-
Andy Burnham installe son Downing Street "du Nord" à Manchester
-
Incendies en Nouvelle-Aquitaine: des dizaines de milliers d'évacués, des renforts aériens attendus
-
Nouvelles frappes américaines en Iran, le pétrole au-dessus des 100 dollars le baril
-
Incendies en Nouvelle-Aquitaine: 29.000 évacués, des renforts aériens attendus
-
Confiance et crédibilité, maitres mots des six candidats dans la course à la tête de l'ONU
-
Le ministère américain de la Justice annule les citations à comparaître de journalistes du New York Times
-
Aux Etats-Unis, les restrictions sur plusieurs peptides en passe d'être levées malgré les inquiétudes
-
Débat télévisé entre les six candidats dans la course à la tête de l'ONU
-
Gironde: 4.800 hectares brûlés et plus de 20.000 évacués, les pompiers défendent "maison par maison"
-
Wall Street plombée par la dégringolade de la tech et les craintes sur l'énergie
-
La médaille Fields couronne quatre jeunes mathématiciens, dont deux Chinois
-
L'Iran et les Etats-Unis se disent déterminés à poursuivre leurs attaques
-
La DJ Barbara Butch va porter plainte contre LFI
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge, entre risque géopolitique et résultats
-
Gironde: 3.400 hectares brûlés et plus de 20.000 évacués, l'incendie "contenu"
-
Tour de France: Richard Carapaz remporte la 18e étape au sommet d'Orcières-Merlette
-
Wall Street ouvre en nette baisse, plombée par la chute d'Alphabet et Tesla
-
Moyen-Orient: la BCE temporise face à "l'incertitude", vers une hausse des taux en septembre
-
La circonstance aggravante de racisme retenue dans le meurtre de Crépol
-
Gaza: la sécurité alimentaire s'améliore mais reste fragile, selon l'ONU
-
Gironde: 3.100 hectares brûlés et plus de 20.000 évacués, des habitations menacées
-
La dix-neuvième étape du Tour: la folie en 21 virages
-
La BCE maintient ses taux mais note "l'incertitude" due à la guerre au Moyen-Orient
-
L'UE inflige 890 millions d'euros d'amendes à Google, risquant la colère de Trump
-
La France vient de subir sa 3e vague de chaleur la plus longue jamais mesurée
-
Gironde: 2.400 hectares brûlés, plus de 20.000 évacués et le spectre de 2022
-
EasyJet pique du nez, plombé par le conflit au Moyen-Orient
-
Violents incendies en Europe du Sud, des milliers de personnes évacuées
-
Le marché en plein essor des peptides sous la loupe d'experts aux Etats-Unis
-
Encerclés par les milices, les Soudanais craignent un cycle de guerres sans fin
-
Au sommet des Alpes suisses, une balançoire géante pour attirer les estivants
-
Fronde étudiante en Inde: Modi promet de punir les fraudeurs, les manifestants persistent
-
Franchises médicales : le gouvernement annonce le doublement du plafond
-
L'Iran jure de continuer à riposter aux frappes américaines
-
TotalEnergies double son bénéfice, porté par les prix élevés liés à la guerre au Moyen-Orient
-
La DJ Barbara Butch va porter plainte contre La France insoumise
-
Foot: le successeur de Deschamps connu mardi 28 juillet, Zidane grand favori
-
Gironde: 2.400 hectares brûlés, des milliers d'évacués et le spectre de 2022
-
Les pays de l'UE trouvent un accord sur de nouvelles sanctions contre la Russie
-
TotalEnergies double son bénéfice net au 2e trimestre avec les prix élevés liés à la guerre au Moyen-Orient
-
Pour la première fois, des IA obtiennent 100% au plus prestigieux concours de mathématiques
-
A Manille, Lavrov met en garde Rubio sur la livraison d'armes à l'Ukraine
-
Dans l'est du Tchad, le "cruel" manque d'eau, source de conflits
-
Au Ghana, un homme se mobilise pour sauver les raies-guitares de l'extinction
-
Chaleur extrême: à Tokyo, le plus grand nombre d'hospitalisations en un jour depuis 2010
-
Gironde: plus de 2.000 hectares dévorés par les flammes, des milliers d'évacués
Canicule en Inde et au Pakistan : vers un avenir encore pire
La chaleur accablante qui frappe l'Inde et le Pakistan depuis deux mois est sans précédent, mais l'avenir s'annonce encore pire, bien pire même, mettent en garde des scientifiques alors que le changement climatique s'accélère.
Plus d'un milliard d'habitants d'Asie du Sud ont subi en mars et avril des températures extrêmes, bien au dessus de 40°C, avant même le début de la mousson. Et ce n'est pas terminé.
