-
Foot: le successeur de Deschamps connu mardi 28 juillet, Zidane grand favori
-
Gironde: 2.400 hectares brûlés, des milliers d'évacués et le spectre de 2022
-
Les pays de l'UE trouvent un accord sur de nouvelles sanctions contre la Russie
-
TotalEnergies double son bénéfice net au 2e trimestre avec les prix élevés liés à la guerre au Moyen-Orient
-
Pour la première fois, des IA obtiennent 100% au plus prestigieux concours de mathématiques
-
A Manille, Lavrov met en garde Rubio sur la livraison d'armes à l'Ukraine
-
Dans l'est du Tchad, le "cruel" manque d'eau, source de conflits
-
Au Ghana, un homme se mobilise pour sauver les raies-guitares de l'extinction
-
Chaleur extrême: à Tokyo, le plus grand nombre d'hospitalisations en un jour depuis 2010
-
Gironde: plus de 2.000 hectares dévorés par les flammes, des milliers d'évacués
-
Gironde: 2.000 hectares dévorés par les flammes, des milliers d'évacués
-
Les Houthis pro-iraniens revendiquent des attaques en mer Rouge, nouvelles frappes américaines en Iran
-
La BCE tentée par le statu quo malgré la reprise de l'escalade au Moyen-Orient
-
Washington veut développer le nucléaire civil en Arabie saoudite, en plein conflit avec Téhéran
-
Les Houthis, pro-iraniens, revendiquent des attaques contre deux pétroliers saoudiens en mer Rouge
-
Gironde: 1.400 hectares dévorés par les flammes, des milliers de personnes évacuées
-
Trump menace de bombarder centrales et ponts iraniens, Téhéran promet de riposter
-
Wall Street clôture en baisse avant les résultats d'Alphabet
-
Venezuela: un procès Maduro fixé au 1er juin 2027 à New York
-
Sur le départ, la ministre Monique Barbut va rester, tant qu'elle peut "agir"
-
La Bourse de Paris dans le vert grâce à Airbus et TotalEnergies
-
Tour de France: Jasper Philipsen, la lumière à Voiron
-
Recherche en ligne: Google lance ses résumés par IA en France, la presse inquiète
-
Hongrie : Orban affirme que l'enquête sur son parti est un "prétexte"
-
Les Bourses européennes terminent en hausse malgré le pétrole et les taux
-
Canicule de juin : une surmortalité record depuis 2003, marquée aussi chez les jeunes
-
Ukraine : 24 heures dans l'hôpital de Dnipro, au rythme ordinaire de la guerre
-
Sur le départ, la ministre Monique Barbut va rester, "à la demande" de Macron
-
Dans les massifs forestiers, l'ONF mesure la sécheresse des végétaux pour prévenir les incendies
-
Ormuz, Bab el-Mandeb ou Malacca: les détroits, zones de tensions géopolitiques et commerciales depuis le XVIe siècle
-
Wall Street en ordre dispersé, les investisseurs jouent la carte de la prudence
-
Trump menace de bombarder centrales et ponts iraniens, dans une guerre dont les coûts s'envolent
-
Royaume-Uni : le prince George fête ses 13 ans, avant la rentrée à Eton
-
Ebola en RDC et en Ouganda: le bilan dépasse désormais les 1.000 morts, selon l'OMS
-
Maduro de retour au tribunal à New York
-
En Inde, la crise entre les jeunes "cafards" et le gouvernement s'installe
-
Neuf mois après le cambriolage du Louvre, la galerie d'Apollon rouvre, sans ses joyaux
-
La publicité virtuelle bientôt autorisée sur les terrains de sport français?
-
A 100 km de Madrid, 32.000 hectares brûlés et l'angoisse d'un feu "féroce et sauvage"
-
Ukraine : qui est Mykhaïlo Drapaty, le nouveau commandant en chef de l'armée ?
-
La dix-huitième étape du Tour: premier volet de la trilogie alpestre
-
Sur le départ, la ministre de la Transition écologique va finalement rester, "à la demande" de Macron
-
A 90 ans, un médecin bulgare toujours au chevet de ses patients villageois
-
Dans la maison natale d'Hitler, l'Autriche ouvre un commissariat
-
Royaume-Uni: l'inflation ralentit, coup de pouce bienvenu au pouvoir d'achat pour le nouveau gouvernement
-
Il avait lancé Geo, Voici, Capital : le fondateur de Prisma, Axel Ganz, est mort à 88 ans
-
Lutte acharnée contre les brasiers de l'incendie du Var qui a parcouru 2.550 hectares
-
Le Livret A jamais autant boudé au premier semestre depuis 2008
-
Recherche en ligne: Google lance ses résumés par IA en France
Affaire UBS: Nicolas Forissier, le "chemin de croix" d'un lanceur d'alerte
Treize ans après son licenciement, l'ancien responsable de l'audit interne d'UBS France, Nicolas Forissier, raconte dans un livre son "chemin de croix" de lanceur d'alerte, un rôle devenu selon lui un "enjeu démocratique" majeur.
