-
Cinq choses à savoir sur le nouveau plan quinquennal de la Chine
-
Moyen-Orient: les Bourses en Europe plient face à la hausse des prix de l'énergie, rebond de l'Asie
-
Attaque du Mémorial berlinois de l'Holocauste: un jeune Syrien condamné à 13 ans de prison
-
Jeux paralympiques: Arthur Bauchet, ambition quintuplé
-
Le Sénat américain refuse de limiter les pouvoirs de Trump contre l'Iran
-
Japon: troisième échec du lancement d'une fusée par une start-up
-
En Afghanistan, des manifestations de soutien au gouvernement taliban face au Pakistan
-
Guerre au Moyen-Orient: coup de froid sur le tourisme
-
Les Népalais votent pour une scrutin crucial six mois après le soulèvement de la Génération Z
-
Un retraité ukrainien, dernier habitant d'un immeuble de Kharkiv sous les frappes russes
-
Visite d'un ministre américain au Venezuela, annonciatrice d'une coopération "illimitée"
-
Coupe de France: Pierre Sage retrouve Lyon et les émotions
-
NBA: le Thunder s'impose à New York
-
La guerre au Moyen-Orient s'étend avec des frappes de l'Iran contre des groupes kurdes
-
Avant les Oscars, le cinéaste derrière "Arco" livre un vibrant plaidoyer contre l'IA
-
Législatives en Colombie : sans sièges réservés, les ex-Farc reconvertis en parti politique jouent leur survie
-
Népal: jour de scrutin, six mois après le soulèvement de la Génération Z
-
Pégases: derrière l'évidence "Clair Obscur", une fête en demi-teinte pour le jeu vidéo français
-
Attaque du Mémorial berlinois de l'Holocauste: un jeune Syrien fixé sur son sort jeudi
-
Google lance un centre d'IA en Allemagne, qui tente de rester dans la course
-
La Chine prévoit un nouveau coup de frein sur sa croissance
-
Kim Jong Un affirme équiper sa marine d'armes nucléaires
-
Népal: jour de scrutin crucial, six mois après le soulèvement de la Génération Z
-
Angleterre: Manchester City perd du terrain, Chelsea s'éclate
-
Le Brésil ratifie l'accord commercial UE-Mercosur
-
Coupe de France: Nice arrache la qualification pour les demies à Lorient
-
Coupe de France: L'OM rechute, Toulouse file en demi-finales
-
Wall Street parvient à surmonter les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient
-
Liban: le chef du Hezbollah défiant, les forces israéliennes avancent dans le sud
-
Argentine: au procès du sous-marin San Juan, les limites d'une vérité engloutie
-
Wall Street se reprend, aidée par une détente des prix du pétrole
-
Chouchou Lazare, le styliste gabonais qui transforme le raphia en trésor de la mode
-
Panne électrique massive à Cuba, déjà en pénurie de carburant
-
La famille d'un homme que Gemini aurait poussé au suicide attaque Google
-
Cuba: les deux tiers de l'île, dont La Havane, sans électricité en raison d'une panne
-
Des oeuvres de Michel-Ange cachées dans une pièce secrète, selon une chercheuse
-
Municipales: débats entre les principaux candidats à Lille et à Rennes, la sécurité sujet central
-
Harvey Weinstein sera rejugé pour viol à partir du 14 avril
-
Royaume-Uni: le conjoint d'une députée Labour parmi trois hommes arrêtés pour espionnage au profit de Pékin
-
La Bourse de Paris termine sur un rebond après deux séances de lourdes pertes
-
Au salon du tourisme à Berlin, les stands orientaux désertés mais confiants
-
Guerre au Moyen-Orient: le Medef inquiet mais ne panique pas
-
L'élévation du niveau des océans pourrait avoir été sous-estimée, révèle une étude
-
Kanye West et son "nazisme décomplexé" pas bienvenu en concert à Marseille
-
Avion de combat européen: le bras de fer Dassault-Airbus met le Scaf en péril
-
Cyclisme: Van Aert pense avoir été victime d'un "sabotage" au GP Samyn
-
La justice reconnaît un "lien direct" entre le cancer du sein d'une infirmière et son travail de nuit
-
Obésité: un accompagnement renforcé désormais remboursé pour certains adultes
-
Procès du sous-marin San Juan en Argentine : "il était en état de naviguer", se défend le principal accusé
-
Pénurie de carburant à Cuba: Air France va suspendre ses vols
Coulée de boue au Brésil: "je ne dors plus, je ne mange plus", dit une rescapée
"Je ne dors plus, je ne mange plus, la douleur est trop forte", dit à l'AFP Maria Lucia da Silva, habitante de Jardim Monteverde, l'une des zones les plus touchées par les pluies diluviennes qui ont fait au moins 91 morts à Recife, dans le nord-est du Brésil.
