-
Afghanistan : le CDH de l'ONU dénonce "l'oppression" des femmes par les talibans
-
Wall Street en ordre dispersé, les taux au centre de l'attention
-
Marchés: les turbulences politiques au coeur de l'attention, Sao Paulo jubile après les élections brésiliennes
-
Éthiopie : frappes de drones au Tigré dont l'une a touché des déplacés
-
Wall Street ouvre prudemment, les taux au centre de l'attention
-
Un lycéen gravement blessé à la veille d'un "acte III" mardi
-
L'Arabie saoudite apporte son soutien aérien au gouvernement yéménite face aux Houthis
-
Le Nobel de médecine récompense des travaux sur les mystères du cerveau
-
Affaire Epstein: l'ex-prince Andrew conteste en justice les perquisitions liées à son arrestation
-
Espagne: en pleine crise du logement, Sánchez fait le pari de convoquer des élections anticipées
-
Le Nobel de médecine récompense un trio pour leurs travaux sur le cerveau
-
L'Arabie saoudite apporte le soutien de son aviation au gouvernement yéménite face aux Houthis
-
Etats-Unis: une agente chinoise présumée accusée d'espionner la famille du président taïwanais
-
Sujet de l'environnement: demande de mise en demeure de CNews adressée à l'Arcom
-
Cyberattaque dans les Hauts-de-France : plus de 500.000 personnes touchées, selon la région
-
Le Nobel de médecine récompense un trio américano-allemand pour leurs travaux sur la mémoire
-
Deux décès de nouveau-nés imputables à des infections nosocomiales au CHU de Nantes
-
Décès du rappeur Prince Waly à 34 ans
-
Marchés mondiaux: la France sous haute surveillance
-
Schneider Electric débourse pour plus de 20 milliards d'euros pour PTC, sa plus grosse acquisition
-
L'ONU alerte sur le "danger accru" des vagues de chaleur pour les femmes enceintes avant la COP31
-
Mondiaux de judo: les Français Ray et Bouba sortis au deuxième tour
-
Japon : record de pluie à Tokyo avec 37 jours consécutifs
-
Washington rapatrie ses bombardiers déployés dans une base anglaise
-
Pedro Sánchez, l'as des coups de poker devenu figure de proue de la gauche en Europe
-
Espagne: Sánchez convoque des élections anticipées après le rejet de ses mesures pour le logement
-
Japon: la Première ministre promet une relation stable avec la Chine, un "voisin important"
-
Ligue des nations: opération rachat pour les Bleus de Zidane
-
Thaïlande: 50 ans après un massacre, la jeunesse se bat toujours pour son droit au désaccord
-
Semaine cruciale pour éviter une guerre commerciale entre l'UE et la Chine
-
Les législatives américaines, un scrutin sous tension pour les agents électoraux en Géorgie
-
Immigration, port d'armes et changement climatique au programme de la Cour suprême américaine
-
Kirghizstan : sur les Routes de la soie, le mystère d'une cité engloutie
-
Cinq choses à savoir sur les prix Nobel
-
Flavio Bolsonaro, l'héritier qui défie Lula
-
Climat : les Fidji plaident pour une transition "juste" lors du sommet avant la COP31
-
Yémen : le président annonce une offensive pour reprendre l'ensemble du pays aux Houthis
-
Incident près d'une base anglaise : Washington retire ses bombardiers
-
Arctique: les Etats-Unis poursuivent leur offensive en dépêchant Rubio en Islande
-
Canada : le Québec vote, les indépendantistes favoris
-
La Cour suprême américaine sonde la responsabilité climatique des pétroliers
-
Des centaines de lycées toujours perturbés, avant un "acte III" mardi
-
Climat : les pays du Pacifique au premier plan lors du sommet avant la COP31
-
Les conservateurs britanniques résistent, malgré la concurrence sur leur droite
-
Les hormones de l'appétit favorites à l'ouverture de la saison des Nobel
-
Top 14: Montpellier se rassure et enfonce Toulon
-
Ligue des nations : match nul entre Irlande et Israël, qui a joué avec un brassard noir
-
Frappés par l'insécurité, les habitants d'une favela de Rio votent sans se faire d'illusion
-
Cyclisme : Evenepoel champion d'Europe à la photo-finish
-
Mondiaux de judo: deuxième podium mondial pour Boukli, bronzée à Bakou
L'économie allemande secouée par une crise tenace
Exportations en berne, prix élevés de l'énergie, transition climatique semée d'embûches: l'Allemagne va connaître une croissance beaucoup plus faible que prévu en 2024, selon de nouvelles prévisions du gouvernement, alors qu'une crise multiforme frappe la première économie européenne.
