-
En Angola, le pape appelle à l'"espérance" devant 100.000 fidèles
-
Malaisie: un incendie ravage un millier de maisons
-
"Ma scie est mon corps": une sculptrice sud-coréenne nonagénaire enfin reconnue comme pionnière
-
Terminator version Usain Bolt: des robots battent les humains lors d'une course à Pékin
-
Voulu par Trump, le SAVE America Act menace le vote des femmes et des minorités
-
Tendances: le pantalon "barrel", la coupe est pleine
-
Irak: des pisciculteurs privés de revenus après la mort de tonnes de poissons
-
L'armée allemande à la conquête de la génération fitness
-
L'Iran prévient qu'un accord est encore loin, à trois jours de la fin du cessez-le-feu
-
A Belle-Île, la difficile cohabitation entre les voitures et les vélos
-
A Buenos Aires, une "rave" géante en hommage... au pape François
-
NBA: Wembanyama débute avec gourmandise ses premiers play-offs
-
Les Bulgares votent pour la huitième fois en cinq ans, l’ex-président Radev favori
-
Léon XIV à la rencontre des fidèles et de la jeunesse d'Angola
-
L'Iran referme le détroit d'Ormuz, à trois jours de l'expiration du cessez-le-feu
-
Angleterre: Chelsea lâche prise, Tottenham encore frustré
-
24 Heures moto: BMW en tête après huit heures de course
-
Qualifs. Mondial-2027: accrochées par les Pays-Bas, les Bleues à l'arrêt
-
Top 14: Pau distance Bordeaux-Bègles dans la course aux demies
-
Ligue 1: Freiné par Nice, Lille manque une balle de break
-
Ligue 1: Marseille giflé par Lorient, Lille tenu en échec par Nice
-
Le ministre du Travail écarte l'idée d'un 8 mars férié
-
Grasset: 300 auteurs appellent à la création d'une "clause de conscience" dans l'édition
-
24 Heures moto: BMW et Yamaha à la bagarre après six heures de course
-
Italie: Naples sombre à domicile, l'Inter sacré dès le week-end prochain ?
-
Ukraine: six morts dans une fusillade à Kiev, le tireur présumé abattu
-
Carburant: le gouvernement appelle les distributeurs à baisser les prix
-
Au Liban, des déplacés libanais réticents à rentrer chez eux malgré la trêve
-
En Angola, Léon XIV fustige les "catastrophes" liées à l'exploitation des ressources
-
Ukraine: au moins cinq morts dans une fusillade à Kiev, le tireur présumé abattu
-
ATP 500 de Barcelone: Fils en finale, à un mois de Roland-Garros
-
Ligue 1: Lorient s'offre un OM désespérant
-
Six nations: succès bonifié mais en deux temps pour les Bleues face aux Galloises
-
Liban: un Casque bleu français tué dans une embuscade attribuée au Hezbollah
-
Manifestations en Allemagne pour dénoncer un ralentissement de la transition énergétique
-
Léon XIV poursuit sa tournée africaine en Angola, avec Trump en toile de fond
-
Euro de judo: deux nouvelles médailles pour les Bleus
-
A Londres, la police antiterroriste enquête après un incendie contre l'ancien local d'une association juive
-
Italie: Allegri se projette sur le long terme avec l'AC Milan et ne se voit pas sélectionneur
-
La maladie à corps de Lewy, un trouble neurodégénératif peu connu mais fréquent
-
L'Iran verrouille de nouveau le détroit d'Ormuz face au blocus américain
-
Amstel Gold Race: Evenepoel grand favori en l'absence de Pogacar
-
Nathalie Baye en six films
-
Algues en Guadeloupe: l'année s'annonce chargée en sargasses
-
L'actrice française Nathalie Baye est morte, annonce sa famille à l'AFP
-
Nathalie Baye, la discrète en majesté
-
Des chamans IA prédisent l'avenir en Corée du Sud
-
Face à Trump, les armes passent à gauche aux Etats-Unis
-
Jeux vidéo rendus inutilisables: des citoyens en colère interpellent l'UE
-
Les industriels du plastique sous pression avec la flambée du pétrole
Des scientifiques malaisiens transforment les punaises de lit de fléau en redoutables détectives
Transformer les punaises de lit, insecte redouté pour les nuisances domestiques et démangeaisons qu'il cause, en un minuscule auxiliaire de police redoutable permettant de résoudre des enquêtes criminelles: telle est la prouesse réalisée par des scientifiques malaisiens.
