-
Pyongyang produit chaque année de quoi fabriquer jusqu'à 20 armes nucléaires, selon Séoul
-
Visite du ministre de l'Intérieur russe à Cuba en pleines tensions avec Washington
-
Japon: verdict attendu pour l'assassin présumé de l'ex-Premier ministre Shinzo Abe
-
PMA, IA et autres questions sensibles: lancement des Etats généraux de la bioéthique
-
Premier vote sur le Mercosur au Parlement européen, traversé par des lignes de fractures nationales
-
Groenland: Trump attendu à Davos pour un face-à-face avec les Européens
-
Chili: le président élu Kast confie la Défense et les Droits humains à d'ex-avocats de Pinochet
-
Espagne: un mort et quatre blessés graves dans une nouvelle catastrophe ferroviaire
-
Venezuela: Trump veut impliquer Machado, la présidente par intérim accélère les réformes
-
Ligue des champions: "un résultat très très très injuste" pour le PSG, peste Luis Enrique
-
Incendies au Chili : des sinistrés désemparés implorent de l'aide au milieu des décombres
-
F1: Audi présente la première monoplace de son histoire
-
Ligue des champions: Monaco humilié et déclassé par le Real Madrid, continue de s'enforcer
-
Ligue des champions: Mbappé punit Monaco et achète la paix sociale à Madrid
-
Ligue des champions: le PSG piégé par le Sporting et pas rassuré pour son top 8
-
Ligue des champions: Arsenal file en 8e, City et le Paris SG chutent
-
Ligue des champions: Arsenal au septième ciel grâce à Jesus
-
Ligue des champions: Manchester City tombe de haut à Bodo (3-1)
-
Deux chasseurs condamnés après avoir tué un cerf sur la propriété de Luc Besson
-
Accusé de diffamation par Jean-Michel Aulas, Rue89Lyon relaxé
-
En Syrie, le pouvoir accorde un nouveau sursis aux Kurdes
-
CAN-2025: fin de la parade survoltée des Lions, fêtés par des dizaines de milliers de Sénégalais
-
En Tunisie, des pluies "exceptionnelles" font quatre morts
-
Redressement fiscal en vue pour Castel, sur fond de dissensions
-
"Autour de 20 milliards d'euros" d'exportations d'armements français en 2025 (ministre)
-
Côte d'Ivoire: l'Etat va acheter les stocks de cacao pour résoudre la crise
-
CAN-2025: des dizaines de milliers de Sénégalais fêtent leurs Lions dans Dakar survoltée
-
Les Kurdes de Turquie se mobilisent pour leurs "frères" en Syrie
-
Tunisie: quatre morts dans des pluies "exceptionnelles", situation "critique" dans certaines régions
-
La Bourse de Paris recule sur fond de tensions entre Etats-Unis et Union Européenne
-
Loi fin de vie: le Sénat se penche sur l'aide à mourir, la droite monte au créneau
-
Malgré les critiques, Londres approuve un projet de super-ambassade chinoise
-
CAN-2025: les Lions fêtés par les Sénégalais lors d'une parade dans Dakar survoltée
-
Incendies au Chili : la météo offre un répit aux secours
-
Turquie: les partis kurdes solidaires de leurs "frères" en Syrie
-
Groenland: Moscou reste évasif sur les ambitions de Trump
-
Mercosur: des milliers d'agriculteurs européens en colère à Strasbourg
-
Wall Street ouvre en nette baisse face aux menaces douanières de Trump
-
Ski: Scheib marque son territoire à Kronplatz, Brignone à pas de géante
-
Arrêtons de "flatter" Trump, dit un ancien chef de l'Otan
-
Ski: Scheib remporte le géant de Kronplatz, la revenante Brignone 6e
-
Open d'Australie: Sinner gagne sur abandon, Keys et Osaka passent au forceps
-
CAN-2025: des milliers de Sénégalais se rassemblent pour célébrer leurs Lions
-
Trump propose un "Conseil de paix" concurrent de l'ONU, totalement à sa main
-
Record pour le tourisme mondial en 2025, incertitudes cette année liées aux "tensions géopolitiques"
-
Open d'Australie: Osaka accrochée mais qualifiée pour le 2e tour
-
Malgré les critiques, Londres donne son feu vert au projet de super-ambassade chinoise
-
Syrie: l'armée masse des renforts face aux Kurdes, après l'échec de pourparlers avec Damas
-
Intempéries dans l'Aude: baisse des précipitations, réouverture programmée des écoles
-
Open d'Australie: Sinner gagne sur abandon, Keys surmonte un démarrage difficile
Déchets, eaux usées et maladies: à Gaza, la crise sanitaire menace
Oum Nahed Abou Shar ne dort plus la nuit. A cause des bombardements, bien sûr, mais aussi de l'odeur pestilentielle et des nuées de mouches dans la bande de Gaza, où une crise sanitaire menace de s'abattre, au dixième mois de guerre.
