-
Obsèques de Ratko Mladic : des milliers de personnes rassemblées à Belgrade, Bruxelles condamne sa "glorification"
-
Sommet sur le cinéma: Macron appelle à "reprendre le contrôle" sur l'IA
-
"Karaoké géant" à Paris en hommage à Céline Dion avant son concert
-
Nouvelles frappes meurtrières sur le sud du Liban
-
"Vraiment effrayés": à Bornéo, les incendies prennent de vitesse les soldats du feu
-
Entre canicule et arrachage, la vendange 2026 recule à un niveau historiquement bas, selon des estimations
-
La France et la Corée du Sud vont investir un milliard d'euros sur cinq ans pour soutenir "la filière de l'image"
-
En Inde, le flair des chiens associé à l'IA pour détecter les cancers
-
Avis d'alerte pour deux îles d'Hawaï à l'approche de l'ouragan Lowell
-
L'IA avancée pourrait poser un "risque existentiel pour l'humanité", alerte l'ONU
-
La Bourse de Paris sans élan, entre reprise de la tech et prix du pétrole élevé
-
Chasse illégale: le procès du milliardaire Olivier Bouygues s'ouvre à Orléans
-
Liban: 11 morts dans des frappes israéliennes nocturnes sur un village du sud
-
Treize jours après la catastrophe, jour de deuil et de frustration au Népal
-
Revolut annonce avoir réalisé le premier paiement par IA en France
-
La foule se presse à Belgrade, avant les obsèques de Ratko Mladic
-
Les Bourses européennes sans élan à l'ouverture
-
Tokyo: le quartier de Shinjuku va interdire plus de la moitié des locations de courte durée
-
Fumées provoquées par des incendies : l'état d'urgence levé en Malaisie
-
Le "calvaire" des pêcheurs équatoriens soupçonnés de lien avec le narcotrafic par l'armée américaine
-
Crue au Népal: les recherches dans les tunnels d'une complexité "sans précédent", selon un expert australien
-
Canicule: vigilance orange maintenue jusqu'à mardi matin dans les six départements concernés
-
Premier sommet de l'espace : une ambition française déjà mise à l'épreuve
-
Eruption volcanique en Indonésie: des dizaines de milliers de voyageurs bloqués
-
US Open: du top 50 aux livres d'histoire, un huitième à enjeux pour Arthur Gea
-
Incendies et canicules menacent la qualité de l'air et la santé, selon l'ONU
-
Incendies et canicules menacent la qualité de l'air et la santé (ONU)
-
Un avion-cargo d'Amazon sort de piste à son atterrissage à Miami, cinq morts
-
La France accueille un sommet international inédit sur l'avenir du cinéma
-
US Open: Alcaraz et Shelton ont rendez-vous en quarts, Sabalenka avec Noskova
-
Le chancelier Merz dans la tourmente après un triomphe électoral de l'extrême droite
-
Le criminel de guerre Ratko Mladic doit être inhumé à Belgrade
-
Violences sexistes et sexuelles: la loi intégrale arrive à l'Assemblée, les associations retournent dans la rue
-
ZEvent: record pulvérisé pour l'ultime édition avec près de 33 millions d'euros récoltés
-
Un avion-cargo d'Amazon sort de piste à Miami, cinq morts et cinq blessés
-
Chasse illégale: le milliardaire Olivier Bouygues jugé à Orléans
-
Le procès des meurtriers présumés de l'ex-rugbyman argentin Aramburu s'ouvre à Paris
-
Berlin demande le rejet d'une affaire de génocide devant la CIJ
-
ZEvent: record pulvérisé pour l'ultime édition avec plus de 30 millions d'euros de dons récoltés
-
L1: l'OM chute encore contre le PFC, Strasbourg en feu, Rennes enchaîne
-
Ligue 1: trop fragile, l'OM cède face au Paris FC
-
US Open: Alcaraz hausse d'un ton, Noskova attend Sabalenka en quarts
-
Au milieu des icebergs, trois dirigeants unis pour le Groenland
-
Dans une lettre aux buralistes, Marine Le Pen défend le "gel" des taxes sur le tabac
-
Pyrénées-Atlantiques: 125 ha de "surface brûlée" en vallée d'Aspe, feu "plutôt stable"
-
ZEvent : record battu avec déjà plus de 20 millions d'euros de dons récoltés
-
Angleterre: Arsenal en mode champion contre Chelsea
-
F1: Antonelli triomphe à Monza et assomme ses adversaires
-
L1: Rennes se complique la vie mais vient à bout d'Angers
-
Sud: six départements en vigilance orange canicule lundi
A Mossoul, après les autodafés de l'EI, la nouvelle vie des bibliothèques
A l'université de Mossoul, une des plus grandes d'Irak, la rutilante bibliothèque centrale attend son inauguration prochaine. Après les autodafés jihadistes et les combats destructeurs dans l'ancien bastion du groupe Etat islamique (EI), les rayonnages se remplissent à nouveau, timidement.
