-
Ethiopie: l'armée fédérale est entrée dans Mekele, capitale du Tigré, selon une source humanitaire
-
Dans l'Eure, des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides
-
Espagne : manifestations monstres pour le logement, après le rejet des mesures du gouvernement
-
Les Houthis accusent Ryad de pilonner Sanaa, qu'ils contrôlent, incendie sur un site saoudien d'Aramco
-
Mode/Paris : Allure légère pour contexte lourd chez Hermès
-
Equipe de France : Jacquet le bienheureux
-
Brésil : Lula et Flavio Bolsonaro bouclent leur campagne avant un scrutin serré
-
Des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides dans l'Eure
-
Equipe de France : Dembélé, le débat relancé
-
Espagne : après le rejet des mesures du gouvernement, des manifestations monstres pour le droit au logement
-
La Russie appelle les diplomates et étrangers à quitter Kiev, ciblée à répétition
-
La Corée du Nord affirme avoir lancé un missile balistique utilisant l'IA
-
Fortes explosions entendues dans la capitale yéménite, aux mains des combattants Houthis
-
GP de Bahreïn en Malaisie: Verstappen (Red Bull) s'élancera juste devant Hamilton (Ferrari)
-
Ethiopie: les forces tigréennes quittent Mekele, capitale du Tigré
-
Fin de quinquennat lugubre pour la Macronie
-
Vol flydubai: l'enquête établit un "acte terroriste"
-
Cancer du sein avant 40 ans: plus agressif, plus toxique et une vie sociale bouleversée
-
La responsabilité climatique des pétroliers devant la Cour suprême
-
Changement climatique : en Belgique, un tapis vert sur les canaux de Gand
-
Venezuela: lumière dans le ciel pour les morts, 100 jours après le double-séisme
-
La Bulgarie accueille les restes attribués au tsar Samouil
-
Législatives en Lettonie, entre menace russe et coût de la vie
-
Ligue des nations: Olise, le sauveur des Bleus
-
Ligue des nations: premier accroc pour les Bleus de Zidane
-
Affaire Cornell: la gouverneure de New York veut changer la loi sur les victimes de viol en état d'ébriété
-
Wall Street termine en hausse, l'emploi plaide pour un statu quo de la Fed
Nucléaire: l'Elysée vise désormais 2038 pour la mise en service du premier réacteur EPR2
L'Elysée a annoncé qu'il visait désormais l'horizon 2038 au lieu de 2035 pour la mise en service du premier des six futurs réacteurs EPR2 voulus par Emmanuel Macron, une relance nucléaire qui devrait s'appuyer sur un prêt de l'Etat à taux préférentiel et un renforcement de la souveraineté en uranium.
Le président de la République avait annoncé en février 2022 un programme de construction de 6 nouveaux réacteurs nucléaires et une option pour 8 autres avec une mise en service vers 2035 pour le premier d'entre eux, à Penly. Mais un audit gouvernemental de février 2022 mentionnait déjà l'horizon 2037 pour les premières mises en service.
L'Elysée évoque désormais d'"ici 2038" pour la "première mise en service", selon le communiqué de la présidence diffusé à l'issue d'un conseil de politique nucléaire (CPN) autour d'Emmanuel Macron, le 4e depuis 2022.
Aux conditions de 2020, le coût estimé à 51,7 milliards d'euros en 2022 est à présent évalué à 67,4 milliards, ce qui revient à 79,9 milliards aux conditions plus récentes de 2023, selon un rapport de la Cour des comptes de janvier sur la base d'un chiffrage d'EDF de fin 2023. Le mois dernier, le ministre chargé de l'Energie Marc Ferracci avait fixé les ordres de grandeur, en évoquant un coût "en-dessous de 100 milliards d'euros", tenant compte notamment de l'inflation.
Pour connaître le chiffre définitif, il faudra patienter: EDF a indiqué le 20 février que la présentation du devis complet du programme prendrait encore "plusieurs mois".
- "Moins d'urgence" -
Alors comment financer ces réacteurs qui doivent permettre à la France, avec les énergies renouvelables, de réduire sa dépendance aux énergies fossiles importées?
Lundi, les participants ont "examiné les grands principes du schéma de financement" de ce programme, précisant qu'il serait notamment "basé sur un prêt de l'État bonifié couvrant au moins la moitié des coûts de construction", selon la présidence. Un tel modèle a déjà été validé par l'Union européenne pour le financement de la centrale tchèque de Dukovany essentiellement par un prêt de l'Etat à taux zéro.
En France, il serait assorti d'un contrat sur la production nucléaire à un prix garanti par l'Etat de 100 euros maximum du mégawattheure, selon le communiqué. Concrètement, si l'électricité nucléaire d'EDF est vendue sur les marchés au-delà de ce seuil, EDF doit verser des recettes à l'Etat ; en-dessous, c'est l'Etat qui compense EDF.
L'Elysée espère "finaliser dans les prochaines semaines les discussions entre l’État et EDF" et "initier rapidement les échanges avec la Commission européenne, dans la perspective d’une décision finale d’investissement d’EDF en 2026", au lieu de fin 2025, pour cette étape clé préalable au lancement du chantier. Pourquoi ce décalage?
"Il y a moins d'urgence alors autant prendre du temps pour réussir le programme", souligne une source proche d'EDF. Car le contexte est bien différent du spectre des pénuries d'électricité en 2022 dans le sillage de la guerre en Ukraine: "depuis, la production d'EDF est revenue au niveau d'avant crise énergétique, les efforts de sobriété ont porté leurs fruits, et comme la demande d'électricité n'augmente pas au niveau envisagé, il n'y a pas d'urgence", ajoute la même source.
- "Relancer la recherche" -
L'objectif d'EDF et de son unique actionnaire, l'Etat, est bien d'éviter la répétition du scénario de Flamanville, le chantier de l'EPR normand émaillé d'une série de dérapages de coûts et de calendrier. D'où le rappel du conseil de politique nucléaire sur "la nécessité pour EDF de consolider la maîtrise industrielle du programme".
Au moment où l'atome connaît un regain d'intérêt dans le monde, le CPN s'est également penché sur le risque de "tensions importantes" sur la demande d'uranium qui sert à fabriquer le combustible nucléaire, et a validé "le soutien que l’État apportera à Orano (ex-Areva, NDLR) sur l’approvisionnement en uranium de la France à moyen et long terme".
Le Conseil de politique nucléaire a aussi "lancé des travaux préparatoires" en vue de "relancer la recherche sur la fermeture du cycle, qui permettra à terme de se passer des importations d’uranium naturel", dans la deuxième moitié du siècle.
Sur la question des mini-réacteurs (SMR ou small modular reactors), le CPN a appelé le CEA "à engager des discussions" avec les start-up qui développent les projets les plus avancés en vue d'implantation sur ses sites nucléaires dans le sud à Marcoule et Cadarache
O.Schlaepfer--VB