C'est ce que craint l'ONG néerlandaise de promotion de la paix PAX, qui assure dans un rapport publié jeudi que la bande de Gaza se retrouve désormais "noyée" sous une montagne de déchets et de décombres, vecteurs de maladies et contaminations en tout genre.
"On ne fait que souffrir, on ne vit pas", déplore Oum Nahed Abou Shar, mère de famille de 45 ans, sous la tente d'un camp de déplacés à Deir al-Balah, dans le centre du petit territoire palestinien dévasté par la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée le 7 octobre.
"La chaleur, les maladies, les mouches, les moustiques (...), tout cela nous fait du mal", confie-t-elle à l'AFP.
Ces jours-ci, "on ne dort plus la nuit à cause de l'odeur des eaux usées", relate-t-elle, alors que les stations de pompage ont cessé de fonctionner mardi faute de carburant, selon la mairie de Deir el-Balah.
Dans une bande de Gaza à genoux, déjà privée d'alimentation électrique par Israël depuis neuf mois de siège, la municipalité redoute une "catastrophe sanitaire et environnementale" pour plus de 700.000 personnes.
Pour Mme Abou Shar, c'est déja une réalité. Ses enfants, dit-elle, sont "malades en permanence en raison de quelque chose qui se propage par les déchets".
A la faim, qui tenaille les quelque 2,4 millions de Palestiniens de Gaza, s'ajoutent désormais les risques de gale, varicelle, éruptions cutanée et propagation de poux, disent des médecins sur place.
- L'eau, "arme de guerre" -
Oum Youssef Abou al-Qumsan fait également partie des déplacés de Deir el-Balah. Cette grand-mère de 60 ans affirme y mener une vie de misère, "entre les détritus et les insectes".
Tous les jours ou presque, elle patiente dans une file d'attente pour consulter une infirmière. Elle y emmène ses petits-enfants. Les médicaments, cela se trouve encore, "mais on ne sait pas si c'est sûr de manger ou de boire" de l'eau, s'inquiète-t-elle.
Selon un rapport de l'ONG Oxfam publié jeudi, la quantité d'eau disponible à Gaza s'est effondrée de 94% depuis le 7 octobre, date de l'attaque sans précédent des commandos du Hamas dans le sud d'Israël qui a déclenché la guerre.
L'attaque a entraîné côté israélien la mort de 1.195 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.
En riposte, Israël a lancé une offensive dans le territoire palestinien, qui a fait jusqu'à présent 38.848 morts, en majorité des civils, d'après des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.
Sur place, dénonce Oxfam, "Israël utilise l'eau comme arme de guerre", provoquant "une catastrophe sanitaire mortelle". La quantité d'eau disponible pour un Gazaoui n'est plus que de 4,74 litres par jour, soit "moins du tiers de la quantité minimum recommandée dans les situations d'urgence."
"On souffre de l'odeur nauséabonde des déchets, de la fumée (des incendies et bombardements) et de la chaleur", affirme lui aussi Muhammad al-Kahlot, du Croissant-Rouge palestinien à Gaza.
La question des déchets, qui s'empilent dans un territoire pilonné sans relâche par l'armée israélienne, est porteuse d'une menace profonde et de long terme, selon PAX, qui a pour son étude analysé des images satellites sur lesquelles apparaissent 225 déchetteries à ciel ouvert.
PAX met en garde contre la formation d'une "soupe chimique" alimentée par des métaux lourds accumulés bombardement après bombardement, qui pourrait finir par contaminer les nappes phréatiques et les sols.
"Si pour Gaza le danger est imminent, la région toute entière pourrait bientôt faire face à de graves problèmes d'écosystèmes et de santé publique", anticipe PAX.
N.Schaad--VB