-
Contre la Russie et pour leur droits, le double front des soldats LGBT+ ukrainiens
-
Noosha Aubel et Dietmar Woidke : comment Potsdam laisse tomber un enfant en bas âge gravement handicapé
-
Plus de 850.000 collégiens passent le brevet en pleine canicule
-
F1: en Autriche, Hamilton veut rattraper Antonelli
-
Charles III révèle avoir payé plus de 30 millions de livres d'impôts depuis 2022, une première
-
Mondial-2026: les Bleus en mission face à la Norvège
-
Mondial-2026: Maroc-Pays-Bas et Brésil-Japon, des affiches dès les 16es
-
Le changement climatique, coupable "sans équivoque" de l'intense canicule en Europe
-
Venezuela: le monde offre son aide face au plus fort séisme en plus d'un siècle
-
Deux tiers de la France en alerte canicule maximale, décrue des températures à l'horizon
-
L'insupportable canicule de New Delhi, surtout à l'intérieur des maisons
-
Sony arrête la vente de son chien robot "aibo" au Japon
-
Kim Jong Un supervise de nouveaux essais militaires
-
La présidente du Mexique et le roi d'Espagne scellent la réconciliation
-
Deux tiers de la France encore en alerte canicule maximale, décrue des températures à l'horizon
-
Séisme au Venezuela: au moins 235 morts, recherche effrénée des disparus
-
La Nouvelle-Zélande met en garde contre des incursions militaires chinoises "persistantes" dans le Pacifique
-
Le plan d'évacuation du détroit d'Ormuz suspendu après l'attaque d'un navire
-
Affaire "Escobar du Sahara": deux personnalités marocaines condamnées à 10 et 12 ans de prison
-
Mondial-2026: l'Equateur surprend l'Allemagne pour accéder aux 16es de finale
-
Mondial: la Côte d'Ivoire se défait de Curaçao et file enfin en 16es
-
Wall Street termine sans direction claire, la tech toujours à la peine
-
Canicule: 11 départements quittent la vigilance rouge, des hôpitaux "saturés"
-
Glyphosate: la Cour suprême américaine déleste potentiellement Bayer de milliers de plaintes
-
Le centre de rétention "Alcatraz des alligators" de Trump a fermé
-
Mise en demeure de CNews: l'Arcom "joue son rôle", "à l'écart de toute considération politique"
-
Canicule: la SNCF pourrait supprimer d'autres trains malgré les grands départs en vacances
-
Macron et Meloni affichent une relation "sérieuse" mais pas "glaciale"
-
L'hypothèse d'un mariage de Taylor Swift à New York se précise
-
Métro Grand Paris Express: la ligne 18 sur les rails début décembre, report de six mois pour la 15-Sud
-
Marylise Léon, le réformisme radical conforté à la tête de la CFDT
-
Chantre du made in France, Le Slip français prépare son entrée en Bourse
-
Marylise Léon reconduite à la tête de la CFDT pour un mandat de quatre ans
-
Moissons nocturnes, risque de feu: coup de chaud dans les champs
-
La France a-t-elle tiré toutes les leçons de la canicule historique de 2003?
-
Mondial-2026: la Norvège d'Haaland, un gros test pour la défense des Bleus
-
La vigilance rouge canicule à son pic jeudi, l'impact sanitaire redouté
-
La canicule, un ennemi sournois pour les chiens et les chats
-
Falaise effondrée à Biarritz: les pompiers arrêtent les recherches, le disparu introuvable
-
Le président sud-africain promet une réponse ferme face aux violences xénophobes
-
La Cour suprême américaine lève une protection juridique contre l'expulsion de 350.000 Haïtiens
-
Accablés de chaleur, des Italiens trouvent refuge dans les anciens "trulli" en pierre
-
Pologne et Ukraine jouent l'apaisement à une conférence clé sur la reconstruction
-
TotalEnergies sommé par la justice de prendre en compte ses émissions indirectes
-
Macron accueille Meloni sur la Côte d'Azur pour un sommet de la bonne entente
-
A Athènes, 81 ans après, des familles de déportés retrouvent leurs effets personnels
-
Mort de Gérard Brémond, figure de l'industrie du tourisme et fondateur de Pierre & Vacances
-
La volatilité gagne Wall Street après les résultats de Micron
-
Canicule: le système de soins en gestion de crise, de premiers décès constatés en France
-
Gérard Brémond, fondateur du groupe touristique Pierre & Vacances, est mort à 88 ans
La France, mauvais élève dans le paysage de la dette en Europe
Emprunter sur dix ans pourrait bientôt coûter plus cher à la France qu'à l'Italie. Après l'Espagne et le Portugal, qui bénéficient déjà de meilleurs taux, l'Hexagone s'englue à sa place de mauvais élève budgétaire de l'Europe.
