-
"Ce feu te dévore": des habitants évacués face à un incendie inédit près de Madrid
-
21 morts dans des frappes en Russie et en Ukraine
-
Andy Burnham inaugure son Downing Street "du Nord" à Manchester
-
Incendies en Europe : les derniers développements
-
Özgür Özel, le visage d'une opposition turque combative
-
Onze morts dans des frappes en Russie et en Ukraine, le géant russe de l'e-commerce visé
-
Inde: pas d'avancée dans les discussions entre gouvernement et étudiants en colère
-
Allemagne: Jürgen Klopp face au plus grand défi de sa carrière
-
La Bourse de Paris semble décidée à bien finir la semaine
-
Foot: Jürgen Klopp nommé sélectionneur de l'Allemagne
-
Nouvelle attaque de drones ukrainiens contre des entrepôts du géant de l'e-commerce russe
-
Netanyahu promet d'agir "avec fermeté" après des violences meurtrières en Cisjordanie
-
Face au "plus gros feu de la saison", 40.000 personnes évacuent le Cap-Ferret
-
Iryna Terekh, l'architecte de la frappe en profondeur ukrainienne
-
Nouvelle attaque de drones ukrainiens contre des entrepôts du géant d'e-commerce russe
-
Incendies: ordre d'évacuer le Cap-Ferret, plus de 10.000 hectares parcourus dans le Sud-Ouest
-
Inde: discussions annoncées entre le gouvernement et les étudiants frondeurs
-
Incendies: Paris sollicite l'aide européenne, état d'urgence en Espagne
-
Japon: deux morts sur le mont Fuji, une femme de 99 ans secourue
-
Athlétisme: aux championnats de France à Albi, le regard tourné vers l'Euro malgré les absences
-
Dix ans après le meurtre d'une voix critique, les Cambodgiens toujours réduits au silence
-
Andy Burnham installe son Downing Street "du Nord" à Manchester
-
Incendies en Nouvelle-Aquitaine: des dizaines de milliers d'évacués, des renforts aériens attendus
-
Nouvelles frappes américaines en Iran, le pétrole au-dessus des 100 dollars le baril
-
Incendies en Nouvelle-Aquitaine: 29.000 évacués, des renforts aériens attendus
-
Confiance et crédibilité, maitres mots des six candidats dans la course à la tête de l'ONU
-
Le ministère américain de la Justice annule les citations à comparaître de journalistes du New York Times
-
Aux Etats-Unis, les restrictions sur plusieurs peptides en passe d'être levées malgré les inquiétudes
-
Débat télévisé entre les six candidats dans la course à la tête de l'ONU
-
Gironde: 4.800 hectares brûlés et plus de 20.000 évacués, les pompiers défendent "maison par maison"
-
Wall Street plombée par la dégringolade de la tech et les craintes sur l'énergie
-
La médaille Fields couronne quatre jeunes mathématiciens, dont deux Chinois
-
L'Iran et les Etats-Unis se disent déterminés à poursuivre leurs attaques
-
La DJ Barbara Butch va porter plainte contre LFI
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge, entre risque géopolitique et résultats
-
Gironde: 3.400 hectares brûlés et plus de 20.000 évacués, l'incendie "contenu"
-
Tour de France: Richard Carapaz remporte la 18e étape au sommet d'Orcières-Merlette
-
Wall Street ouvre en nette baisse, plombée par la chute d'Alphabet et Tesla
"De plus en plus probable" que 2024 sera l'année la plus chaude jamais enregistrée, selon Copernicus
Juillet 2024 a été un tout petit peu moins chaud que juillet 2023 mais cela n'est pas pour autant rassurant: selon Copernicus, l'observatoire européen du changement climatique, il est désormais "de plus en plus probable" que 2024 sera l'année la plus chaude jamais enregistrée.
La série de 13 records mensuels consécutifs de chaleur à la surface de la Terre "a pris fin, mais seulement d'un cheveu", souligne Samantha Burgess, cheffe adjointe du service changement climatique (C3S) de Copernicus, dans un communiqué.
En effet, au cours du mois dernier, marqué par des records de chaleur en Grèce ou au Japon et un mercure dépassant les 48°C au Maroc et ayant provoqué 21 morts en 24 heures, la température moyenne à la surface du globe a été de 16,91°C, soit seulement 0,04°C plus basse que le précédent record de juillet 2023, indique le bulletin mensuel de Copernicus.
La chaleur a été particulièrement élevée dans l'ouest des États-Unis et du Canada, dans la majeure partie de l'Afrique, du Moyen-Orient et de l'Asie, ainsi que dans l'est de l'Antarctique, ainsi qu'en Europe qui a connu son deuxième mois de juillet le plus chaud, après juillet 2010.
Au global, le mois reste 1,48°C plus chaud qu'un mois de juillet normal pour la période 1850-1900, avant que les hommes ne commencent à rejeter en masse des gaz à effet de serre.
C'est certes un peu moins que la limite symbolique des 1,5°C, qui avait été franchie chaque mois depuis un an.
Mais juillet 2024 restera le deuxième mois le plus chaud jamais enregistré, toutes saisons confondues, souligne Copernicus.
- Catastrophes en série -
Et "le contexte général n'a pas changé: notre climat continue de se réchauffer", souligne Mme Burgess. "Les effets dévastateurs du changement climatique ont commencé bien avant 2023 et se poursuivront jusqu'à ce que les émissions mondiales de gaz à effet de serre atteignent la neutralité carbone".
"Le monde est en train de devenir trop chaud pour que nous puissions y faire face", s'est alarmé mercredi Celeste Saulo, la vice-présidente de l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
Et en effet, juillet n'a pas été épargné par les conséquences dévastatrices du changement climatique.
Le mois a été marqué par plusieurs vagues de chaleur, notamment en Europe centrale et en Méditerranée. Des inondations record ont eu lieu au Pakistan ou en Chine, des ouragans comme Béryl ont frappé les Caraïbes et les Etats-Unis, des glissements de terrain parfois meurtriers ont affecté l'Etat du Kerala, en Inde, et des mégafeux ont ravagé la Californie.
Par ailleurs, le monde a battu en juillet deux jours de suite le record de la journée la plus chaude jamais enregistrée, les 22 puis 23 juillet.
Et les océans, qui absorbent 90% de l’excès de chaleur généré par les activités humaines, continuent de surchauffer. Leur température moyenne en juillet a été de 20,88°C, soit la deuxième plus haute valeur mensuelle pour un mois de juillet, seulement 0,01°C de moins que le record établi l'an dernier, après 15 records mensuels consécutifs.
- Record annuel "probable" -
Cela reste inquiétant car on aurait pu s'attendre à une baisse plus importante alors que le phénomène climatique El Niño, connu pour augmenter la température des océans, touche à sa fin.
Preuve en est, le mercure dans la zone du Pacifique équatorial, zone dans laquelle El Niño se manifeste particulièrement, a commencé à descendre, "ce qui indique le développement d'un La Niña", la version opposée de ce phénomène d'oscillation thermique, qui contribue normalement à rafraîchir la planète.
Malgré cette évolution, beaucoup d'experts prédisent déjà que 2024 sera plus chaude que 2023, qui était déjà une année record.
Depuis janvier, la température mondiale est déjà 0,27°C plus chaude que la même période de 2023, souligne Copernicus. Il faudrait une forte baisse pour la fin d'année pour que 2024 termine en dessous de 2023.
Or "cela s'est rarement produit" depuis le début des mesures, "ce qui rend de plus en plus probable le fait que 2024 sera l'année la plus chaude jamais enregistrée", conclut Copernicus.
P.Staeheli--VB