"Cette canicule pourrait tuer des milliers de personnes", alerte Robert Rohde, scientifique au groupe Berkeley Earth. Ce nombre de morts, notamment dans la population pauvre et âgée, ne pourra être connu que plus tard.
La mortalité liée aux canicules en Inde, déjà victime de vagues de chaleur meurtrières en 2015 et 2019, a augmenté de plus de 60% depuis 1980, selon le ministre indien des Sciences de la Terre.
Et d'autres "impacts en cascade" sur l'agriculture, l'eau, l'approvisionnement en énergie sont déjà visibles, a souligné cette semaine le patron de l'Organisation météo mondiale (OMM) Petteri Taalas.
Sans oublier la qualité de l'air qui se détériore, les risques d'incendies qui augmentent, ou encore les coupures de courant.
Pour les climatologues, c'est loin d'être une surprise.
"Ce qui me surprend, c'est que la plupart des gens sont choqués, alors qu'on les a prévenus depuis longtemps que de telles catastrophes se profilaient", déclare à l'AFP Camilo Mora, chercheur à l'université d'Hawaï.
"Cette région du monde, et la plupart des zones tropicales, sont parmi les plus vulnérables aux canicules".
– Normal ? –
Dans une étude de référence publiée en 2017, son équipe et lui avait estimé que près de la moité de la population mondiale serait exposée à une "chaleur mortelle" au moins 20 jours par an d'ici 2100, même si le réchauffement ne dépassait pas 2°C de plus par rapport à l'ère pré-industrielle, objectif principal de l'accord de Paris.
Des scientifiques planchent en ce moment pour évaluer quelle est la part de responsabilité du réchauffement dans la vague de chaleur en Asie du Sud.
"Mais il n'y a aucun doute que le changement climatique modifie les règles du jeu en matière de canicule", explique à l'AFP l'une d'entre eux, Friederike Otto, de l'Imperial College de Londres.
"Ce que nous voyons maintenant sera normal, voire froid, dans un monde entre +2° et +3°C".
La planète a pour l'instant gagné environ en moyenne 1,1°C et si tous les engagements des signataires de l'accord de Paris étaient tenus, le mercure monterait de 2,8°C, selon les experts climat de l'ONU (Giec).
En Inde et au Pakistan, les experts climats de l'ONU (Giec) prévoient "des canicules plus intenses, plus longues, plus souvent".
"Avant que les activités humaines ne provoquent le réchauffement, la canicule qui touche l'Inde se serait produite tous les 50 ans", note Marian Zachariah, de l'Imperial College de Londres. Désormais, on peut s'y attendre "une fois tous les quatre ans".
– Danger du "thermomètre mouillé" –
Et selon une étude parue cette semaine dans la revue Science, les choses pourraient s'aggraver encore plus vite qu'estimé.
L'équipe menée par Vikki Thompson, de l'université de Bristol, a classé les pires canicules depuis 1960, sur la base non pas de la température maximale mais de l'écart avec ce qui était attendu. Surprise, l'Asie du Sud n'est pas en haut de la liste.
"Quand on regarde l'écart par rapport à la normale locale, les vagues de chaleur en Inde et au Pakistan n'ont pas été si extrêmes jusqu'à présent", ont expliqué Vikki Thompson et son collègue Alan Thomas Kennedy-Asser.
Selon leurs calculs, c'est l'Asie du Sud-Est en 1998 qui gagne la palme. Avec un écart à la normale de même ampleur, l'Inde atteindrait plus de 50°C, et non 40°C, note Vikki Thompson.
"Statistiquement, il est probable qu'une canicule record frappe l'Inde à un moment ou un autre".
La chaleur extrême est encore plus dangereuse quand elle est combinée avec l'humidité, un phénomène mesuré par le "thermomètre mouillé" ou TW qui prend en compte la capacité du corps à réduire sa température par la transpiration.
Sachant qu'un corps ne peut perdre de chaleur si la température extérieure TW dépasse la sienne, un être humain jeune, en bonne santé, à l'ombre et avec de l'eau à volonté, ne peut survivre plus de six heures à 35 degrés TW.
Pendant la canicule de 2015 qui avait fait plus de 4.000 morts en Inde et au Pakistan, le "thermomètre mouillé" avait atteint 30 degrés TW.
C'est pire cette année, avec un pic de 32,2 degrés TW la semaine dernière à Nagpur, dans le centre de l'Inde, selon Thibault Laconde, patron d'une start-up spécialisée dans l'adaptation au réchauffement.
O.Krause--BTB