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IA: les Chinois en pincent pour le "homard" OpenClaw, malgré les risques
Entrepreneur chinois, Frank Gao passait des heures à gérer ses comptes sur les réseaux sociaux. Mais c'est désormais son assistant OpenClaw, qui fonctionne à l'intelligence artificielle (IA), qui exécute les tâches à sa place.
Cet agent IA autonome, créé en novembre par un programmeur autrichien, connaît un fulgurant succès en Chine auprès des jeunes, friands de nouvelles technologies - malgré les avertissements des autorités sur les risques en matière de cybersécurité.
OpenClaw est différent des robots conversationnels comme ChatGPT car il peut exécuter des tâches réelles, telles que l'envoi d'e-mails, l'organisation de fichiers ou la réservation de billets d'avion.
"Depuis janvier, je passe des heures chaque jour sur le homard!" affirme Frank Gao, en référence au crustacé rouge mascotte d'OpenClaw.
Après avoir téléchargé OpenClaw, les utilisateurs connectent l'outil aux modèles d'IA existants de leur choix, puis lui donnent des instructions simples via des applications de messagerie instantanée - comme s'ils s'adressaient à un ami ou à un collègue.
OpenClaw a conquis les milieux technologiques mondiaux. En particulier en Chine, où entreprises et passionnés sont à l'affût des dernières avancées en matière d'IA.
- "Effrayant" -
Cette semaine, au siège du géant technologique chinois Baidu à Pékin, des centaines de personnes faisaient la queue pour que des ingénieurs les aident à installer leur "homard".
Des événements similaires sont organisés ailleurs dans le pays.
Les municipalités de Wuxi et Hangzhou (est de la Chine) proposent d'allouer à entreprises et entrepreneurs l'équivalent de centaines de milliers d'euros s'ils viennent dans leurs villes concevoir ou utiliser des agents d'IA comme OpenClaw.
Mais cette technologie suscite également certaines inquiétudes.
"Le plus effrayant avec des agents comme OpenClaw? Une fois qu'ils ont vos clés numériques, ils peuvent en théorie accéder à tous les services que vous avez autorisés et décider seuls du moment pour les activer", souligne M. Gao.
Les autorités chargées de la cybersécurité, ainsi que le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information, ont alerté sur les risques posés par OpenClaw.
"Utilisez avec prudence les agents intelligents tels que le homard", a conseillé l'expert de l'Institut national de recherche en informatique, Wei Liang, aux administrations, institutions publiques, entreprises et particuliers, dans un message diffusé récemment par les médias d'Etat.
Entre incitations et mises en garde, les signaux contradictoires envoyés par les autorités reflètent leur "tolérance prudente" face à la "fièvre" suscitée par OpenClaw, affirme à l'AFP Zhang Yi, fondateur du cabinet iiMedia.
Les géants technologiques chinois sautent également le pas.
Des entreprises comme Tencent, Alibaba, ByteDance et Baidu proposent aux internautes des aides gratuites à l'installation s'ils décident d'héberger leurs agents OpenClaw sur les serveurs cloud de ces compagnies.
- "Le prix d'un café" -
Utiliser OpenClaw via un serveur en ligne est considéré comme plus sûr que de le télécharger et de l'utiliser directement sur son ordinateur.
D'autres entreprises chinoises spécialisées dans l'IA ont également lancé leur propre agent: "ArkClaw" pour Bytedance, "Workbuddy" pour Tencent ou "AutoClaw" pour Zhipu AI.
Le coût relativement faible en Chine du déploiement d'OpenClaw sur le cloud, une démarche subventionnée par les grands groupes technologiques, explique en partie sa popularité, explique Gao Rui, cheffe de produit chez Baidu AI Cloud.
"Pour la plupart des gens, c'est juste le prix d'un café (...) c'est pourquoi ils ont envie d'essayer", note-t-elle.
Le fait de vouloir rester à la page est aussi un moteur du succès d'OpenClaw, explique Chen Yunfei, un développeur qui a créé un guide d'utilisation de l'agent IA.
"La plupart des Chinois sont studieux et tournés vers l'avenir, donc quand arrivent des nouveautés", ils ont parfois peur de rater le train de l'innovation, souligne-t-il.
OpenClaw est "arrivé au bon moment" pour changer la perception, en Chine, de ce que l'IA peut faire, note par ailleurs Xie Manrui, un programmeur.
"Pour beaucoup, l'intelligence artificielle, c'est juste un agent conversationnel malin, qui parle beaucoup mais ne peut pas vraiment agir", déclare-t-il.
OpenClaw attise la curiosité de nombreux jeunes utilisateurs, comme Zheng Huimin, une étudiante de 24 ans qui fait la queue lors de l'événement Baidu à Pékin.
"Je veux l'essayer pour voir quelles tâches il peut réellement m'aider à accomplir", confie-t-elle.
G.Schmid--VB