-
Cisjordanie: une ONG accuse Israël de vouloir "éliminer" les Palestiniens en tant que peuple
-
Diversification des routes du pétrole, défense: Paris et Badgad consolident leurs liens
-
Londres se prépare à nationaliser la troisième aciérie du pays
-
Commerzbank : Berlin acte l'avancée d'UniCredit mais fixe ses exigences
-
Nigeria: entrée en Bourse de la méga-raffinerie Dangote
-
Sanofi va céder 20 médicaments anciens à l'allemand Cheplapharm et entrer à son capital
-
La Bourse de Paris bousculée par l'IA et la dette
-
Trump fustige une "conspiration malsaine" contre l'IA
-
Belgique: le monde universitaire "consterné" par le refus d'accueillir 13 étudiants de Gaza
-
L'extrême droite perd du terrain en Suède, à rebours du reste de l'Europe
-
Le patron de Thales en appelle aux gouvernements pour réguler l'IA
-
Sanofi va prendre 26,4% dans l'allemand Cheplapharm et lui cèder trois usines
-
Ralentir la course à l'IA, à quel prix ? Les marchés s'inquiètent
-
Wall Street ouvre en baisse, plombée par les craintes sur l'IA
-
BCE : les futurs billets en euros mobilisent plus de 9 millions d'Européens
-
Les antennes de Radio France fortement perturbées au second jour d'une grève
-
Basket: les Bleues tournées vers un Euro-2027 périlleux
-
JO-2030: la page Grospiron tournée, le CIO sur le terrain à Lyon
-
Réunis dans l'Arctique, douze pays appellent l'UE à muscler sa présence face à la menace russe
-
Un SDF jeté à terre par un policier à Carcassonne, enquête pour "violences volontaires"
-
Commerzbank-UniCredit: Berlin cherche à peser sur une prise de contrôle annoncée
-
Les dirigeants indépendantistes écossais, gallois et nord-irlandais revendiquent leur "droit à l'autodétermination"
-
Ce que l'on sait des nouvelles pistes pour interdire les réseaux sociaux aux ados
-
Le chef du nucléaire iranien empêché d'assister à une réunion à Vienne sous pression américaine
-
Déchets nucléaires: avis favorable de la commission d'enquête pour Cigéo
-
Géorgie: démission du chef des services de sécurité, en pleine instabilité gouvernementale
-
Les Houthis frappent l'Arabie saoudite, l'Iran dément toute implication dans la guerre au Yémen
-
Les dirigeants indépendantistes écossais, gallois et nord-irlandais accentuent la pression sur Londres
-
La Finlande va rejoindre l'initiative française de dissuasion nucléaire "avancée"
-
La grande peur de l'IA hors de contrôle rattrape la Bourse de Paris
-
En Suède, avantage à la gauche à l'issue de législatives ultra-serrées
-
Céline Dion fait son retour à Paris : un geste touchant pour Michel Drucker
-
Laura Linney "secouée" par son rôle dans "Onwards and Sideways" sur la maladie de Parkinson
-
Interdiction des réseaux sociaux aux ados: Macron pense avoir trouvé sa "voie de passage"
-
Les Bourses européennes entre baisse de l'IA et hausse du pétrole
-
Les antennes de Radio France perturbées par la grève
-
Nutriments clés pour une peau éclatante : les conseils de la diététicienne Nathalie Somville
-
En pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis, le Canada toujours plus proche de l'UE
-
Contre la fracture numérique, la Corée du Sud forme ses seniors
-
Après un été sec et brûlant, la moule française en souffrance
-
A Gaza, un hôpital démuni pour soigner les bébés prématurés
-
Malgré la rébellion, les travailleurs migrants toujours plus nombreux au Cachemire indien
-
Hôtellerie-restauration : qui pour succéder à Thierry Marx à la tête du principal syndical patronal ?
-
Noosha Aubel prêche la responsabilité à Potsdam, le fiasco routier trahit ses carences
-
Noosha Aubel predikar ansvar – Potsdams usla vägar blottar brister i hennes ledarskap
-
Нуша Аубель проповідує відповідальність, а розбиті дороги Потсдама викривають провали керівництва
-
نوشا أوبل تنادي بالمسؤولية، لكن طرق بوتسدام المتهالكة تكشف قصور قيادتها
-
努莎・奧貝爾大談責任,波茨坦道路破敗卻暴露其領導不力
-
누샤 아우벨, 책임 외치지만 포츠담의 망가진 도로는 리더십 부실 드러내
-
ヌーシャ・アウベル、責任を説くもポツダムの道路の惨状が指導力不足を露呈
Dans les Vosges, 17 nouveaux grands tétras réintroduits malgré des critiques
Dix-sept grands tétras capturés en Norvège ont été réintroduits ce printemps dans le Massif des Vosges, a annoncé jeudi le Parc naturel régional en charge de la réintroduction du plus gros oiseau sauvage d'Europe, malgré un fort taux de mortalité des individus relâchés ces deux dernières années.