La métropole du nord a longtemps été renommée pour ses bibliothèques, librairies et livres rares préservés des siècles durant. Mais quand Mossoul était sous la coupe de l'EI de 2014 à 2017, lire des ouvrages contrevenant à l'idéologie rigoriste des jihadistes était interdit et même puni.
C'est ainsi que des milliers d'ouvrages de philosophie, de droit, de sciences et de poésie sont partis en fumée lors d'autodafés, tandis que les jihadistes ont revendu certains livres précieux au marché noir.
"Quand nous sommes revenus nous avons vu (...) les livres retirés de leurs étagères, à même le sol et brûlés", se souvient Mohamed Younès, directeur de la prestigieuse bibliothèque universitaire.
Malgré les pertes inestimables, le bâtiment flambant neuf doit rouvrir ses portes fin février, après des travaux de rénovation financés par une agence onusienne.
Erigée sur quatre étages, la bibliothèque aux élégantes façades en verre sombre aura pour commencer plus de 32.000 livres en rayon, outre les titres consultables en ligne. A terme elle devrait en abriter un million.
"Avant, nous en avions plus d'un million, dont certains introuvables dans aucune autre université d'Irak", soupire M. Younès.
L'établissement, fondé en 1967, s'est vu privé de 85 % de ses ouvrages. Avec les jihadistes aux portes de Mossoul, "nous avons seulement pu transférer les livres rares et un nombre limité de revues périodiques étrangères".
Pour compenser les pertes, M. Younès évoque toutefois un "nombre très important" de donations de livres effectuées par "des universités internationales ou arabes pour permettre la renaissance de la bibliothèque".
"Des personnalités connues, de Mossoul ou d'Irak, ont aussi contribué, en piochant dans leurs étagères personnelles", ajoute le quinquagénaire.
- "Mère des livres" -
En attendant son déménagement, la bibliothèque a élu domicile dans des locaux trop étroits à la faculté d'ingénierie.
Les étagères jaunes croulent sous les recueils empilés les uns sur les autres. Les livres sont partout, ficelés sur des tables et des bureaux, rangés dans des cartons.
Tarek Attiya, 34 ans, était étudiant à Mossoul avant d'entamer une thèse en linguistique arabe à l'université de Tikrit. Sa recherche de certains titres l'a mené à visiter les universités de Kirkouk et de Mossoul.
"L'université de Mossoul est la mère de tous les livres. Il y a une grande différence entre ce qui était autrefois, et la situation après l'EI", regrette M. Attiya, même s'il reconnaît une "timide amélioration".
Ville historique de commerçants et d'aristocrates, Mossoul s'enorgueillissait d'une vie culturelle et intellectuelle très riche.
Entre les donations des grandes familles, la production locale - la première imprimerie d'Irak a vu le jour à Mossoul dans la deuxième partie du XIXe siècle - et les échanges culturels, ce carrefour commercial historique du Moyen-Orient conservait précieusement des milliers d'ouvrages rares et anciens, notamment liturgiques.
La bibliothèque du Waqf, l'instance publique qui gère les biens religieux musulmans, renfermait ainsi des parchemins vieux de 300 ou 400 ans. "Ils ont tous disparu", déplore son responsable, Ahmed Abd Ahmed.
- Visiteurs quotidiens -
La rue al-Noujaïfi, historiquement celle des libraires et des bouquinistes, porte encore les stigmates des destructions. Le long de la route fraîchement goudronnée, s'alignent les boutiques abandonnées.
Sous les arches en pierre des vieux bâtiments, des monticules de décombres attendent d'être déblayés.
Seule une poignée de commerçants ont rouvert après avoir payé eux-mêmes les travaux de restauration, à l'instar du septuagénaire Oussama al-Karkaji qui vend livres religieux, cahiers et stylos dans la librairie héritée de son père.
La Bibliothèque centrale de Mossoul a rouvert ses portes fin 2019, après des travaux. L'établissement public fondé en 1921 abritait 121.000 titres, dont "des livres et des revues datant pour certains de près d'un siècle", confie son directeur, Jamal al-Abd Rabbo.
Sur ses étagères s'alignent les vieux ouvrages reliés en cuir, à la corne usée et au papier desséché. "Nous avons perdu 2.350 livres de littérature, sociologie, ou religion", explique M. al-Abd Rabo.
Petite consolation : entre les achats et les donations, l'établissement compte désormais 132.000 livres, ajoute-t-il. "Certains de nos visiteurs viennent quotidiennement, une heure ou deux, pour lire."
M.Ouellet--BTB