-
Le "plus grand gâteau" du Venezuela pour les enfants victimes du tremblement de terre
-
Basket: Wembanyama de retour en Bleu deux ans après
-
Championnat des nations: l'Afrique du Sud tient son rang, la France première au Nord
-
Tour de France: Pogacar frappe encore, Seixas dans la cour des grands
-
F1: Antonelli intouchable en qualifications à Spa
-
F1: Antonelli, brillant, partira en pole position du Grand Prix de Belgique
-
Athlétisme: le Britannique Josh Kerr bat le record du monde du mile en 3 min 42 sec 66
-
Allemagne: démission du chef des députés conservateurs, père d'un enfant né sous GPA
-
La quinzième étape du Tour: les Alpes par son versant nord
-
Championnat des nations: Nouvelle-Zélande et France au top, désastre italien
-
Championnat des nations: le XV de France corrige les "Brave Blossoms" japonais
-
Le patrimoine mondial en péril face aux conflits et aux urgences écologiques
-
Les défis qui attendent Andy Burnham à Downing Street
-
Le Laos entretient le doute sur les décès de six touristes attribués à de l'alcool frelaté
-
Lancement réussi pour la première fusée "privée" indienne
-
Birmanie: les statues du héros de l'indépendance Aung San se volatilisent discrètement
-
Une nouvelle IA chinoise fait sensation jusqu'aux Etats-Unis, où certains s'alarment
-
Au Caire, la guerre fait les affaires de la "cité des déchets" face aux pénuries de plastique
-
"Massacre à la tronçonneuse" : des pêcheurs européens réclament des mesures contre la gloutonnerie des cormorans
-
"Obsession", le film d'horreur fauché qui électrise le box-office mondial
-
Plus d'essence, pas de patience : dans la province russe, l'"horrible" pénurie de carburants
-
Les feux de forêts empestent l'air avant la finale du Mondial, Trump menace le Canada
-
Mondial-2026: la dernière danse de Didier Deschamps
-
Bombardé pour la septième nuit de suite, l'Iran menace de déclencher une "offensive totale"
-
Venezuela: plus de 5.000 morts dans les séismes, le FMI débloque des fonds pour la reconstruction
-
Mondial-2026: avoir uni l'Argentine est "extrêmement précieux", dit Scaloni
-
Mondial-2026: l'Espagnol De la Fuente plus "nerveux" en hélicoptère qu'en finale
-
Mondial-2026: "on vient tous de la classe ouvrière", dit l'Argentin Emiliano Martinez
-
Finale du Mondial: "nous devons avoir plus envie de gagner que peur de perdre" dit l'Espagnol Rodri
Sri Lanka: le Parlement élit un nouveau président après la fuite de Rajapaksa
Le Parlement du Sri Lanka se réunit mercredi pour désigner un nouveau président pour remplacer Gotabaya Rajapaksa, en fuite après la prise d'assaut de son palais la semaine dernière par une foule en colère, les manifestants s'attendant à un durcissement de la répression après le vote.
Le vainqueur du scrutin héritera d'un pays de 22 millions d'habitants ravagé par une crise économique catastrophique qui provoque pénuries d'aliments, de médicaments et de carburants. L'île, qui a fait défaut en avril sur sa dette étrangère de 51 milliards de dollars, n'a même plus assez de devises pour financer ses importations essentielles, et espère un plan de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI).
Le Premier ministre Ranil Wickremesinghe, qui exerce l'intérim de la présidence, est considéré comme le favori pour emporter ce vote à bulletins secrets auprès des 225 députés, et prendre la tête du Sri Lanka jusqu'à la fin du mandat de M. Rajapaksa en novembre 2024.
Gotabaya Rajapaksa a fui précipitamment son palais envahi par la foule en colère le 9 juillet et s'est réfugié aux Maldives, puis à Singapour, d'où il a démissionné.
Sa chute est un revers pour son clan familial, qui domine la vie politique du Sri Lanka depuis une vingtaine d'années, après la démission plus tôt cette année de ses frères qui étaient respectivement Premier ministre et ministre des Finances.
Mais M. Wickremesinghe dispose du soutien du SLPP, le parti des Rajapaksa, qui dispose du plus grand nombre de sièges au Parlement. L'ancien président Mahinda Rajapaksa, frère aîné de Gotabaya et chef du clan familial, est toujours dans le pays et, selon des sources du parti, exerce des pressions sur les députés pour qu'ils soutiennent M. Wickremesinghe.
Mardi après-midi dans la capitale, des milliers d'étudiants ont manifesté leur opposition à ce cacique de 73 ans, qui a été six fois Premier ministre. Ils le considèrent comme un allié et un protecteur du clan Rajapaksa.
"Nous n'avons pas peur de Ranil", a déclaré Wasantha Mudalige, un leader étudiant, "nous le chasserons comme nous l'avons fait pour Gotabaya".
En tant que président par intérim, M. Wickremesinghe a prolongé l'état d'urgence, qui confère à la police et aux forces de sécurité des pouvoirs étendus. La semaine dernière, il a ordonné l'expulsion des manifestants des bâtiments officiels qu'ils occupaient dans le centre de Colombo.
- Intransigeance -
Selon le député tamoul d'opposition Dharmalingam Sithadthan, l'intransigeance affichée par M. Wickremesinghe à l'égard des manifestants est bien accueillie par les députés, dont beaucoup ont été victimes de violences pendant les manifestations. "Ranil apparaît comme le candidat de la loi et de l'ordre", a déclaré M. Sithadthan à l'AFP.
D'après l'analyste politique Kusal Perera, M. Wickremesinghe a un "léger avantage", bien que son propre parti ne dispose que d'un seul siège au Parlement. "Ranil a regagné l'acceptation des classes moyennes urbaines en rétablissant certains services comme le gaz, et il a déjà montré sa fermeté en faisant évacuer les bâtiments du gouvernement", a-t-il estimé.
Les observateurs s'attendent à ce que M. Wickremesinghe, s'il l'emporte, réprime durement toute manifestation. Ils s'attendent aussi à ce qu'il nomme Premier ministre son ancien camarade de classe Dinesh Gunawardena, 73 ans, un ex-ministre de la Fonction publique et fervent partisan du clan Rajapaksa.
Le principal adversaire de M. Wickremesinghe lors du vote sera le dissident du SLPP et ancien ministre de l'Education Dullas Alahapperuma, un ancien journaliste soutenu par l'opposition.
M. Alahapperuma s'est engagé cette semaine à former "un véritable gouvernement consensuel pour la première fois de notre histoire".
S'il gagne, cet homme de 63 ans devrait nommer le chef de l'opposition Sajith Premadasa Premier ministre. Le défunt père de M. Premadasa, Ranasinghe, a dirigé le pays d'une main de fer dans les années 1980, alors que M. Alahapperuma était un militant des droits humains.
Le troisième candidat est Anura Dissanayake, 53 ans, leader du Front de libération du peuple (JVP, gauche), qui dispose de trois députés.
Les législateurs classeront les candidats par ordre de préférence lors d'un vote secret, un mécanisme qui leur donne une plus grande liberté d'action qu'un scrutin ouvert. Les élections précédentes ont été marquées par des allégations de pots-de-vin offerts et acceptés en échange de votes.
W.Lapointe--BTB