-
Ethiopie: l'armée fédérale est entrée dans Mekele, capitale du Tigré, selon une source humanitaire
-
Dans l'Eure, des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides
-
Espagne : manifestations monstres pour le logement, après le rejet des mesures du gouvernement
-
Les Houthis accusent Ryad de pilonner Sanaa, qu'ils contrôlent, incendie sur un site saoudien d'Aramco
-
Mode/Paris : Allure légère pour contexte lourd chez Hermès
-
Equipe de France : Jacquet le bienheureux
-
Brésil : Lula et Flavio Bolsonaro bouclent leur campagne avant un scrutin serré
-
Des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides dans l'Eure
-
Equipe de France : Dembélé, le débat relancé
-
Espagne : après le rejet des mesures du gouvernement, des manifestations monstres pour le droit au logement
-
La Russie appelle les diplomates et étrangers à quitter Kiev, ciblée à répétition
-
La Corée du Nord affirme avoir lancé un missile balistique utilisant l'IA
-
Fortes explosions entendues dans la capitale yéménite, aux mains des combattants Houthis
-
GP de Bahreïn en Malaisie: Verstappen (Red Bull) s'élancera juste devant Hamilton (Ferrari)
-
Ethiopie: les forces tigréennes quittent Mekele, capitale du Tigré
-
Fin de quinquennat lugubre pour la Macronie
-
Vol flydubai: l'enquête établit un "acte terroriste"
-
Cancer du sein avant 40 ans: plus agressif, plus toxique et une vie sociale bouleversée
-
La responsabilité climatique des pétroliers devant la Cour suprême
-
Changement climatique : en Belgique, un tapis vert sur les canaux de Gand
-
Venezuela: lumière dans le ciel pour les morts, 100 jours après le double-séisme
-
La Bulgarie accueille les restes attribués au tsar Samouil
-
Législatives en Lettonie, entre menace russe et coût de la vie
-
Ligue des nations: Olise, le sauveur des Bleus
-
Ligue des nations: premier accroc pour les Bleus de Zidane
-
Affaire Cornell: la gouverneure de New York veut changer la loi sur les victimes de viol en état d'ébriété
-
Wall Street termine en hausse, l'emploi plaide pour un statu quo de la Fed
Raids américains contre les Houthis au Yémen, 20 morts selon les rebelles
Le président américain Donald Trump a annoncé des frappes "décisives et puissantes" samedi contre les rebelles houthis au Yémen après leurs menaces contre le commerce maritime, des attaques qui ont tué au moins 20 personnes selon les insurgés.
Dans un message sur son réseau Truth Social, le président américain a également demandé à l'Iran "d'arrêter immédiatement" son soutien aux Houthis, qui contrôlent de larges pans du Yémen en guerre, dont la capitale Sanaa.
Une "attaque américano-britannique" a visé un quartier résidentiel dans le district de Shououb dans le nord de Sanaa, a indiqué en soirée la télévision des rebelles, Al-Massirah. Elle a fait état d'une attaque similaire à Saada, fief des rebelles dans le nord du Yémen. Londres n'a pas annoncé de frappes dans l'immédiat.
Un photographe de l'AFP dans la capitale yéménite a entendu trois explosions et vu des panaches de fumée s'élever d'un quartier résidentiel. Les forces de sécurité ont immédiatement bouclé la zone.
Les Etats-Unis ont mené "une action militaire décisive et puissante" contre les Houthis au Yémen, a déclaré Donald Trump.
"Nous utiliserons une force létale écrasante jusqu'à ce que nous ayons atteint notre objectif", a-t-il prévenu.
Il s'agit des premières frappes américaines contre les Houthis depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche le 20 janvier.
Sur leur site d'information Ansarollah, les insurgés ont communiqué un bilan de 20 morts: neuf lors d'une "agression américano-britannique" dans le quartier al-Jarf de la capitale Sanaa, et 11 dans d'autres régions du Yémen.
- "Prêts à répondre" -
Les Houthis ont averti que "cette agression ne restera pas sans réponse".
"Nos forces armées sont prêtes à répondre à l'escalade par l'escalade", a dit le bureau politique des rebelles dans un communiqué diffusé sur Al-Massirah.
Les frappes interviennent quelques jours après l'annonce par les Houthis le 11 mars de leur intention de reprendre les attaques qu'ils menaient depuis un peu plus d'un an au large du Yémen contre des navires de commerce qu'ils estiment liés à Israël.
"Vos attaques doivent cesser à partir d'aujourd'hui", a lancé Donald Trump au sujet des "terroristes houthis", auxquels il a promis "l'enfer".
Le président américain a aussi adressé un message à l'Iran: "ne menacez pas le peuple américain, leur président (...) ou les routes maritimes mondiales. Et si vous le faites, attention, parce que l'Amérique vous en tiendra totalement responsable et nous ne vous ferons pas de cadeau !".
Les Houthis font partie de ce que l'Iran appelle l'"axe de la résistance" face à Israël, qui regroupe aussi notamment le mouvement islamiste palestinien Hamas et le Hezbollah libanais, affaiblis après des guerres contre Israël.
Saluant le "soutien" apporté par les Houthis au peuple palestinien dans la bande de Gaza, le Hamas a condamné samedi, dans un communiqué, "l'agression aérienne américano-britannique", la qualifiant de "violation flagrante du droit international".
- "Organisation terroriste" -
A partir de novembre 2023, les Houthis ont mené des attaques au large du Yémen contre des navires qu'ils estimaient liés à Israël, mais aussi aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.
Ils disent agir en solidarité avec les Palestiniens à Gaza, où une guerre a opposé pendant 15 mois le Hamas à Israël, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre 2023.
Le 19 janvier, les Houthis avaient cessé leurs attaques après l'entrée en vigueur d'une trêve fragile à Gaza.
Les attaques contre les navires ont perturbé le trafic en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, une zone maritime essentielle pour le commerce mondial, poussant les Etats-Unis à mettre en place une coalition navale multinationale et à frapper des cibles rebelles au Yémen, parfois avec l'aide du Royaume-Uni.
Selon le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, les Houthis ont "attaqué des navires de guerre américains 174 fois et des navires commerciaux 145 fois depuis 2023".
Début mars, les Etats-Unis ont classé les Houthis "organisation terroriste étrangère", après la signature d'un décret en ce sens par Donald Trump.
H.Gerber--VB