-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: "Grand Theft Auto VI" a débuté les précommandes de l'année
-
Ebola: un médecin testé positif en France à son retour de RDC, des cas contacts isolés
-
Rubio promet de défendre les intérêts des pays du Golfe dans les négociations avec l'Iran
-
La cause du décès de Lyhanna encore inconnue après l'autopsie
-
Canicule: encore 15.000 foyers sans électricité dans le Finistère, 680 dans le Vaucluse
-
Canicule: la France va de record en record, la clim' fait débat
-
Mondial-2026: Tchouaméni, décollage attendu
-
Trump met à nouveau la pression sur les sénateurs républicains
-
La Bourse de Paris dans le vert, entre baisse du pétrole et interrogations sur la tech
-
Ormuz: "quelques semaines" nécessaires pour évacuer les marins, selon le patron de l'agence maritime de l'ONU
-
Au Parc zoologique de Paris, Isis et Inaya incarnent l'espoir des Lions du Nord
-
Bourses européennes: Paris et Londres terminent dans le vert, Francfort plombé par Rheinmetall
-
"C'est tendu": après les frappes ukrainiennes, des Moscovites subissent les pénuries de carburant
-
Des scientifiques détectent les empreintes de la frontière d'un trou noir
-
Un jeu à 80 dollars mais sans disque: "Grand Theft Auto VI" lance ses précommandes
-
Trump refuse de signer une loi sur le logement tant qu'un texte sur les élections n'est pas adopté par le Sénat
-
Le groupe franco-allemand KNDS met le cap sur la Bourse cet été
-
OpenAI dévoile sa puce IA "Jalapeño"
-
En pleine canicule, le gouvernement présente un projet de loi accusé de "sauver les bouilloires thermiques"
-
Allemagne : un monument en hommage aux Témoins de Jéhovah persécutés par les nazis
-
La canicule s'accentue en Europe, la climatisation en question
-
Examen: pas de report du brevet malgré la canicule
-
Wall Street ouvre sans grand mouvement dans l'attente des résultats de Micron
-
Le protocole d'accord, une "déclaration de défaite de l'Amérique" selon l'Iran
-
Astro Boy fait peau neuve et revient à la télévision en 2027
-
Le groupe franco-allemand KNDS enclenche l'une des plus grosses entrées en Bourse de l'année
-
Financement de l'université: un rapport préconise de changer de modèle et d'augmenter les frais d'inscription
-
Canicule: l'Europe suffoque, la climatisation en débat, le réseau électrique sous tension
-
"Cruel, sadique et inhumain": le récit des militants de la "Flottille pour Gaza", au centre d'enquêtes pour tortures
-
Ebola: un premier cas identifié en France, un médecin revenu de RDC
-
L'UE veut rendre 8 milliards d'euros par an aux entreprises via une réforme fiscale
-
La France en surchauffe, la climatisation en débat
-
Le groupe CMA Media veut vendre les neuf chaînes BFM locales pour faire des économies (direction)
-
"Grand Theft Auto VI" lance ses précommandes jeudi à minuit et vise des records
-
Le cœur de la Voie lactée photographié comme jamais grâce à Euclid
-
A Tyr, des Libanais cherchent le "parfum" de leurs maisons détruites par la guerre
-
En pleine canicule, le projet de loi logement présenté en Conseil des ministres
-
Enquête ouverte pour une cyberattaque visant la Fédération sportive de la police nationale
-
Epidémie d'Ebola: un premier cas identifié en France, déjà isolé
-
Jeux vidéo: la franchise "Grand Theft Auto" en chiffres
-
Canicule : 68.000 foyers privés d'électricité dans le Finistère, 5.000 dans le Vaucluse
-
"Grand Theft Auto VI" lance ses précommandes jeudi et vise des records
-
Allemagne: la moitié des trains de marchandise à l'arrêt après une panne géante des communications
-
Mondial-2026: les journées décisives commencent, le Brésil attend Neymar
-
Bolivie: le gouvernement pousse à la "guerre civile", affirme l'ex-président Evo Morales à l'AFP
-
IA: la Chine veut des règles face au risque de "perte de contrôle"
-
Au cœur du village croate préféré des cigognes
-
Canicule : 62.000 foyers privés d'électricité dans le Finistère, 5.000 dans le Vaucluse
-
La climatisation, un tabou en France qui fond face aux canicules à répétition
-
"Hep, robotaxi!" A Londres, la course aux trajets sans chauffeur est lancée
Contaminées par l'industrie pendant deux siècles, des Calanques de Marseille bientôt dépolluées
Dans le parc national des Calanques, espace protégé qui commence dans Marseille, d'importants travaux sous haute surveillance ont commencé début septembre afin de dépolluer le littoral sud de la deuxième ville de France, contaminé pendant deux siècles par des activités industrielles.
