-
Mondial-2026: l'Angleterre de Kane montre ses muscles contre la Croatie (4-2)
-
Mondial-2026: Ronaldo et le Portugal patinent d'entrée
-
Wall Street recule après que la Fed évoque une hausse des taux
-
Les Etats-Unis et l'Iran dévoilent le texte de leur accord à deux jours de la signature prévue
-
Les dirigeants communistes cubains se réunissent pour impulser des réformes économiques
-
Sous Warsh, la Fed répète sa détermination à lutter contre l'inflation aux Etats-Unis
-
Le prince Harry, Meghan et leurs enfants se rendront au Royaume-Uni en juillet
-
Ormuz : trafic maritime toujours limité, mais des signes de reprise
-
Wall Street ouvre sans grand entrain, attend la Fed
-
L'UE reste loin du compte en matière de souveraineté numérique
-
La BBC va supprimer 550 postes d'ici mars 2027
-
Loi d'urgence agricole: le Sénat rouvre le débat sur la réintroduction de pesticides interdits
-
Chikungunya, dengue, Zika: plus de 210 cas importés dans l'Hexagone depuis début mai
-
Au G7, l'accord avec l'Iran salué, Trump met en garde Téhéran
-
Migration: le Parlement européen adopte la réforme prévoyant des "hubs de retour"
-
Accord Iran/Etats-Unis: les derniers développements
-
Jeff Bezos rêve de rendre la Terre à son état d'avant l'industrie
-
De nouveaux jeux à "Fort Boyard", avec Cyril Féraud aux commandes dès le 4 juillet
-
Le Parlement européen approuve une nouvelle génération d'OGM
-
Carburants: le plafonnement en France a coûté 200 M d'euros à TotalEnergies depuis le début de la guerre
-
En Allemagne, les paiements sans espèces prennent le dessus, selon la Bundesbank
-
Les Français consomment toujours plus de vêtements neufs
-
Cyclisme: Wout Van Aert, blessé au coude, forfait pour le Tour de France
-
L'assemblée de Mayotte vote la création d'un établissement public pour gérer le port de Longoni
-
Mondial-2026: Ronaldo entre en piste après les débuts record de Messi et Mbappé
-
Tirs de semonce russes dans la Manche: Starmer qualifie l'incident d'"imprudent" mais pas "inquiétant"
-
IA: le chinois DeepSeek franchit les 50 milliards de dollars de valorisation (médias)
-
Accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient: les derniers développements
-
Dans le sud du Liban, un village enterre ses "martyrs" d'une nouvelle guerre avec Israël
-
La princesse héritière de Norvège a subi une transplantation "réussie" des poumons
-
VivaTech: Bezos en star, l'Europe s'inquiète pour sa souveraineté technologique
-
Japon: enquête sur un possible cartel des crèmes glacées
-
L'AIE révise fortement à la baisse sa projection de demande mondiale de pétrole pour 2026
-
Moins d'eau, plus de capteurs: des agriculteurs se convertissent au goutte-à-goutte connecté
-
Tirs de semonce d'un navire de guerre russe sur un voilier dans la Manche
-
Les Bourses mondiales attendent la Fed, le pétrole se stabilise
-
Espagne: l'ex-Premier ministre Zapatero au tribunal pour une audition inédite devant le juge
-
Pourquoi TotalEnergies échappe quasiment à l'impôt sur les bénéfices en France
-
Au Danemark, une entreprise sans chefs pour faciliter innovation et performance
-
Survie de l'usine de pâte à papier Fibre Excellence: Saint-Gaudens retient son souffle
-
Une agriculture sans pesticide, "c'est possible", pour l'Inrae
-
Des travaux des JO aux chantiers africains, le tunnelier français Bessac creuse son sillon
-
Brésil: Eduardo, un fils Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison pour lobbying pour son père
-
À Mayotte, l'avenir du port de Longoni en suspens à l'approche de la fin de sa délégation
-
Zapatero, une icône de la gauche espagnole dans la tourmente
-
La salle de bal de la Maison Blanche va coûter 600 millions de dollars (média)
-
"On a toujours gagné la bataille d'Ebola", rassure le virologue congolais Jean-Jacques Muyembe
-
Au Royaume-Uni, Restore, le parti qui menace Nigel Farage sur son extrême droite
-
"Aimés du prophète", les chats errants prolifèrent à Jakarta
-
Tour de Suisse: Pogacar pour le présent et l'avenir
"Tout est détruit": les rescapés des inondations au Pakistan implorent de l'aide
Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur le petit village de Panjal Sheikh, au sud du Pakistan, ont fait tomber ses maisons une à une et inondé les vastes terres agricoles qui l'entouraient, plongeant ses habitants dans le désespoir.
