-
Les robots de ménage dotés d'IA quittent les labos pour les salons chinois
-
Les Etats-Unis valident le rachat de Warner par Paramount pour 111 milliards de dollars
-
Mondial-2026: et maintenant, place au Brésil !
-
L'accusation de "narcoterroriste" a remplacé celle de "communiste" estime la Nobel de la paix Rigoberta Menchú
-
À Belfast, des violences anti-immigrés dans une ville marquée par les divisions
-
A Aubervilliers, Raphaël Glucksmann au défi de convaincre son camp
-
Lot-et-Garonne: après les crues, la coûteuse reconstruction des digues
-
Budget: Lecornu demande à ses ministres de "corriger" les demandes des services
-
Onze pouliches pur-sang de trois ans en quête d'un titre de championne d'Europe
-
Les Etats-Unis disent avoir abattu des drones iraniens, malgré l'optimisme affiché pour un accord
-
Les Thaïlandais rendent hommage à leur princesse disparue
-
Après trente ans d'absence, les maîtres du sumo de retour à Paris
-
Mondial-2026: Avec Brésil-Maroc, les choses sérieuses commencent
-
Australie: une nageuse dans un état critique après avoir été mordue par un requin
-
Le chef du gang vénézuélien Tren de Aragua tué dans une frappe américaine, annonce Trump
-
Washington invoque la sécurité nationale et force Anthropic à suspendre son IA la plus puissante
-
24 Heures du Mans: Cadillac et BMW veulent renverser Ferrari et Toyota
-
SpaceX réalise un décollage historique à Wall Street, la fortune d'Elon Musk sur orbite
-
Mondial-2026: le Canada débute par un nul contre la Bosnie
-
Les Bourses mondiales terminent en hausse, saluent les débuts de SpaceX à Wall Street
-
SpaceX, l'entreprise qui promet Mars, en cinq moments forts
-
Wall Street en hausse, table sur un accord USA-Iran et salue l'entrée en Bourse de SpaceX
-
Mondial-2026: la Roja est "favorite", affirme Grimaldo à l'AFP
-
Mondial-2026: en pleine ferveur autour du ballon rond, le Canada lance la compétition sur son sol
-
L'Iran juge un accord avec les Etats-Unis proche malgré les divergences avec Trump
-
"L'Albanie n'est pas à vendre" scandent à Tirana, les manifestants... et le Premier ministre
-
Victoire partielle pour Blake Lively dans sa bataille judiciaire avec Justin Baldoni
-
Patinage: Cizeron et Fournier Beaudry rempilent, cap sur les JO-2030
-
Adopter l'IA: à Lille, entreprises et chercheurs échangent sur ses usages concrets
-
La Bourse de Paris prend 1,83%, portée par les espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Après sept jours de voyage, un départ d'Espagne chaotique pour le pape Léon XIV
-
Foot: la médaille de Pelé au Mondial-1958, mise aux enchères, devrait atteindre les 500.000 livres
-
Finale NBA: rebond obligatoire pour Wembanyama et les Spurs après l'humiliation
-
SpaceX réalise un décollage historique à Wall Street, Elon Musk passe le cap des mille milliards
-
Aux Etats-Unis, le Mondial s'ouvre dans une ambiance en demi-teinte
-
La fortune d'Elon Musk franchit le seuil symbolique de mille milliards de dollars
-
Fleurance accompagne Lyhanna jusqu'à sa dernière demeure
-
Foot: de retour en Ligue 1, Will Still arrive à Auxerre dans un climat tendu
-
Tour Aura: Van Gils remporte la 6e étape, Seixas à l'attaque
-
A Tel-Aviv, la Marche des fiertés retrouve la rue, mais pas encore l'insouciance
-
Venezuela: mines et villages fantômes après l'opération militaire contre des sites contrôlés par les gangs
-
Les marchés mondiaux portés par Space X et l'espoir d'un accord au Moyen-Orient
-
SpaceX prêt à un décollage historique à Wall Street, Elon Musk promet Mars
-
Wall Street en petite hausse, entre SpaceX et espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: après le Mexique, le Canada et les Etats-Unis entrent en scène
-
Inde: un an après la catastrophe d'Air India, les familles endeuillées cherchent toujours à comprendre
-
À Paris, l'œil d'Elton John en collectionneur de photographies
-
Commerzbank : plainte pour soupçons de manipulation de marché dans l'offre hostile d'UniCredit
-
Mort de Nahel Merzouk: la Cour de cassation annule la requalification des faits pour le policier
-
Fibre Excellence: syndicats et régions déplorent un "début de renoncement" de l'Etat
La COP brésilienne promettra moins et agira plus, dit son président à l'AFP
A trois mois de la première conférence climatique de l'ONU en Amazonie (COP30), son président défend dans un entretien avec l'AFP le choix de Belem malgré une pénurie de logements abordables qui menace d'exclure les "peuples" que le Brésil veut inviter au cœur des débats.
