-
Liban: 41 morts dans une opération commando israélienne pour retrouver un pilote disparu
-
Ligue 1: l'OM prend sa revanche à Toulouse
-
Est du Liban: 41 morts dans une opération commando israélienne pour retrouver un pilote disparu
-
Netanyahu jure de poursuivre la guerre contre l'Iran et d'"éradiquer le régime"
-
Six nations: "Un énorme accomplissement", savoure Quesada après la victoire historique contre l'Angleterre
-
Six nations: l'Angleterre s'enfonce et concède sa première défaite face à l'Italie
-
Tournoi des six nations: contre l'Ecosse, la défense française s'est liquéfiée
-
Espagne: l'Atlético Madrid ferme la porte à un départ de Griezmann (directeur du football)
-
Tournoi: contre l'Ecosse, la défense française s'est liquéfiée
-
Strade Bianche: "Tadej Pogacar était vraiment au-dessus", reconnaît Seixas
-
Strade Bianche: Pogacar en habitué, Seixas sur la voie royale
-
Biathlon: Simon brille dans la mass start de Kontiolahti, Jeanmonnot en difficulté
-
Six nations: le XV de France humilié par l'Ecosse, voit le Grand Chelem s'envoler
-
Trump lance une coalition pour "éradiquer" les cartels en Amérique latine
-
Les Etats-Unis ont commencé à utiliser des bases militaires britanniques contre l'Iran
-
Khamenei tué par Israël: coup de maître ou succès facile?
-
Aux chantiers navals de Gdansk, les femmes sont les reines des hauteurs
-
Ski: après les JO, Pinheiro Braathen récidive en géant et met Odermatt sous pression
-
Ukraine: au moins 12 morts dans des frappes russes nocturnes, un immeuble détruit à Kharkiv
-
Israël a mené sans succès une opération au Liban pour retrouver les restes de l'aviateur Ron Arad
-
Ukraine: au moins dix morts dans des frappes russes nocturnes, un immeuble détruit à Kharkiv
-
Ski alpin: l'Italienne Pirovano double la mise en descente à Val di Fassa
-
Au Népal, le pari politique réussi du populaire Balendra Shah
-
Ligue 1: Marseille sans défense
-
Six nations: Finn Russell, feu sacré et sang-froid de l'Ecosse
-
XV de France: troisième ligne et premiers choix
-
L'astéroïde dévié par la Nasa a changé d'orbite autour du Soleil
-
"Je dors trois heures par nuit": l'angoisse d'une Iranienne exilée, sans nouvelles de ses proches
-
Trump, la guerre "au feeling"
-
L'aide mexicaine, un petit soulagement face à la crise alimentaire à Cuba
-
En Finlande, des enfants traversent la Baltique gelée en aéroglisseur pour aller à l'école
-
F1: Russell en pole, Mercedes écrase la concurrence en Australie
-
Législatives au Népal: le maire de Katmandou Shah l'emporte sur l'ex-Premier ministre Oli
-
NBA: Wembanyama magique avec les Spurs, Tatum "ému" avec les Celtics
-
Ski: Adrien Théaux annonce mettre fin à sa carrière à la fin de l'hiver
-
Tennis: débuts solides pour Sinner et Sabalenka en quête d'un premier titre à Indian Wells
-
Israël pilonne Téhéran après une semaine de guerre
-
Trump, en pleine guerre en Iran, réunit ses alliés d'Amérique latine
-
A une semaine des municipales, derniers jours d'une campagne sans certitude
-
Le rappeur Naps, condamné pour viol, remis en liberté sous contrôle judiciaire avant le procès en appel
-
Six nations: l'Irlande fait le job contre les Gallois, sans impressionner
-
Venezuela: l'inflation grimpe en flèche en 2025, à 475%
-
Ligue 1: le PSG giflé par Monaco à cinq jours du choc contre Chelsea
-
Wall Street clôture en baisse, mise à mal par le pétrole et l'emploi américain
-
A Colmar, un nouvel éclat pour "La Vierge au buisson de roses" avant le Louvre
-
Pétroliers bloqués dans le Golfe: un risque écologique majeur, prévient Greenpeace
-
Des migrants africains effrayés mais toujours au travail dans le Golfe malgré les attaques de missiles
-
Milan Cortina: les Jeux paralympiques ouverts, la Russie huée pour son retour
-
Impact de la guerre attendu sur les factures de gaz en mai, selon Bercy
-
Les Libanais replongent dans le cauchemar d'une guerre qu'ils n'ont "pas choisie"
Radis chinois ou nouveaux cépages, alliés du rosé de Provence face au changement climatique
"On plante des radis chinois, dont les racines aèrent les sols et favorisent la pénétration de l'eau", explique Adeline de Barry, dont les vignes du château de Saint-Martin, en Provence, sont exposées de plein fouet aux effets du dérèglement climatique.
