-
Des attaques de missiles sur Kiev font au moins neuf morts et de lourds dégâts
-
Des attaques de missiles sur Kiev font au moins deux morts après un avertissement de Zelensky
-
Les Rencontres économiques d'Aix s'ouvrent pour débattre d'"un monde sans repères"
-
Mondial-2026: Kane royal, la Belgique surréaliste, Team USA sur son nuage
-
Des attaques de missiles sur Kiev font au deux morts après un avertissement de Zelensky
-
Ukraine: Kiev ciblé par des barrages de missiles, cinq blessés
-
Mondial-2026: Kane roi d'Angleterre, la Belgique renverse le Sénégal in extremis
-
Mondial: les Belges sauvés sur le gong face aux Sénégalais
-
A New York, place au mariage pas si secret de Taylor Swift et Travis Kelce
-
Wimbledon: Andreeva chute dès le 2e tour, Sinner et Djokovic se rassurent
-
Une vague de chaleur extrême s'étend sur la moitié est des Etats-Unis
-
Un T-Rex parmi les mieux conservés présenté à New York avant sa vente
-
Le sud de la France frappé par un important incendie attisé par les vents
-
Constellations de satellites: attention danger pour le ciel nocturne
-
Trump évoque de "très bonnes" discussions indirectes avec l'Iran au Qatar
-
Wimbledon: Andreeva chute dès le 2e tour, Sinner et Sabalenka solides
-
Délibéré du procès Le Pen: les différents cas de figure
-
Gestion de l'eau: le Sénat tient tête au gouvernement, la ministre Barbut affiche ses désaccords
-
Championnats de France de natation: Mary-Ambre Moluh triple la mise
-
Grèce : attentats contre les domiciles de cadres du parti conservateur au pouvoir, un mort et quatre blessés
-
Mondial: le roi Kane sauve l'Angleterre face à la RDC tout proche d'un exploit
-
Mondial-2026: Après le récital des Bleus, le festival de Kane qualifie les Anglais
-
努莎·奧貝爾:為市民實施時速10公里限速,波茨坦的「坑洞政策」——是漠不關心還是無能為力?
-
La Bourse de Paris sensible au discours du patron de la Fed
-
Plus de colis, moins de courriers: la Poste dévoile son plan de croissance sur cinq ans
-
Canal+ cesse de diffuser des chaînes du groupe TF1 en France et en Afrique
-
Mondial-2026: Olise, l'homme qui enchante les Bleus et le monde
-
Une intense vague de chaleur s'étend sur la moitié est des Etats-Unis
-
Jeu vidéo: le format disque abandonné pour les nouveautés sur PlayStation début 2028
-
New York se prépare au mariage de Taylor Swift et Travis Kelce
-
Noosha Aubel : Limitation à 10 km/h pour les citoyens, la politique de Potsdam en matière de nids-de-poule : désintérêt ou incompétence ?
-
Budget des Armées : le Parlement valide une trajectoire à 436 milliards d'ici 2030
-
Syrie: le président forme le premier Parlement post-Assad
-
Trump défend ses gains de un milliard de dollars dans les cryptomonnaies
-
Publicité en ligne: Google condamné à verser plus de 850.000 euros à un éditeur de site français
-
Depuis sa prison, le journaliste franco-tunisien Mourad Zeghidi adresse une lettre ouverte au président Saied
-
Un comité d'experts IA de l'ONU alerte sur les disparités d'accès
-
Malte: début du procès du commanditaire présumé du meurtre d'une journaliste
-
Violences conjugales: une peine plus clémente requise en appel contre Stéphane Plaza
-
Afrique du Sud: la journée antimigrants s'est soldée par des pillages et arrestations
-
Canicule, feux de forêts: Lecornu à Marseille, le gouvernement se prépare à une troisième vague de chaleur
-
Suède: Google condamné à verser 1,7 milliard d'euros à Klarna pour avoir défavorisé son comparateur de prix
-
Condamnée pour fraude fiscale, Isabelle Adjani voit sa peine réduite en appel et se pourvoit en cassation
-
Violences conjugales: six mois de prison avec sursis probatoire requis en appel contre Stéphane Plaza
-
Protection des enfants: le gouvernement renforce son projet de loi après l'affaire Lyhanna
-
La princesse Anne commémore la bataille de la Somme
-
Wall Street fait une pause après un trimestre étincelant
-
Soudan: Amnesty accuse les paramilitaires de "nettoyage ethnique" à El-Facher
-
Mondial-2026: Après le récital des Bleus, l'Angleterre attendue
-
France: nouveau record pour les ventes en ligne, en progression de 7% en 2025
Barnier face à "l'histoire", la censure au coeur du Palais Bourbon
Il est 20h26 quand la sentence tombe, fatale. "Pour la motion, 331". Michel Barnier se lève et quitte fugitivement l'hémicycle. En un instant, il vient de devenir le deuxième Premier ministre censuré sous la Ve République, après seulement trois mois en poste.