La banque suisse s'est vu infliger une amende record de 3,7 milliards d'euros en 2019 pour avoir démarché, entre 2004 et 2012, des contribuables français afin qu'ils placent leur fortune à l'abri du fisc en Suisse.
En appel, l'entreprise a été condamnée à une sanction totale de 1,8 milliard d'euros: la maison-mère a formé un pourvoi en cassation, mais pas la filiale française pour qui la peine est définitive.
Lors des deux procès, un nom a régulièrement été cité: celui de Nicolas Forissier. Absent des audiences, l'ex-auditeur interne a publié en mai "L'ennemi intérieur" (Fayard), écrit avec le journaliste Raphaël Ruffier-Fossoul.
Pas de "désir de vengeance" mais un "rééquilibrage psychologique" et une volonté de "rétablir la vérité", aussi pour "l'honneur" de sa famille, assure à l'AFP cet homme discret de 53 ans, fine barbe et lunettes sans monture.
"Je ne me suis pas levé un matin en me disant: je vais devenir lanceur d'alerte ! Mais on me reconnaît ce statut. Maintenant, je n'en retire aucune gloire. Tout a été fait pour nous museler", assure-t-il.
- "Article 40" -
Nicolas Forissier est embauché en 2001 chez UBS. A l'époque, "je rentre dans le sacro-saint de la gestion privée. Je sais que ce n'est pas tout rose, mais je suis super fier", raconte-t-il.
Au fil de ses audits, il découvre peu à peu des documents jusqu'à tomber sur les fameux "carnets du lait"; une comptabilité parallèle permettant de masquer les flux transfrontaliers.
Il décide de tirer la sonnette d'alarme, d'abord en interne.
"Je n'avais pas le choix, de par la loi", en tant qu'auditeur, explique-t-il. "Quand j'ai les faits, les preuves, que je vais mettre beaucoup de temps à trouver, je ne me dédie pas. J'y vais, c'est une évidence".
Ce "fils d'un militaire et d'une prof" qui ont "consacré toute leur vie à la fonction publique" compare sa situation d'alors à un "article 40" - l'obligation pour un fonctionnaire de signaler un délit à la justice.
En 2009, Nicolas Forissier est licencié pour "faute grave". L'autorité de contrôle prudentiel saisira finalement la justice en 2011 après une lettre anonyme de onze salariés, qu'il rédige.
"Sans la presse, il n'y a pas d'affaire UBS", estime-t-il aussi, citant notamment Antoine Peillon, auteur de la première enquête sur le sujet.
- "Puissance" -
Dans son livre, Nicolas Forissier raconte ses relations de l'époque avec les services de renseignement, sur l'affaire UBS mais aussi concernant des comptes suspects qu'il a fermés pour d'autres raisons.
Il décrit aussi, après son alerte, les "nuits sans sommeil", deux procès en diffamation finalement abandonnés, les frais d'avocats qui s'accumulent, des menaces anonymes. Avec un impact lourd sur sa santé, lui qui souffre d'une maladie auto-immune "fortement réactive au stress".
Pourtant, "notre société a besoin de plus de lanceurs d'alerte. C'est à mes yeux le plus grand enjeu démocratique du moment: contre la corruption, la fraude, les atteintes à l'environnement, la puissance des lanceurs d'alerte peut être colossale", écrit-il.
Sollicité par l'AFP, l'avocat d'UBS France n'a pas répondu.
Cofondateur d'un collectif baptisé "MetaMorphosis", M. Forissier a participé aux débats sur la loi Sapin II de 2016, créant un statut de lanceur d'alerte, et salue le récent renforcement de la législation.
"Les éléments-clé sont l'anonymat, l'accompagnement financier et surtout, le fait qu'on ne puisse être licencié", dit-il, regrettant cependant la loi sur le "secret des affaires".
Depuis 2010, il est contrôleur dans un établissement financier dont il préfère taire le nom. Un emploi qu'il ne "doit qu'à un homme qui (lui) a tendu la main", un ex-salarié d'UBS.
En mars, UBS France a été renvoyée devant le tribunal pour harcèlement moral sur lui et sur une autre lanceuse d'alerte, Stéphanie Gibaud, mais aussi pour entrave au fonctionnement du CHSCT et subornation de témoin.
La banque a formé un pourvoi en cassation.
Pour Nicolas Forissier, c'est la "reconnaissance d'un acharnement" en interne après son alerte.
En 2012, son licenciement a été annulé aux prud'hommes: l'appel doit être examiné à l'issue de toutes les procédures pénales.
L.Janezki--BTB