Il s'agit de la troisième "translocation" depuis le lancement il y a deux ans d'un programme visant à renforcer la population du grand gallinacé, appelé aussi coq de Bruyère, emblématique des Vosges d'où il a quasiment disparu.
Jusqu'ici, il a été marqué par un taux élevé de mortalité des animaux réintroduits, notamment en raison de prédations.
Des associations environnementales dénoncent ce programme, estimant que les conditions nécessaires à la survie de l'espèce ne sont plus remplies dans les Vosges.
Dix-sept spécimens capturés en Norvège, treize coqs et quatre poules, ont été relâchés entre le 13 avril et le 8 mai, a précisé le Parc naturel régional (PNR) des Ballons des Vosges.
"Les 17 sont condamnés. Sans doute à disparaître", comme beaucoup d'autres sont morts, mais aussi "à ne pas se reproduire", du fait du très faible nombre de femelles capturées, a réagi auprès de l'AFP Dominique Humbert-Beretti, président de SOS Massif des Vosges, l'une des associations opposées au projet.
D'autant qu'il y a aussi eu "quatre morts au moment de la capture", soulève-t-il, un chiffre "important".
- Deux années pas concluantes -
Les équipes du PNR avaient pour objectif entre la fin de l'hiver et le début du printemps de capturer davantage d'individus en Norvège "pour se donner plus de succès", avait indiqué à la presse le préfet des Vosges, Blaise Gourtay, début février.
L'accord passé entre le PNR, l’État français et la Norvège permet la capture d'un maximum de 50 oiseaux par an, et de 200 sur cinq ans. Le pays en compte 200.000.
Or, en trois ans, une trentaine seulement d'oiseaux ont été réintroduits dans les Vosges.
Ces oiseaux, équipés comme les précédents de balises GPS, ont rejoint les "trois à cinq individus présents", selon le PNR, soit un à deux individus originaires de Norvège ayant survécu et deux à trois autochtones.
Les autres sont morts, notamment du fait de la prédation.
Le gouvernement a annoncé début avril son souhait d'inscrire sur la liste des espèces protégées, donc non chassables, le grand tétras, ainsi que le lagopède alpin, selon des associations environnementales et la fédération de chasseurs, qui déplore cette décision.
- Recours -
En 2024 puis 2025, plusieurs associations environnementales ont déposé des recours devant la justice administrative pour contester les arrêtés autorisant la réintroduction. Jusqu'ici, la justice a donné raison à l’État, validant les arrêtés.
Cette année, elles ont adressé, fin avril, une "demande préalable" au PNR "visant à rechercher sa responsabilité dans la mise en œuvre et la poursuite du programme de réintroduction", expliquent-elles.
"Cette démarche pourrait ouvrir la voie, en cas de refus ou d’absence de réponse, à un recours contentieux devant le tribunal administratif."
Outre l'arrêt du programme, elles demandent "la reconnaissance d'un préjudice écologique lié au décès des oiseaux capturés" en Norvège puis relâchés, et appuient sur le contresens entre la réintroduction d'un "oiseau brandi comme preuve de vertu écologique", que les pouvoirs publics envoient "dans un territoire qui n'a pas retrouvé les conditions de son accueil", avec divers projets touristiques ou encore la réouverture jugée "précoce" des cols, comme la route des Crêtes, qui charrie un flux important de touristes.
Autant de nuisances qui gênent les grands tétras, des animaux qui ont besoin de quiétude.
Les associations estiment elles que "l'argent est gâché pour rien du tout" et qu'il devrait être utilisé à "redonner à ce massif un semblant de naturalité".
"On fera de toutes façons en fin d'année, début d'année prochaine, un bilan des premières années du programme, pour décider ensemble si on continue ou pas", selon M. Gourtay.
La France compte environ 4.500 grands tétras, selon le site internet des Parcs nationaux, dont 90% dans les Pyrénées, les autres dans les Cévennes et le Jura.
B.Baumann--VB