
Avec le "Made in Europe", Bruxelles veut accélérer la lutte pour la réindustrialisation
-
France: un mois de février "historique" et "anormalement" chaud et pluvieux
-
Moyen-Orient: l'Europe rebondit après deux séances dans le rouge, le gaz se détend
-
La Chine ouvre sa grand-messe politique annuelle
-
France: l'essence prend quelques centimes, en lien avec la guerre au Moyen-Orient
-
La guerre de la désinformation fait aussi rage au Moyen-Orient
-
F1: "Personne ne sera prêt à Melbourne", affirme Pierre Gasly
-
Birmanie: les automobilistes se ruent sur l'essence en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Municipales 2026: à Lille, six candidats face-à-face se disputent l'après-Aubry
-
Les Rafale dopent les résultats de Dassault en 2025 dans un contexte "incertain"
-
Le Texas donne le ton des élections de mi-mandat avec des primaires sous tension
-
Moyen-Orient: la flambée des hydrocarbures secoue les Bourses asiatiques, l'Europe tente un rebond
-
Moyen-Orient: la France prévoit une réunion du G7 Finances "sans doute en début de semaine prochaine"
-
Grèce: les dirigeants de l'ex-parti néonazi Aube dorée reconnus coupables en appel
-
Carburants en France: le gouvernement s'attend à une "hausse de quelques centimes" et prévoit des contrôles
-
Moyen-Orient: les Bourses européennes temporisent après deux séances de chute
"Tout est détruit": en Indonésie, les sinistrés au désespoir après les inondations
"Tout est détruit": Merliana Siregar a perdu tout espoir en découvrant, à son retour mercredi dans son village de Tukka, au nord de l'île indonésienne de Sumatra, ce qui restait de sa maison dévastée par les inondations.
"C'est petit, pas le palais d'un millionnaire. Mais ma maison est là pour nous apporter la paix et la joie", dit-elle. Au lieu de ça, elle patauge dans la boue recouvrant le sol de la maison jusqu'aux murs blanchis à la chaux.
Le couple de cultivateurs de riz et leur enfant ont réussi à fuir dans des conditions dantesques sur des hauteurs la semaine dernière, alors qu'ils étaient sur le point d'être submergés par les inondations qui ont fait plus de 800 mort en Indonésie.
De retour chez elle pour constater les dégâts, Merliana Siregar, 58 ans, est dévastée.
"Tout a été détruit", lâche-t-elle. "Comment je me sens en voyant ma maison où j'ai vécu si longtemps, à ce point détruite ? J'ai envie de pleurer", dit-elle. "Nous sommes tellement endettés. Mais maintenant, il n'y a plus aucun espoir. Tout est détruit. Nous ne savons pas ce que nous mangerons demain".
Seuls des objets accrochés en hauteur sur les murs, deux tableaux encadrés représentant Jésus et des photos des filles du couple, ont été épargnés.
Merliana dit n'avoir jamais vu une montée des eaux aussi soudaine.
La famille s'est d'abord réfugiée sur une plateforme surélevée derrière la maison alors que les eaux continuaient de monter, mais s'est vite retrouvée à court de provisions.
Un voisin les a aidés, ainsi que leurs proches, à traverser les zones inondées pour gagner une hauteur, mais ils se sont retrouvés dehors, luttant pour leur survie.
"Nous voulions évacuer, mais le courant était trop fort. Nous n'avions pas d'autre choix que de rester là. J'était gelée, comme tout le monde. Les enfants n'arrêtaient pas de pleurer", se souvient-elle.
La famille est actuellement hébergée par des amis et dépend d'une aide gouvernementale limitée. Le mari de Merliana, Edo Sitompul s'inquiète aussi pour la suite.
"S'il n'y a pas d'aide pour réparer cette maison, cet accès routier et l'accès à la rivière, on est dans le flou", souligne-t-il, espérant que le gouvernement réparera "tout" et "rapidement".
- "Traumatisée" -
Plus loin, Lestari Manurung, commerçante, marche dans l'eau qui ne s'est pas encore retirée des rues principales du village. Sans abri depuis la catastrophe, elle cherche un moyen de rejoindre des proches à la grande ville la plus proche, Medan.
Les eaux ont charrié des troncs d'arbre qui ont ravagé sa maison, décrit-elle. Elle aussi, comme beaucoup d'autres dans la région, se dit stupéfaite de la rapidité avec laquelle les flots ont déferlé.
"C'était comme dans un cauchemar. Comment l'eau a-t-elle pu monter aussi vite ? Je n'ai pas pu sauver mes affaires", ajoute-t-elle, avouant être traumatisée.
Cette vendeuse de fruits de 45 ans est parvenue à se réfugier dans un centre pour personnes évacuées, dans des conditions sommaires. "Nous en avions marre des nouilles instantanées, mais c'était mieux que de n'avoir rien à manger et mourir de faim", reconnait-elle.
Elle espère que les sinistrés recevront de l'aide.
"Le plus important c'est une maison. Une maison simple pour que nous puissions rentrer" chez nous, souligne-t-elle.
G.Frei--VB