Pour l'année en cours, le gouvernement allemand ne prévoit plus qu'une hausse de 0,2% du produit intérieur brut (PIB), contre 1,3% encore anticipé cet automne, a-t-il annoncé mercredi.
Pire, l'Allemagne s'expose à un tunnel de croissance anémique pour les années à venir, autour de 0,5% en moyenne, si aucune mesure drastique n'est prise, selon la presse qui citait un rapport ministériel devant paraître dans l'après-midi.
Après une contraction de 0,3% du PIB l'an dernier, cette situation explosive provoque de vifs débats entre les trois partis du gouvernement de coalition d'Olaf Scholz.
- "Situation dramatique" -
C'est une "situation dramatique", a récemment commenté le ministre de l'Economie Robert Habeck.
Cette crise est causée par une multitude de facteurs qui s'accumulent et jouent contre le secteur industriel allemand. Pilier de l'économie représentant environ 20% du PIB, il n'a même pas encore retrouvé ses niveaux de production d'avant la pandémie de Covid-19.
L'industrie souffre depuis la guerre en Ukraine des coûts de l'énergie trop élevés avec la fin des livraisons de gaz russe et des taux d'intérêts établis à un haut niveau par la Banque centrale européenne (BCE) contre l'inflation, ce qui freine la demande et les investissements.
Le commerce international, plombé notamment par une Chine au ralenti, ne permet pas de compenser la faible demande domestique ni de maintenir le haut niveau d'exportation qui faisait la force de l'économie allemande.
A cela s'ajoute une transition climatique difficile pour de nombreuses branches, qui estiment qu'elles n'ont pas autant de subventions que leurs concurrents, notamment américains.
Une soixantaine de groupes industriels européens a publié lundi un appel aux dirigeants de l'UE demandant des mesures de soutien.
Parmi eux les géants allemands de la chimie BASF, Bayer et Covestro. Ce secteur a connu l'an dernier une chute de 8% de sa production et de 12% de ses revenus.
"Sans une politique industrielle ciblée, l'Europe risque de devenir dépendante pour certains produits de base. L'Europe ne peut pas se le permettre", déclarent les signataires.
L'industrie automobile, autre pilier, souffre du ralentissement des ventes de véhicules d'électriques après l'arrêt d'aides publiques à l'achat, alors qu'elle mobilise des milliards d'euros pour mener cette difficile transition.
- "Minuit moins une" -
Dans cette situation, les partis de la coalition au pouvoir, qui allie sociaux-démocrates, écologistes et libéraux, se déchirent sur les réponses à apporter.
Un texte prévoyant des mesures fiscales pour les entreprises est l'objet d'âpres négociations depuis des mois. Dans la dernière version, la somme des allégements proposés, initialement de sept milliards d'euros, a été réduite de moitié face à l'opposition des régions, qui craignent pour leurs budgets.
"Il est minuit moins une. Ce qui se joue, ce n'est pas moins que la survie du +Mittelstand+ allemand", ont alerté, dans une lettre ouverte, dix-huit organisations représentant les PME, colonne vertébrale de l'économie allemande.
Le chef de file des libéraux, le ministre des Finances Christian Lindner, veut présenter à ses partenaires un plan orienté sur l'offre, en misant sur de nouvelles suppressions de taxes et moins de "bureaucratie".
L'économie allemande "a progressivement reculé depuis une décennie dans toutes les comparaisons internationales", a-t-il déploré mercredi devant le Bundestag.
Il refuse la réforme plébiscitée par son homologue de l'Economie, le ministre écologiste Robert Habeck, qui appelle à assouplir les règles budgétaires pour pouvoir investir dans les secteurs d'avenir.
Le "frein à l'endettement", inscrit dans la Constitution allemande, limite les nouveaux emprunts publics annuels à 0,35% du PIB. La suppression de ce totem du sérieux budgétaire allemand est une ligne rouge pour les libéraux.
Ces tensions internes mettent en péril l'avenir de la coalition, alors que les trois partis sont en chute libre dans les sondages.
Le secrétaire général du parti libéral FDP, Bijan Djir-Sarai, a même ouvertement évoqué l'hypothèse d'une sortie de son parti de la coalition. "Le point décisif est de savoir si cette coalition pourra amorcer un tel changement dans les prochaines semaines et mois", a-t-il dit au quotidien Bild.
A.Kunz--VB