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ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
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Les argentiers du G20 se réunissent à l'heure d'une "menace à la croissance mondiale"
Un mois après l'investiture de Donald Trump, les ministres des Finances du G20, à l'exception de celui des Etats-Unis, sont réunis depuis mercredi au Cap où le président sud-africain a averti d'une "menace" pour la "croissance mondiale".
"L'érosion du multilatéralisme pose une menace à la croissance et à la stabilité mondiales", a averti mercredi Cyril Ramaphosa en ouverture de cette rencontre des ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales du G20.
Cette réunion, comme celle des ministres des Affaires étrangères la semaine passée, se tient en l'absence du principal représentant des Etats-Unis sur fond de craintes de guerres commerciales après les multiples augmentations de droits de douanes décidées par le chef d'Etat américain Donald Trump.
"Il est vital de veiller à ce que les droits et les intérêts des vulnérables ne soient pas piétinés par les ambitions des puissants", a également lancé le président de l'Afrique du Sud, dont toutes les aides ont été coupées par la Maison Blanche qui l'accuse de traitement "injuste" des Afrikaners, descendants des colons européens.
Pretoria craint pour le futur de l'Agoa, accord commercial entre le continent et Washington, ainsi que pour le financement américain du partenariat pour une transition énergétique juste (JETP), a reconnu le ministre sud-africain de l'Energie mardi.
"Un ordre international fondé sur des règles équitables, transparentes et inclusives est, en fin de compte une condition essentielle à la stabilité économique et à une croissance soutenue en ces temps de contestation géopolitique accrue", a encore exhorté Cyril Ramaphosa au premier des deux jours de rencontre au Cap.
A l'inverse de Marco Rubio qui avait boycotté la réunion des chefs de la diplomatie en taxant Pretoria d'"anti-américanisme", le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a invoqué des "obligations à Washington".
En revanche, le président de la Banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell est, lui, bien présent. Comme son homologue de l'Union européenne Christine Lagarde.
Plusieurs ministres des finances européens, comme la Britannique Rachel Reeves, le Français Eric Lombard ou l'Italien Giancarlo Giorgetti ont assisté au discours du chef d'Etat de l'Afrique du Sud, premier pays du continent à présider le G20 et par conséquent le premier également à accueillir son sommet en novembre à Johannesburg.
- Dette record des pays en développement -
En plein mouvement de désengagement américain en Europe, la chancelière de l'Echiquier prévoit de soutenir qu'une défense forte est le "socle de la croissance économique" et plaidera pour un "commerce libre et équitable", ont annoncé ses services.
Le bouleversement des règles du jeu trumpien éclipse en partie les thèmes promus par l'Afrique du Sud pour ce G20, à savoir la croissance inclusive et soutenable ainsi que l'innovation financière pour soulager les pays accablés par la dette et les conséquences du changement climatique.
"Parlez à n'importe quel dirigeant africain", a lancé Cyril Ramaphosa mercredi. "Ils vous diront que des ponts, écoles et hôpitaux sont emportés par des inondations qu'ils n'ont jamais vues auparavant et qu'ils savent maintenant dues au changement climatique. Ils ne sont pas en mesure de reconstruire ces routes et ces ponts sans imposer un lourd fardeau de dette à leurs économies."
Le montant total de la dette extérieure des pays en développement a atteint un record de 1.400 milliards de dollars en 2023, selon le Programme de développement des Nations unies (UNDP)
Dix-sept pays consacrent plus de 20% de leurs recettes publiques aux paiements d'intérêts, a averti l'UNDP dans un communiqué mardi, un seuil qui est d'après le programme onusien "fortement lié au risque de défaut".
S.Gantenbein--VB