André Correa do Lago a publié mardi sa cinquième lettre formelle aux dizaines de milliers de délégués et observateurs conviés à Belem, ville portuaire de 1,3 million d'habitants aux portes de l'Amazonie où le président Lula a choisi symboliquement d'organiser l'événement du 10 au 21 novembre.
Il écarte l'idée d'y négocier de nouveaux engagements majeurs et contraignants, actant de facto le reflux de l'ambition climatique dans plusieurs grands pays. A la place, les Brésiliens proposent un "agenda de l'action" volontaire, qui se limiterait à mesurer la mise en œuvre d'engagements précédents sur 30 objectifs clés, dont la sortie des énergies fossiles.
Après des COP en Egypte, aux Émirats arabes unis et en Azerbaïdjan, le Brésil veut accueillir une large diversité de participants et donner la parole "aux marginalisés, aux déplacés, aux invisibles", selon cette lettre.
QUESTION: Dans votre lettre, vous promettez de mettre les gens "au centre de la COP30". En quoi cette COP sera-t-elle différente?
REPONSE: "Elle est spéciale parce que les objectifs sont moins évidents que pour d'autres COP.
Il faut comprendre qu'il s'agit d'une nouvelle phase. Les dix ans depuis l'accord de Paris ont amené de nombreux résultats. Mais on comprend aussi que la plupart des gens soient frustrés par le rythme du progrès de la lutte contre le changement climatique.
C'est pour cela que nous sommes tellement concentrés sur l'idée de la mise en œuvre des actions et la façon dont cela peut se traduire en quelque chose que les gens comprennent.
Cette COP peut aussi être particulièrement diverse parce qu'elle se tient en Amazonie, au Brésil, dans une société très diverse qui fait face aux défis de la pauvreté et de la richesse, un pays inégalitaire, mais qui a aussi une science de grande qualité, qui a de très bons hommes d'affaires... Le Brésil est peu un monde en miniature".
Q: La présidente du groupe des petits États insulaires craint une réduction des délégations en raison des "coûts prohibitifs" des logements à Belem. Comment allez-vous régler ce problème?
R: "Nous avons besoin d'inclusivité, besoin qu'ils viennent et nous ne pouvons pas imaginer une COP plus petite à cause des problèmes de logement. Nous devons obtenir des chambres et nous faisons tout ce qui est possible pour cela. Sinon la COP aurait vraiment un problème de légitimité".
Q: Cette question logistique n'éclipse-t-elle pas le fond?
R: "Le Brésil a choisi une ville qui n'est pas le premier choix en matière d'infrastructures, c'est vrai... Mais nous pensons que Belem a aussi une symbolique très puissante.
Je crois qu'on peut surmonter la plupart de ces difficultés pour que ce soit une COP vraiment exceptionnelle, avec des résultats très forts et des délégués qui se sentiront à l'aise dans une ville qui a d'énormes qualités".
Q: Pourquoi insister autant sur "l'agenda de l'action", qui regroupe des engagements volontaires d'entreprises ou d'États?
R: "Cet agenda est interprété par beaucoup de gens comme quelque chose de parallèle aux COP et qui pourrait être considéré comme une distraction. Mais nous avons décidé de transformer cela en instrument de mise en œuvre."
Q: Mais n'est-ce pas au détriment des engagements contraignants dans le cadre des négociations?
R: "Nous prenons ce qui a déjà été décidé par consensus par les pays. Mais pour la mise en œuvre, nous n'avons pas besoin de consensus: certains pays prendront une direction, d'autres une autre direction. Certains secteurs d'activité peuvent s'engager sur des choses que le pays dans son ensemble ne peut pas promettre...
Nous avons vérifié les plus de 400 initiatives annoncées depuis le début de l'agenda de l'action (en 2021) pour être sûrs qu'on utilise ce qui s'est déjà passé plutôt que de réinventer la roue".
Q: La COP28 s'est conclue sur un accord pour abandonner les énergies fossiles: est-ce que des horizons précis seront fixés pour le pétrole et le gaz? Et le Brésil, où Lula veut faire de l'exploration pétrolière près de l’embouchure de l’Amazone, est-il le meilleur endroit pour ces discussions?
R: "On s'est tous mis d'accord sur le fait que chaque pays aura sa propre manière d'y arriver et les entreprises auront leur propre chemin pour y contribuer. Il est bien plus important d'avoir des actions supplémentaires plutôt que d'avoir peut-être de nouveaux textes.
Cette question est très présente au Brésil parce que le pays est un champion des renouvelables... et en même temps nous ne sommes pas seulement devenus un producteur important de pétrole, nous avons aussi le potentiel pour de nouvelles découvertes. Donc ce débat à l'intérieur du Brésil est très important. Et c'est un débat qui bien entendu intéresse tout le monde".
H.Kuenzler--VB