Cette femme au foyer de 56 ans a pu être évacuée à temps pour ne pas être submergée par une coulée de boue, mais ses voisins n'ont pas eu la même chance: 11 personnes d'une même famille ont péri et une 12e est portée disparue.
"Les 11 corps qui ont été retrouvés vont être enterrés cet après-midi, mais ils cherchent encore la nièce de mon amie. Elle avait 32 ans, l'âge de ma fille", poursuit cette femme noire qui porte des lunettes de soleil pour cacher ses larmes.
"Je ne peux plus rien dire, sinon je vais encore pleurer", lance-t-elle, entre deux sanglots.
À Jardim Monteverde, quartier pauvre à flanc de colline à la limite de Recife, capitale du Pernambouc, et de la municipalité de Jaboatao dos Guararapes, des dizaines de pompiers poursuivaient lundi les recherches de la vingtaine de personnes disparues sous la pluie battante.
Au sommet de la colline, certaines maisons sont encore debout, mais à quelques mètres, on peut voir un gouffre qui tombe à pic, presque à la verticale, là où une épaisse couche de boue a tout dévasté sur son passage.
En contrebas, un amas de débris, de morceaux de briques, de vêtements, de jouets et autres objets personnels des victimes du glissement de terrain.
- "Comme un tsunami" -
Mario Guadalupe, retraité de 60 ans, a échappé de peu à la catastrophe.
La coulée de boue "a failli emporter ma maison. J'ai tout vu et je connais tous ceux qui sont morts", assure ce métis aux épaisses lunettes et à la moustache grisonnante.
"J'ai d'abord vu un pan de terre tomber, et juste après, c'était comme un tsunami. La boue a tout dévasté".
Sa modeste demeure, préservée par miracle, sert à présent de lieu de stockage pour des vivres distribuées aux sinistrés.
"On ne peut pas dire que c'était une tragédie annoncée. Ça fait 40 ans que je vis ici et on n'avait jamais vu une chose pareille", dit-il.
"C'est sûrement un phénomène lié au réchauffement climatique, parce qu'on n'avait jamais vu autant de pluie en si peu de temps", poursuit-il, craignant que d'autres drames similaires se reproduisent: "Ça nous sert d'avertissement pour l'hiver (austral) prochain".
Les météorologistes attribuent les pluies torrentielles qui se sont abattues sur le Pernambouc à un phénomène nommé "vagues orientales", habituel en cette période de l'année, avec des nuages chargés qui se déplacent du continent africain vers la région côtière brésilienne.
En quelques heures, dans la nuit de vendredi à samedi, il est tombé 70% du volume total de précipitations attendu pour tout le mois de mai.
Même si personne ne s'attendait à une telle tragédie, certains habitants sont remontés contre les autorités.
"Beaucoup de gens ici ont tout perdu. Non seulement leurs maisons, mais leur vie! Nous avons besoin de médicaments, de nourriture", lance Jailson Gomes de Souza, un maçon de 34 ans vêtu d'un ciré jaune.
"Jardim Monteverde appelle au secours! Il ne faut pas venir ici seulement pour faire campagne avant les élections", avertit-il.
O.Bulka--BTB