-
A la recherche des secrets de l'épave d'un navire du XVIe siècle, englouti 2.500 mètres sous l'eau
-
Play-offs NBA: OKC qualifié, Denver prolonge le suspens, Detroit au bord de l'élimination
-
La première mine de lithium d'Europe destinée au marché des batteries entre en activité en Finlande
-
Face au kérosène cher, les compagnies à bas coût premières à annuler des vols
-
En Guadeloupe, des corps d'indigents toujours sans sépulture deux mois après leur "découverte"
-
Placée en liquidation judiciaire, Air Antilles ne redécollera plus
-
Séance budget cruciale à la métropole Aix-Marseille-Provence, menacée de mise sous tutelle
-
Conflit dans le Golfe: Washington dit examiner les propositions iraniennes
-
L'Australie veut sanctionner des géants de la tech faute de rémunération des médias
-
Mexique: deux chefs de cartel arrêtés, dont le possible successeur du puissant "El Mencho"
-
En pleine crise énergétique, la Colombie accueille le camp des pays partisans d'une sortie du pétrole
-
Affaire Mandelson: Keir Starmer sous la menace d'une enquête parlementaire
-
Genèse d'OpenAI: le procès Musk-Altman entre dans le vif du sujet mardi
-
Ligue des champions: PSG-Bayern, la finale avant l'heure
-
Reçu par Trump, le roi Charles va s'adresser au Congrès américain
-
Indonésie: sept morts dans une collision ferroviaire près de Jakarta
-
Colombie: l'accord de paix avec les Farc en 2016 a échoué à protéger la nature (ex-président Santos à l'AFP)
-
Vols de données: un phénomène massif aux finalités criminelles multiples
-
Arnaques en ligne: au Cambodge, des Chinois en colère face à leurs comptes bloqués
-
Masters 1000 de Madrid: Zverev, tout en puissance, se débarrasse d'Atmane
-
Les Bourses marquent le pas pour débuter une semaine marathon
-
Colombie : "Assez de violence, assez de morts", exhortent les proches des 21 civils tués dans un attentat
-
Meurtre de la figure du hip-hop Jam Master Jay: le 3e suspect plaide coupable
-
La Cour suprême américaine examine un recours de Bayer sur les plaintes contre le Roundup
-
Wall Street joue la prudence en préambule d'une semaine intense
-
Des tirs pakistanais font sept morts et 85 blessés en Afghanistan, selon les autorités
-
Gala de la presse: le suspect inculpé pour tentative d'assassinat sur Trump
-
La taxe sur les milliardaires en Californie a le soutien nécessaire pour un référendum
-
La Bourse de Paris en léger recul avant de passer aux choses sérieuses
-
Indonésie : quatre morts dans une collision entre deux trains près de Jakarta
-
Audiovisuel public: feu vert des députés au "rapport Alloncle", malgré des contestations
-
Ligue des champions: PSG-Bayern, le choc des titans
-
Taylor Swift veut faire de sa voix une marque déposée, sur fond de révolution IA
-
Amy Winehouse, Adele, Olivia Dean: la Brit School, pépinière de stars
-
L'UE veut forcer Google à ouvrir Android aux IA rivales
-
Les Bourses temporisent avant la "semaine de tous les dangers"
-
Le risque d'une nouvelle course à l'arme nucléaire au coeur de réunions à l'ONU
-
Corée du Nord: Kim Jong Un réaffirme son soutien à la "guerre sacrée" de la Russie en Ukraine
-
Fin de l'exclusivité entre Microsoft et OpenAI, qui va pouvoir vendre son IA ailleurs
-
Mali: Kidal sous contrôle rebelle, incertitudes sur le devenir de la junte
-
Automobile: Forvia vend sa division d'aménagements intérieurs à un fonds américain
-
Le rappeur Freeze Corleone condamné pour apologie du terrorisme
-
Le rappeur Freeze Corleone condamné pour apologie du terrorisme à Nice
-
Wall Street prudente à l'entame d'une semaine chargée
-
Foot: nouveau coup d'arrêt pour Mbappé, pas d'inquiétude pour le Mondial-2026
-
Audiovisuel public: le "rapport Alloncle" mis au vote des députés, qui s'annonce serré
-
Gestion des déchets textiles: le gouvernement sanctionne l'éco-organisme Refashion
-
Mali: calme précaire à Bamako et à Kati, incertitudes sur la situation de la junte
-
Macron vante "l'indépendance" industrielle en Ariège avant de parler avortement en Andorre
-
Audiovisuel public: le "rapport Alloncle" mis au vote incertain des députés
L'eau, un facteur de prospérité et de paix quand le partage est équitable, pour l'ONU
Il est "indispensable" d'assurer à l'ensemble des pays de la planète "un approvisionnement en eau sûr et équitable" pour favoriser leur prospérité et, par ricochet, la paix, souligne le rapport annuel sur l'eau publié vendredi par l'Unesco pour ONU-Eau.
