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Wopke Hoekstra, le Monsieur Climat d'une Europe qui appuie sur le frein
Ambitieux et pressé, le commissaire européen Wopke Hoekstra a réussi à se faire un nom dans la diplomatie climatique, malgré les critiques de la gauche sur son profil libéral. Mais il doit composer avec les divisions d'une Europe moins allante sur les enjeux environnementaux.
Ce Néerlandais de 49 ans portera la voix de l'Union européenne lors de la prochaine conférence de l'ONU sur le climat, la COP30, en novembre au Brésil.
Mais quelle voix? Les négociations patinent entre les pays européens, qui risquent d'arriver à cette COP sans avoir tranché leur trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2035 et 2040.
Chargé du climat depuis deux ans à la Commission européenne, Wopke Hoekstra relativise.
"Tout le monde sait parfaitement que nous restons parmi les plus ambitieux en matière d'action climatique", souligne-t-il dans un entretien accordé à l'AFP.
"Je suis convaincu que nous aurons un objectif ambitieux que l'Europe pourra porter sur la scène internationale" à la COP30, dit encore cet ancien ministre des Finances (2017-2022) et des Affaires étrangères (2022-2023) des Pays-Bas.
Avec sa taille imposante de près de deux mètres et une communication bien huilée, Wopke Hoekstra est parvenu à émerger, dans une équipe de la Commission européenne en manque de figures charismatiques.
Les défenseurs de l'environnement et la gauche de l'hémicycle avaient pourtant très mal accueilli sa nomination en octobre 2023, dénonçant notamment ses fonctions passées chez la compagnie pétrolière Shell.
"J'ai travaillé environ trois ans chez Shell, jusqu'en 2004. Ce n'est pas exactement la préhistoire, mais c'était il y a longtemps. Franchement, je pense avoir montré" depuis que "j'essaie de faire avancer les choses dans le domaine de l'action climatique", répond-il.
Dès sa première COP fin 2023 à Dubaï, l'Union européenne avait joué un rôle de pivot remarqué pour pousser l'ensemble des pays à sortir progressivement des énergies fossiles. Et les observateurs se souviennent de ce grand brun en costume et... baskets courant d'une réunion à l'autre afin de faire avancer la négociation.
"Il est arrivé avec l'étiquette Shell", mais s'est "mis dans le sujet et a fait un bon travail", juge anonymement un ancien collaborateur à la Commission qui le décrit comme "ambitieux" et "parfois perçu comme un peu trop à l'aise" voire "arrogant".
- "Pris à la gorge" -
Wopke Hoekstra a su gagner la confiance des eurodéputés, plutôt "rassurés quand il a été renommé commissaire en 2024", raconte une source parlementaire, car il connaît ses dossiers et "cherche à donner des gages à tout le spectre" politique.
Mais après les grandes ambitions du pacte vert du précédent mandat, l'Europe se retrouve sur la défensive.
Les élections européennes de juin 2024 sont passées par là, marquées par la poussée de l'extrême droite. Et les lois environnementales sont remises en cause à droite, à coups de reports voire de détricotage de textes.
Wopke Hoekstra affirme que l'ambition demeure et explique s'adapter à la nouvelle configuration du Parlement, fort de son expérience des tractations au sein des coalitions politiques aux Pays-Bas
Issu du centre droit, le commissaire européen, marié et père de quatre enfants, revendique une écologie "pragmatique" qui tente d'allier compétitivité et climat.
"Son approche est très libérale, il essaye de parler aux marchés" et s'engage sur "la négociation climatique", mais moins sur la protection de la biodiversité, estime encore son ancien interlocuteur de la Commission.
Pour tenter d'arracher un compromis entre les 27 sur leur objectif en 2040, Wopke Hoekstra a fait un tour des capitales ces dernières semaines. Sans obtenir de feu vert jusqu'ici, notamment de la France.
Certains lui reprochent d'avoir tardé à lancer les discussions en présentant début juillet seulement la proposition de la Commission - une réduction de 90% des émissions de gaz à effet de serre en 2040 par rapport à 1990, assortie de quelques "flexibilités".
"Wopke Hoekstra a un peu joué la montre là où il aurait dû engager des négociations beaucoup plus rapidement avec Paris", considère Neil Makaroff, expert du think tank Strategic Perspectives.
Avec le risque d'être "pris à la gorge dans cette dernière ligne droite" avant la COP de Belem, au Brésil, où l'Europe pourrait se présenter sans trajectoire climatique établie.
S.Spengler--VB