-
Donald Trump sous les projecteurs de la finale de la Coupe du Monde de football
-
Séisme au Venezuela: un chat sorti des décombres
-
L'influenceur masculiniste Andrew Tate et son frère arrêtés aux Etats-Unis
-
Puissantes explosions à Kiev au lendemain d'attaques ukrainiennes meurtrières contre la Russie
-
Mondial-2026: Deschamps sort sur une défaite dans un match fou, Mbappé dans l'histoire
-
Les Etats-Unis bombardent à nouveau l'Iran après la mort de deux de leurs soldats
-
Le "plus grand gâteau" du Venezuela pour les enfants victimes du tremblement de terre
-
Basket: Wembanyama de retour en Bleu deux ans après
-
Championnat des nations: l'Afrique du Sud tient son rang, la France première au Nord
-
Tour de France: Pogacar frappe encore, Seixas dans la cour des grands
-
F1: Antonelli intouchable en qualifications à Spa
-
F1: Antonelli, brillant, partira en pole position du Grand Prix de Belgique
-
Athlétisme: le Britannique Josh Kerr bat le record du monde du mile en 3 min 42 sec 66
-
Allemagne: démission du chef des députés conservateurs, père d'un enfant né sous GPA
-
La quinzième étape du Tour: les Alpes par son versant nord
-
Championnat des nations: Nouvelle-Zélande et France au top, désastre italien
-
Championnat des nations: le XV de France corrige les "Brave Blossoms" japonais
-
Le patrimoine mondial en péril face aux conflits et aux urgences écologiques
-
Les défis qui attendent Andy Burnham à Downing Street
-
Le Laos entretient le doute sur les décès de six touristes attribués à de l'alcool frelaté
-
Lancement réussi pour la première fusée "privée" indienne
-
Birmanie: les statues du héros de l'indépendance Aung San se volatilisent discrètement
-
Une nouvelle IA chinoise fait sensation jusqu'aux Etats-Unis, où certains s'alarment
-
Au Caire, la guerre fait les affaires de la "cité des déchets" face aux pénuries de plastique
-
"Massacre à la tronçonneuse" : des pêcheurs européens réclament des mesures contre la gloutonnerie des cormorans
-
"Obsession", le film d'horreur fauché qui électrise le box-office mondial
-
Plus d'essence, pas de patience : dans la province russe, l'"horrible" pénurie de carburants
-
Les feux de forêts empestent l'air avant la finale du Mondial, Trump menace le Canada
-
Mondial-2026: la dernière danse de Didier Deschamps
-
Bombardé pour la septième nuit de suite, l'Iran menace de déclencher une "offensive totale"
Sri-Lanka: des communautés pauvres tenaillées par la faim tandis que les prix grimpent
Ses cheveux sont soigneusement peignés, mais ses joues sont creuses et des veines visibles courent sur son corps décharné: comme de nombreux Sri Lankais, Milton Pereira et sa famille n'ont pas les moyens d'acheter suffisamment de nourriture.
Alors que le pays connaît sa pire crise économique et une inflation galopante, suscitant une vague de manifestations qui ont abouti à la chute du président la semaine dernière, les Sri Lankais achètent moins, mangent moins et travaillent moins.
"C'est très difficile de vivre, même une miche de pain est chère", explique M. Pereira à l'AFP devant sa modeste maison de Slave Island, une enclave pauvre de la capitale Colombo.
"Si nous prenons un repas, nous en sautons un autre", déclare cet homme de 74 ans, dont la famille compte six enfants.
"Comme nous n'avons pas beaucoup d'argent, alors nous donnons parfois le poisson aux enfants", dit-il, les adultes "se contentant de la sauce".
Déclenchées par la pandémie de coronavirus, les difficultés financières ont été exacerbées par la mauvaise gestion du gouvernement, selon les critiques.
- "La chose la plus terrible" -
"Cette hausse exponentielle des prix est la chose la plus terrible à laquelle j'ai jamais été confronté", affirme le fils de M. Peirera, B. G. Rajitkumar, un ouvrier électricien qui n'a pas eu de travail depuis des mois.
"Les prix de la nourriture augmentent tous les jours", déplore-t-il.
L'inflation des denrées alimentaires au Sri Lanka a atteint en juin 80,1% sur un an, selon les chiffres officiels.
Selon le Programme alimentaire mondial, près de cinq millions de personnes, soit 22% de la population, ont besoin d'une aide alimentaire, et plus de cinq familles sur six sautent des repas, mangent moins ou achètent des aliments de moindre qualité.
Le principal marché de gros de légumes de New Manning, à Colombo, était animé dimanche, acheteurs, vendeurs et porteurs se bousculant avec leurs sacs de denrées.
Mais les commerçants affirment que les affaires ont diminué de plus de la moitié depuis mars.
"Les prix de tout ont plus que doublé", rapporte M. M. Mufeed, commerçant, qui estime que ses ventes ont diminué de 70%.
"Certains légumes invendus partent à la poubelle et de nombreux pauvres viennent en chercher chaque jour après la fermeture du marché", raconte-t-il.
Mais les pommes de terre, les oignons et l'ail continuent d'être importés d'Inde, du Pakistan et de Chine, indique Ashley Jennycloss, agent d'import-export.
"L'approvisionnement en nourriture n'est pas un problème, mais comme il n'y a pas de carburant, cela rend les choses difficiles et tout devient cher", selon Jeeva, un autre commerçant.
Certaines personnes parcourent de longues distances à pied pour venir à ce marché tôt le matin et acheter de petites quantités de légumes pour leur cuisine à des prix de gros.
"Je n'ai pas d'autre choix que de marcher 10 kilomètres jusqu'à ce marché, car la nourriture y est moins chère que dans les magasins de détail près de chez moi", explique Howzy, 50 ans.
Dans le quartier général du mouvement de protestation qui a fait tomber l'ex-président Gotabaya Rajapaksa, un ancien employé du gouvernement, Theodore Rajapakse, enseigne aux habitants comment produire des légumes à croissance rapide sur de petites parcelles de terrain près de chez eux.
"Mon pays est en difficulté", dit-il, ajoutant qu'il a appris ses techniques agricoles à environ 3.000 protestataires depuis qu'il a rejoint les manifestations.
Mais les perspectives d'amélioration immédiate sont limitées, et le successeur le plus probable du président démissionnaire, l'ancien Premier ministre Ranil Wickremesinghe, est honni par les manifestants qui le considèrent comme un allié de M. Rajapaksa.
A Slave Island, M. Pereira a peu d'espoir. "Gota est parti, mais il n'y a aucun candidat pour nous sortir de cette terrible situation", soupire-t-il.
F.Pavlenko--BTB