La vigneronne multiplie les initiatives pour adapter à ces nouvelles conditions ce domaine de 100 hectares à Taradeau (Var), dont la moitié de vignes classées dans la prestigieuse appellation "Côtes de Provence", propriété de sa famille depuis 1740.
Elle prône une "agriculture de régénération", faite d'une "somme de petites actions plutôt que la recherche d'une solution unique" afin de préserver le caractère mondialement reconnu des vins de la région, notamment rosés.
En quelques dizaines d'années, le vignoble de Provence s'est imposé comme une référence dans cette couleur, avec un positionnement plutôt haut de gamme.
L'acquisition de domaines par quelques stars hollywoodiennes, comme Brad Pitt ou George Clooney, a encore rehaussé cette image. Aujourd'hui, la filière pèse entre 800 millions et un milliard d'euros selon les années. Et exporte 40% de ses volumes.
Mais ce vin, associé dans l'imaginaire des consommateurs à la fraîcheur d'un apéritif estival, est paradoxalement menacé par le dérèglement climatique, notamment le réchauffement auquel le pourtour méditerranéen est particulièrement exposé, selon le Giec, les experts du climat mandatés par l'ONU.
Sur le territoire de l'AOP Côtes de Provence, la température moyenne annuelle a déjà augmenté de +1,5°C par rapport à la moyenne des années 1960-1990, selon Météo France, au delà des objectifs de l'accord de Paris.
- Fraîcheur -
"Le risque, c'est qu'on se retrouve avec des rosés qui ne ressemblent plus à des rosés de Provence. Aujourd'hui la Provence a un style qu'elle a rendu très populaire, qui nous donne ce statut de leader avec nos rosés pâles, frais, aromatiques," analyse Brice Eymard, directeur général du Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence (CIVP).
"Mais demain, si on a un changement climatique trop fort, des raisins trop concentrés, on va se retrouver avec des taux de sucre, des degrés d'alcool beaucoup plus forts. Donc des arômes beaucoup plus confits, plus d'alcool. Et on va perdre cette fraîcheur et cette typicité."
Un danger existentiel contre lequel la profession a lancé un "plan climat", articulé autour de la consommation d'eau, des pratiques de culture, de l'impact environnemental et des cépages.
A La Celle, commune de l'appellation Coteaux varois en Provence, à une quarantaine de kilomètres de Taradeau, Gilles Masson et ses équipes du Centre du rosé récoltent les premières grappes de jeunes vignes, plantées il y a quatre ans.
Sur une parcelle d'un demi-hectare poussent plus de 120 nouveaux cépages issus notamment de croisements de ceux typiques du rosé provençal, comme le Cinsault ou le Rolle et d'autres venus de régions ou pays au climat déjà particulièrement chaud, Sicile, Grèce, Espagne...
"On en tirera peut-être les trois ou quatre cépages qui feront les rosés de demain," avance le directeur du centre de recherches, oenologue de formation et lui-même vigneron. "L'objectif est d'élaborer des cépages résistants aux maladies et à la sécheresse", ou encore qui bourgeonnent plus tard, pour échapper aux gelées printanières tardives, autre effet du dérèglement climatique.
- Vigne connectée -
Les vignes sont connectées à des capteurs, pour mesurer leur humidité ou la circulation de la sève, et les baies sont régulièrement testées pour leur maturation, taux de sucre, d'acidité ou d'alcool.
Une fois récoltées, elles font l'objet de "micro-vinifications" d'une douzaine de bouteilles maximum, pour évaluer leur potentiel aromatique, ou chromatique.
"On va chercher à produire des vins moins +alcooleux+, légèrement plus acides de manière à maintenir la fraîcheur des vins de Provence", détaille Grégori Lanza, chargé de projet oenologie au Centre.
Au Château de Saint-Martin, Adeline de Barry teste aussi l'acclimatation de cépages sicilien, Nero d'Avola, ou grecs, Agiorgitiko, Xinomavro. Les cahiers des charges d'appellation autorisent cette expérimentation et les nouveaux venus "se plaisent bien", constate-t-elle.
Le domaine développe aussi l'agroforesterie, plantant dans les champs de vignes des rangées d'arbres fruitiers, arbustes ou plantes, en plus des radis chinois ou des graines de moutarde, qui "ramènent beaucoup d'oligo-éléments".
La biodiversité en profite, les sols aussi et "ça retient mieux l'eau", constate la propriétaire.
"Avec moins d'événements pluvieux, mais plus violents, c'est essentiel car sinon les sols sont lessivés".
Mais pour planter des arbres, il faut arracher des ceps. "On perd deux rangs de vigne tous les dix rangs", calcule-t-elle. "C'est un investissement que tout le monde ne peut pas faire. Mais ça se ressent dans la qualité du vin."
N.Schaad--VB