Sous les lumières blanches d'un laboratoire, un assistant de recherche tend son avant-bras puis renverse délicatement un récipient grillagé sur sa peau pour permettre à une masse grouillante de punaises de lit de se nourrir de son sang.
Cette équipe de chercheurs de l'Université des sciences de Malaisie (USM) de la région de Penang (nord-ouest) a découvert que les punaises de lit tropicales peuvent conserver l'ADN humain jusqu'à 45 jours après avoir sucé le sang de leur proies.
Ces minuscules créatures qui adorent se cacher dans les fissures des têtes de lit, les coutures des matelas et les housses d'oreillers provoquant des démangeaisons insupportables, peuvent ainsi devenir des éléments de preuve de la présence d'auteurs potentiels sur des lieux de crime.
A partir d'une simple goutte de sang, les enquêteurs de police pourront peut-être un jour reconstituer le profil complet d'un suspect, explique l'entomologiste Abdul Hafiz Ab Majid.
"Nous appelons les punaises de lit le +musuh dalam selimut+ (en malais, "l'ennemi dans la couverture") ", confie-t-il à l'AFP. "Mais (…) elles peuvent aussi être des espions" pour aider à résoudre des crimes.
- Sexe et couleur des yeux -
Dans un laboratoire de l'École des sciences biologiques de l'USM, M. Hafiz et une chercheuse post-doctorante, Lim Li, ont passé près de cinq ans à étudier les punaises de lit tropicales Cimex hemipterus.
Elles sont élevées dans de simples récipients placés sous une paillasse de laboratoire, chacun enveloppé dans du plastique noir pour simuler les conditions que les puces de lit recherchent.
Par une température du laboratoire maintenue entre 23 et 24 degrés, les insectes aspirent de 1,5 à 5,3 microlitres de sang à chaque repas, une "quantité inférieure à une goutte", explique M. Hafiz.
D'après les chercheurs, l'ADN extrait du sang humain consommé par les punaises de lit peut permettre de retrouver un "profil phénotypique" de base, autrement dit les caractéristiques observables d'une personne, ainsi que son sexe jusqu'à 45 jours plus tard.
En utilisant les marqueurs STR (répétition courte en tandem) et SNP (polymorphisme mononucléotidique) - des séquences d'ADN spécifiques extraites du sang -, les chercheurs peuvent déterminer le sexe, la couleur des yeux, des cheveux et de la peau des suspects potentiels.
L'étude intitulée "Profilage humain à partir de l'analyse STR et SNP de la punaise de lit tropicale, Cimex hemipterus", a été publiée dans la revue scientifique Nature il y a deux ans. Il s'agissait de la première utilisation médico-légale documentée impliquant cet insecte.
- "Plus fiables" -
Contrairement aux moustiques et aux mouches, les punaises de lit ne volent pas. "Gorgées de sang" après s'être nourries, elles restent donc dans un périmètre limité, "un rayon de six mètres", et "sont donc plus fiables", explique M. Hafiz.
"C’est ce qui les rend uniques. On peut dire qu'elles sont parfaites comme outil médico-légal, contrairement aux moustiques qui… s’envolent".
Au laboratoire, Mme Lim confie être une "victime consentante" pour la science, en faisant des tests sur son propre sang.
"J'ai laissé (les punaises) se nourrir de mon sang pour tester combien de temps (il faudrait) à l'ADN humain pour se dégrader", dit-elle, en expliquant que ces insectes ne sont pas des vecteurs et ne peuvent pas transmettre des maladies par leurs piqûres.
Mais si les chercheurs imaginent un avenir où des punaises de lit pourraient mener les enquêteurs vers des suspects, les insectes ne sont pas pour autant une solution miracle, notamment pour résoudre des "cold cases", les affaires les plus anciennes.
"Cela ne donne aux enquêteurs qu'un délai de 45 jours pour utiliser les punaises de lit comme preuve, et seulement si l'on en trouve sur les lieux du crime", souligne M. Hafiz.
F.Stadler--VB