Les dépôts grisâtres qui s'étalent sur plusieurs dizaines de mètres détonnent dans ce paysage idyllique de roches calcaires bordées par les eaux turquoise de la Méditerranée.
Ces "scories" sont les "résidus de production d'anciennes usines, utilisés comme remblais pour la création de routes et de parkings", explique Mélody Gros, cheffe de projets Sites et Sols pollués à l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), l'organisme mandaté par l'Etat pour réaliser l'opération.
Sur une colline surplombant le village de pêcheurs des Goudes, haut lieu du tourisme instagrammable marseillais, pelleteuses et autres engins de chantier s'activent pour aménager la base principale des ouvriers durant les prochains mois.
"Ce chantier répond à un objectif de santé publique", affirme Mme Gros. Les scories, présentes sur une surface totale de 29 hectares, sont chargées en métaux comme le plomb ou l'arsenic, qui contaminent les sols et la mer et sont néfastes pour la santé humaine.
L'Etat, condamné fin 2024 à dépolluer la zone, s'apprête donc à "mettre en sécurité", selon les termes de l'Ademe et de la préfecture des Bouches-du-Rhône, 20 dépôts de scories considérés comme "prioritaires au regard de leur potentiel de contamination du milieu et des personnes".
Pourtant, le tribunal administratif de Marseille évoquait dans son jugement la présence de 77 dépôts. Mais Mme Gros assure que l'Ademe "n'aurait pas la capacité de retraiter la totalité".
Le chantier, qui s'étalera sur deux périodes de sept mois jusqu'en 2027, coûtera au total 14 millions d'euros, financés pour moitié par l'Etat, le reste par le département des Bouches-du-Rhône, la ville de Marseille et la métropole Aix-Marseille.
- Riverains inquiets -
Dans un premier temps, 2.500 tonnes de gravats seront traités d'ici mars 2026. Une partie sera envoyée par camions vers un site de stockage de déchets dangereux dans le Gard, l'autre confinée sur place dans des membranes étanches, surmontées d'un nouvel habillage paysager.
Malgré les nombreuses précautions prises pour éviter toute dispersion dans l'environnement, comme la construction de barrières ou la pose de grands sacs pour retenir les polluants, les responsables de l'opération peinent à rassurer complètement les riverains.
L'installation d'une tente de confinement de 250 mètres carrés sur la base principale du chantier, juste au-dessus des Goudes, inquiète particulièrement les 500 habitants permanents. Car après avoir retiré les scories avec des aspiratrices, elles seront déchargées par camions dans des bennes placées dans la tente avant leur transfert dans le Gard.
Romain Garoute, président du Comité d'intérêt de quartier (CIQ), regrette le choix de ce lieu pour le stockage temporaire des scories, qu'il aurait préféré voir sur un autre site "plus à l'abri du vent". "On aurait pu éviter certains risques inutiles", estime-t-il, bien qu'il se dise "rassuré par la méthodologie" présentée par l'Ademe.
Les associations environnementales ont elles aussi suivi avec attention la préparation du chantier et, tout en reconnaissant le "travail remarquable" de l'agence, émettent quelques réserves.
Plusieurs appareils mesurant en continu la qualité de l'air ont été installés sur le littoral et deux seuils - "vigilance" et "alerte" - déterminés. En cas de dépassement, des mesures pouvant aller jusqu'à l'arrêt temporaire du chantier seront prises.
Mais cela reste insuffisant pour Rolland Dadena, président de l'Association Santé Littoral Sud, qui a demandé au préfet "d'activer un plan de veille sanitaire" pendant toute la durée du chantier.
Il s'inquiète que le "risque sanitaire" déjà existant soit "décuplé" lors de la manipulation de matières toxiques très friables.
Ce serait "impensable" que les travaux "entraînent une surpollution pour la population", insiste-t-il, observant le paysage côtier noirci par les scories.
C.Stoecklin--VB