Début juillet, le taux de la dette souveraine italienne à échéance 5 ans a glissé sous le taux français, une première depuis 2005.
Le prochain signal fort pourrait venir du taux d'emprunt à dix ans, la référence pour les comparaisons internationales, et donc pour évaluer la fiabilité financière d'un État aux yeux des marchés.
- "Enormes efforts" -
Le taux français à dix ans, actuellement à 3,37%, est au cœur des préoccupations tant l'écart se réduit avec celui de l'Italie, à 3,54%. Le "spread", ou l'écart entre les deux, "se réduit à peau de chagrin", souligne Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie de marché de Natixis IM.
Il n'est désormais à moins de 0,2 point de pourcentage, contre 1,20 point il y a un an. Les courbes pourraient se croiser.
Ce "rapprochement (...) ne fait que traduire une tendance que l'on constate dans dans les finances publiques", affirme Philippe Ledent, expert économiste chez ING. Il estime qu'il faudra "d'énormes efforts" de la France pour renverser la vapeur.
"Nous sommes à un moment critique de notre histoire", a martelé mardi le Premier ministre français François Bayrou, en dévoilant ses mesures pour redresser les finances d'un pays soumis au "danger mortel" de "l'écrasement par la dette".
Il a rappelé que le déficit public de la France a atteint 5,8% du PIB en 2024, pour une dette publique représentant près de 114% du PIB, soit la troisième plus importante de la zone euro derrière la Grèce et l'Italie.
D'après les projections de la Commission européenne publiées en mai, la France devrait enregistrer le pire déficit public de la zone euro en 2025 et 2026.
La France se retrouve "enlisée dans une croissance économique faible, des finances publiques hors de contrôle (...) et une notation qui a tendance à se dégrader", poursuit M. Ledent.
L'agence S&P a en effet amélioré en avril dernier la notation de la dette publique de l'Italie à "BBB+", assortie d'une perspective "stable", quand la note de la dette française (AA-) est assortie depuis février d'une perspective négative, ce qui signifie qu'elle pourrait être rétrogradée.
- "Pragmatisme spectaculaire" contre blocage politique -
En face, malgré l'ampleur de la dette italienne - proche de 3.000 milliards d'euros en 2024, soit 135,3% de son PIB - Rome retrouve la faveur des marchés.
La présidente du Conseil italien Giorgia Meloni et son gouvernement, sous forte pression pour réduire cette dette colossale, "ont fait preuve d'un pragmatisme économique tout à fait spectaculaire", relève Mabrouk Chetouane.
Le déficit public italien s'est réduit davantage que prévu en 2024, à 3,4% du produit intérieur brut (PIB). Des revenus fiscaux meilleurs qu'anticipé ont même permis de revenir à un excédent des comptes publics au quatrième trimestre 2024, ce qui n'était pas arrivé depuis 2019.
De quoi "considérer que l'Italie est mieux en mesure de gérer sa dette que la France", selon Benjamin Melman, responsable allocation d'actifs chez Edmond de Rothschild.
La France est, elle, "perçue comme un pays qui n'arrive pas à faire de réformes, qui est déjà allé très loin avec un taux d'imposition important, et qui se retrouve aujourd'hui un peu bloqué", explique à l'AFP Aurélien Buffault, gérant obligataire de Delubac AM.
Et depuis la dissolution de l'Assemblée nationale en juin 2024, les investisseurs redoutent le blocage politique.
Ils exigent donc un rendement plus élevé pour détenir de la dette française, "une prime" légitime "car il y a un risque que le pays devienne ingouvernable", note M. Chetouane.
L'annonce par François Bayrou d'une cure budgétaire draconienne de 43,8 milliards d'euros pour 2026 n'a d'ailleurs pas ému le marché obligataire, resté de marbre. Une indifférence qui devrait perdurer tant que les mesures présentées ne sont pas concrétisées.
Pour M. Ledent, "il va falloir passer ce cap, et probablement l'une ou l'autre censure (du gouvernement) à la rentrée".
G.Haefliger--VB