Après deux semaines de pluies incessantes, il ne reste plus rien sauf des murs endommagés et des amas d'effets personnels flottant dans des flaques d'eau brunâtre et de boue grise.
Les habitants de Panjal Sheikh, situé à moins de 25 kilomètres des rives du puissant fleuve Indus, qui traverse le pays du nord au sud, ont été frappés de plein fouet par les intempéries de la mousson qui ont frappé un tiers du pays.
Pire épisode qu'ait jamais connu le pays en trente ans au vu des dégâts provoqués, selon les autorités, les inondations ont touché des dizaines de millions de pakistanais, tuant plus de 1.000 d'entre eux et détruisant près d'un million d'habitations depuis juin.
"Quand il a commencé à pleuvoir, tout a commencé à être détruit un peu partout", a témoigné dimanche un de ses habitants, Mukhtiar Ahmed, auprès de l'AFP.
"Nous nous sommes précipités pour tenter de sauver des enfants dans une maison qui était en train de s'écrouler, lorsqu'une autre maison est tombée à son tour, puis une autre", a-t-il raconté. "Le village entier a été anéanti".
Le Pakistan est régulièrement en proie à des pluies abondantes pendant la saison de la mousson, qui commence habituellement en juin et s'achève en septembre. Souvent destructrices, elles s'avèrent aussi essentielles pour l'irrigation des cultures et la reconstitution des ressources en eau.
Mais l'ampleur des dégâts constatés cette année est du jamais vu depuis trente ans, a insisté le Premier ministre, Shehbaz Sharif.
Les autorités pakistanaises accusent le changement climatique, qui augmente la fréquence et l'intensité des phénomènes météorologiques extrêmes dans le monde.
- "Village effacé" -
L'acharnement avec lequel les intempéries ont frappé la localité a surpris le chef du village de Panjal Sheikh, Ghulam Rasool, 80 ans.
"On a entendu un bruit énorme tout à coup, et nous n'avons pas compris tout de suite ce qui se passait", a raconté le vieillard qui a cru que la maison de son fils s'était effondrée et que ses quatre occupants étaient décédés. C'était en réalité le bruit des torrents d'eau qui se déversaient.
Il n'était pas au bout de ses surprises. Pendant que la famille essayait en vain d'empêcher l'eau d'envahir ses terres, la fille de M. Rasool a accouché.
"J'ai ressenti des douleurs, mais j'avais peur d'en parler. Je l'ai finalement dit à ma mère", a confié Naheed Sheikh, 30 ans.
Sous la pluie battante, sa famille a finalement réussi à l'emmener dans un hôpital mal entretenu où elle a accouché par césarienne. Mais son calvaire ne s'est pas arrêté à son retour à la maison.
"J'étais à moitié endormie dans ma chambre (...) quand nous avons senti que la pièce tanguait", a-t-elle expliqué à l'AFP. "Je me suis précipitée dehors avec ma fille dans les bras, quand les murs se sont écroulés alors que nous sortions".
À la fin des treize jours de pluie, M. Rasool a arpenté ce qui restait, trébuchant sur les tas de paille, les affaires de la famille et les piles de bois de chauffage dont la vente lui permettait de joindre les deux bouts.
L'homme a entrepris d'abattre les murs fragiles encore debout afin qu'ils ne tombent pas sur des passants. "Tout est détruit. Nous ne pouvons même pas cuisiner", se désolait-il. "Nous éprouvons une grande souffrance et attendons que quelqu'un nous aide".
De nombreux survivants des inondations comme à Panjal Sheikh se sont rendus dans la plus grande ville voisine de Sukkur dans l'espoir d'obtenir de l'aide. Certains se sont mis à l'abri sous des tentes rudimentaires en plastique le long d'une route surélevée.
Au passage de deux camions de l'armée transportant de la nourriture, des sacs de blé, des tentes et des marmites, la foule s'est ruée dans leur direction. Certains ont désespérément essayé de grimper dans les camions, se battant pour tenter d'atteindre son chargement. Les soldats leur ont crié de former une file d'attente, mais peu ont écouté.
O.Bulka--BTB