-
Les Houthis disent avoir ciblé un site d'Aramco à Ryad, après des raids saoudiens sur Sanaa
-
Ethiopie: l'armée fédérale est entrée dans Mekele, capitale du Tigré, selon une source humanitaire
-
Dans l'Eure, des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides
-
Espagne : manifestations monstres pour le logement, après le rejet des mesures du gouvernement
-
Les Houthis accusent Ryad de pilonner Sanaa, qu'ils contrôlent, incendie sur un site saoudien d'Aramco
-
Mode/Paris : Allure légère pour contexte lourd chez Hermès
-
Equipe de France : Jacquet le bienheureux
-
Brésil : Lula et Flavio Bolsonaro bouclent leur campagne avant un scrutin serré
-
Des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides dans l'Eure
-
Equipe de France : Dembélé, le débat relancé
-
Espagne : après le rejet des mesures du gouvernement, des manifestations monstres pour le droit au logement
-
La Russie appelle les diplomates et étrangers à quitter Kiev, ciblée à répétition
-
La Corée du Nord affirme avoir lancé un missile balistique utilisant l'IA
-
Fortes explosions entendues dans la capitale yéménite, aux mains des combattants Houthis
-
GP de Bahreïn en Malaisie: Verstappen (Red Bull) s'élancera juste devant Hamilton (Ferrari)
-
Ethiopie: les forces tigréennes quittent Mekele, capitale du Tigré
-
Fin de quinquennat lugubre pour la Macronie
-
Vol flydubai: l'enquête établit un "acte terroriste"
-
Cancer du sein avant 40 ans: plus agressif, plus toxique et une vie sociale bouleversée
-
La responsabilité climatique des pétroliers devant la Cour suprême
-
Changement climatique : en Belgique, un tapis vert sur les canaux de Gand
-
Venezuela: lumière dans le ciel pour les morts, 100 jours après le double-séisme
-
La Bulgarie accueille les restes attribués au tsar Samouil
-
Législatives en Lettonie, entre menace russe et coût de la vie
-
Ligue des nations: Olise, le sauveur des Bleus
Une affiche d'Hanouna sème le trouble jusque dans les rangs insoumis
Jean-Luc Mélenchon a eu beau se défendre une énième fois jeudi des accusations d'antisémitisme visant son parti, la polémique créée par l'affiche représentant Cyril Hanouna suscite des remous jusque dans les rangs des députés de la France insoumise.
Du rififi chez LFI? Officiellement, il n'y a rien à voir: "Par pitié, lâchez-nous, occupez-vous de ce qu'on raconte vraiment" et "arrêtez avec ce cirque des antisémites", a protesté M. Mélenchon sur France Inter.
Réponse censée clore la polémique provoquée par un visuel montrant le visage de Cyril Hanouna, d'origine juive tunisienne, en noir et blanc, sourcils froncés et grimace agressive.
L'image, diffusée mardi sur les réseaux sociaux par LFI pour battre le rappel des manifestations du 22 mars contre le racisme, a été rapidement retirée face au tollé suscité.
Sur la défensive, le patriarche insoumis a accusé les médias de "relayer la propagande des réseaux d'extrême droite". La veille, son entourage avait déjà dénoncé des "accusations nauséabondes" émanant "essentiellement" de "militants d'extrême droite relayés par CNews, Europe 1 et le JDD" - propriétés du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
Les condamnations sont pourtant venues d'une grande partie de la classe politique: Marine Le Pen s'est dite "scandalisée" par ces "références aux caricatures antisémites". Des images "insupportables" et "intolérables", a également tranché le président du Sénat Gérard Larcher (LR), le garde des Sceaux Gérald Darmanin fustigeant une image qui met "une cible sur le dos" de l'animateur. LFI n’a "plus rien avoir avec la gauche antiraciste", a déploré l’ancien sénateur socialiste David Assouline.
Critiques récusées en bloc par le fidèle lieutenant mélenchoniste Eric Coquerel: "C'est une manière de nous discréditer", a estimé le député de Seine-Saint-Denis, assurant que "cette affiche ne reprenait pas les codes culturels" de l'antisémitisme, tout en reconnaissant "une maladresse sur la forme".
- "On a fait une connerie" -
Pourtant en privé, d'autres manifestent vivement leur désaccord avec la dernière initiative du parti. Comme narré par le journal L'Opinion, l'élu de Gironde Loïc Prud'Homme s'en est ouvert dans une boucle Whatsapp interne, d'un message sans équivoque: "Y aurait-il un moyen de s'éviter un +shitstorm+ (merdier, ndlr) à chaque visuel?".
Son collègue parisien Aymeric Caron (apparenté LFI) a aussi demandé de "tenir compte du fait que chaque membre du groupe est impacté, une fois de plus, par ces communications catastrophiques, qui se multiplient". Messages dont l'authenticité a été confirmée à l'AFP par des membres de ce groupe de messagerie - qui compte plus de 140 personnes.
Un troisième député confie pour sa part sous le sceau de l'anonymat que "ce visuel n'aurait jamais dû exister", même s'il se dit "sûr que ça n'a pas été fait avec une intention antisémite".
"Mais qu'à aucun moment, de la conception à la diffusion, personne n'y ait pensé... Il y a un problème de culture politique", déplore cet élu, qui émet deux hypothèses: "Soit ça a été validé et c'est un problème de ligne politique, soit c'est pas validé et c'est un problème d'organisation".
Dans les deux cas, "il y a une responsabilité à assumer" pour reconnaitre "qu'on a fait une connerie". Et dans l'organisation du parti, celle-ci revient aux "membres chargés de la +coordination des espaces+, au titre de la +bataille médiatique+", souligne-t-il.
Façon de désigner sans les nommer deux figures majeures de LFI, proches parmi les proches de Jean-Luc Mélenchon: le coordinateur en chef Manuel Bompard, qui a hérité de la circonscription marseillaise de son mentor, et la députée de Paris Sophia Chikirou, ex-conseillère en communication du triple candidat à la présidentielle.
S.Spengler--VB