Etablir le lien direct entre eau et prospérité est "un peu empirique", alors que certains pays peu pourvus en or bleu sont bel et bien florissants, reconnaît Richard Connor, rédacteur en chef du rapport paraissant pour la Journée mondiale de l'eau.
Il l'explique donc a contrario : "Sans accès à une eau propre, les gens sont exposés à des maladies qui les empêchent d'aller à l'école, d'aller travailler, d'être productifs. Là, le lien est assez clair."
"Sans eau, on n'a pas de sécurité élémentaire, de production agricole, d'industrie", dit-il encore à l'AFP, après une présentation du rapport au siège de l'agence des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, à Paris.
Dans les pays en développement, jusqu'à 80% des emplois -concentrés dans l'agriculture et les industries gourmandes en eau -sont liés à l'eau, une ressource menacée par le changement climatique.
Dans le monde, 2,2 milliards de personnes n'ont pas accès à une eau potable sûre, 3,5 milliards étant privés de services d'assainissement également sûrs.
Or si eau et prospérité sont liées, prospérité et paix semblent également bien se conjuguer : "Il semble logique que ceux ayant la chance de vivre de façon prospère soient moins enclins à des disputes", relève M. Connor.
- Coopérations -
A l’inverse, "les inégalités dans la répartition des ressources en eau, dans l’accès aux services d’approvisionnement et d’assainissement" sont sources de tensions, qui peuvent elles-mêmes "exacerber l’insécurité hydrique", relève le rapport.
Alors qu'on prédisait dans les années 1980-1990 que le XXIe siècle serait celui des "guerres de l'eau", M. Connor estime que, pour l'heure, "l'eau a le plus souvent été une victime de la guerre mais n'en est généralement pas la cause".
La ressource génère toutefois de nombreuses crises à travers la planète, parfois accompagnées d'éruptions de violence. Telles celles qui ont fait des dizaines de morts entre Kirghizistan et Tadjikistan ces dernières années autour de questions territoriales et d'accès à l'eau.
Pour éviter de tels drames, l'ONU prône une coopération accrue au niveau international, qui donne des "résultats positifs".
Elle cite l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal, créée par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal pour "promouvoir la gestion conjointe des ressources en eau partagées dans un contexte de sécheresse" qui, selon elle, "a permis le dialogue entre la Mauritanie et le Sénégal à un moment où ces deux pays étaient en conflit".
Cependant, sur les 153 pays partageant des cours d'eau, lacs ou eaux souterraines, "seuls 31 ont conclu des accords de coopération pour au moins 90% de la superficie de leurs bassins transfrontaliers", souligne le rapport.
- Technologies gourmandes -
Côté investissements, la directrice générale de l'Unesco, Audrey Azoulay, met en lumière l'importance d'accroître la participation du privé, alors que "l'accès universel à l'eau potable, à l'assainissement et à l'hygiène dans 140 pays à revenu faible ou intermédiaire nécessiterait un investissement d'environ 114 milliards de dollars par an jusqu’en 2030".
Le rapport pointe aussi du doigt un "retard" technologique dans la formation, ainsi qu'un "manque de compétences" juridiques, politiques et institutionnelles pour éviter les gaspillages, les contaminations et permettre la résolution des disputes par la négociation.
En parallèle, l'ONU met en garde contre l'émergence de nouvelles technologies conçues sans tenir compte de leur impact sur l'eau, même quand elles visent à atténuer les émissions de gaz à effet de serre, comme les biocarburants, les batteries au lithium ou les systèmes de capture et de stockage du carbone. Ces derniers "peuvent augmenter de 90% la consommation d'eau d'une centrale électrique", souligne le rapport.
Sans oublier les technologies de l'information "de plus en plus gourmandes en eau", nécessaire au refroidissement de leurs serveurs, surtout avec le développement de l'intelligence artificielle.
Cela étant, "il ne faut pas oublier que quelques avancées dans l'efficacité de l'irrigation peuvent avoir au niveau planétaire d'immenses répercussions, puisque l'agriculture exploite 70% des volumes d'eau douce prélevés", observe M. Connor. Idem dans l'industrie qui représente 20% de la consommation, note-t-il.
M.Schneider--VB