Le Palais Bourbon vient de vivre une journée comme il en connaît peu, suspendue à une motion de censure inéluctable, qui plonge le pays dans une incertitude plus profonde.
Jusqu'au bout, Michel Barnier aura tenté de convaincre, décortiquant les reproches de chacun de ses pourfendeurs avec argumentation et patience. "Déstabilisation institutionnelle", "moment de vérité"... Mais face à une Assemblée aussi fracturée, face à une gauche et un Rassemblement national déterminés à le faire tomber, aucun mot ne pouvait suffire.
Car la messe était dite depuis longtemps. La longue ovation du bloc central à l'adresse du Savoyard en fut l'ultime signal: la scène a surtout ressemblé à une cérémonie d'adieux. Le Premier ministre, "touché", n'a pu d'ailleurs réprimer un mouvement de main en direction de son coeur, comme pour dire "merci".
Sonnés, tête basse, les ministres sortent enfin de leur torpeur et se lèvent pour applaudir à leur tour leur chef de file. Mais l'échec est amer: tous, ou presque, savent qu'ils s'apprêtent à faire leurs cartons, après une parenthèse de trois petits mois seulement.
Les yeux rivés sur son smartphone, le ministre du Budget Laurent Saint-Martin voit peut-être défiler les centaines d'heures passées à l'Assemblée et au Sénat à défendre les textes budgétaires, finalement sanctionnés dès le premier 49.3 de l'automne.
Entre solennité et accès de colère, l'après-midi dans l'hémicycle aura résumé toute l'impasse politique du moment. Avec à la manoeuvre, une Marine Le Pen concentrée et grave, qui a longuement annoté son discours avant de porter l'estocade, soutenue par 140 parlementaires convaincus.
Jean-Luc Mélenchon ne pouvait pas rater ça, lui non plus: discrètement, il se faufile en tribune, parmi les spectateurs, pour observer la prise de parole de sa rivale. Un peu plus tôt, le leader insoumis emmenait son air satisfait dans les jardins de l'Assemblée. Et osait une plaisanterie: "Il y a quelque chose aujourd'hui ?"
- "Frémissement" -
Au regard du branle-bas de combat qui se tient au Palais Bourbon, cela ne fait aucun doute, il se passait bien quelque chose.
Des dizaines d'équipes TV sont en place depuis le matin, des journalistes internationaux venus couvrir cet événement unique depuis plus de 60 ans s'activent et se bousculent. Miki Hashimoto, reporter japonaise, n'est "venue que deux fois en 30 ans". Mais "la situation est exceptionnelle: c'est le frémissement de ce qu'il se passe dans le monde entier", dit-elle.
Les huissiers et agents du Palais suent à grosses gouttes. Il a même fallu retirer des meubles pour faire de la place. Dans le personnel, "personne n'a vécu la censure avant", reconnaît l'une d'entre eux. "On bat tous les records", dit un administrateur.
Les parlementaires, eux, errent au milieu de cette effusion. L'air triomphant de Laure Lavalette (RN), qui multiplie les interviews, répond à la mine grave de Gabriel Attal (Renaissance), qui file à toute vitesse vers l'hémicycle.
- "Semeurs de chaos" -
"On vit une petite fraction d'histoire", glisse le RN Thomas Ménagé. L'Insoumis Eric Coquerel va plus loin: "Nous faisons l'histoire". En séance, les invectives fusent. LFI ? "Che-guevaristes de carnaval", lance Marine Le Pen. Les lepénistes ? Des "semeurs de chaos", tonne Laurent Wauquiez (Les Républicains).
Mais dans les couloirs, tout le monde est déjà projeté sur la suite. La sentence ? Elle semblait irrévocable depuis plusieurs jours. Alors l'avenir est à écrire.
"Il nous faut ouvrir le jeu", dit le député écologiste Pouria Amirshahi, dans une encadrure de porte, entouré par cinq journalistes qui gribouillent sur leur cahier. Un peu plus loin, le porte-parole du groupe socialiste, Arthur Delaporte, plaide pour "l'alternance", que les "macronistes sortent du déni".
Gérald Darmanin est collé à son téléphone, François Hollande patiente lui sagement sur les bancs rouge vif de la chambre basse.
Dans le camp gouvernemental, c'est aussi l'heure des embrassades et des remerciements. En public dans l'hémicycle, mais aussi en privé: pendant les opérations de vote, les ministres se sont éclipsés pour un temps. A Matignon, un pot de départ les attendait.
A.Ammann--VB