-
Oxfam accuse le FMI de pousser toujours plus d'austérité dans les pays qu'il aide
-
Philippines: l'incendie d'un ferry fait cinq morts et des dizaines de disparus
-
US Open: demies de gala chez les dames, Rybakina assurée d'être numéro un
-
Le pétrole s'installe au-dessus des 100 dollars après les frappes iraniennes
-
Août 2026 a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde
-
Aléas climatiques: les filles exposées à "un risque accru de décrochage scolaire"
-
BCE: une hausse des taux attendue jeudi, suspense pour la suite
-
A Londres, l'exposition de la tapisserie de Bayeux ouvre en pleine "tapestry-mania"
-
Transparence des salaires: coup d'envoi d'une loi française
-
La prématurité "ne s'arrête pas à la sortie de l'hôpital": des enfants encore vulnérables à l'âge de 10 ans
-
Au Maroc, la campagne pour les législatives s'ouvre sous le signe des fractures sociales
-
Un ballet de stars attendu au Festival international du film de Toronto
-
US Open: demies de gala chez les femmes, Rybakina assurée d'être numéro un
-
Ligue des champions: belle soirée pour Liverpool, plus mitigée pour Barcola
-
A Dallas, Trump mise sur sa personne pour sauver les élections de mi-mandat
-
Ligue des champions: Arsenal poursuit sa série à Naples
-
Ligue des champions: le PSG et Barcelone cartonnent d'entrée
-
Ligue des champions: le PSG assure et rassure face à Bratislava
-
Ligue des champions: belle soirée pour Liverpool, malgré les malheurs de Barcola
-
Les taux d'emprunt américains bondissent, un camouflet pour le gouvernement américain
-
Wall Street termine une nouvelle fois en baisse, inquiète des prix de l'énergie
-
Le chef de la diplomatie américaine en Equateur pour durcir la lutte anti-drogue
-
Les Etats-Unis ont connu leur été le plus chaud jamais enregistré
-
Apple dévoile son premier iPhone pliable, et relève encore les prix
-
Avantages fiscaux, frais réduits: Serge Papin détaille son "pacte" pour les reprises d'entreprises par les salariés
-
Noosha Aubel, CDU och SPD: Fallet med ett svårt funktionshindrat barn i Potsdam är ett politiskt misslyckande
-
Noosha Aubel, CDU ve SPD: Potsdam’daki ağır engelli bir çocuğun durumu, siyasi bir iflas ilanıdır
-
نوشا أوبيل، حزب الاتحاد الديمقراطي المسيحي (CDU) والحزب الاشتراكي الديمقراطي (SPD): قضية طفل يعاني من إعاقة شديدة في بوتسدام هي إعلان إفلاس سياسي
-
努莎·奧貝爾(Noosha Aubel)、基民盟(CDU)與社民黨(SPD):波茨坦一名重度殘障兒童的案例,等同於政治上的破產宣言
-
누샤 아우벨, 기민당(CDU) 및 사민당(SPD): 포츠담의 중증 장애 아동 사건은 정치적 파산을 선언한 것과 다름없다
-
ヌーシャ・オーベル、CDUおよびSPD:ポツダムで起きた重度障害児の事例は、政治的な破綻を露呈している
-
नूशा ऑबेल, सीडीयू और एसपीडी: पॉट्सडैम में एक गंभीर रूप से विकलांग बच्चे का मामला, विफलता की एक राजनीतिक स्वीकारोक्ति है
-
Noosha Aubel, CDU και SPD: Η υπόθεση ενός παιδιού με σοβαρή αναπηρία στο Πότσδαμ αποτελεί πολιτική παραδοχή αποτυχίας
-
Noosha Aubel, CDU i SPD: Sprawa ciężko niepełnosprawnego dziecka w Poczdamie to polityczne przyznanie się do porażki
-
Noosha Aubel, CDU a SPD: Případ těžce postiženého dítěte v Postupimi je politickým přiznáním bankrotu
-
Noosha Aubel, CDU et SPD : le cas d’un enfant gravement handicapé à Potsdam est un aveu de faillite politique
-
Нооша Аубель, ХДС та СДПН: Випадок з дитиною з тяжкою інвалідністю в Потсдамі є визнанням політичного банкрутства
-
Ligue des champions: nouvelle pluie de buts pour le Barça face à Feyenoord
-
US Open: Elena Rybakina passe en demies et s'assure la première place mondiale
-
Jusqu'où peut aller le conflit commercial entre les Etats-Unis et le Canada ?
-
En Bretagne, Bolloré stoppe la production de ses bus électriques
-
Rachat de SFR: les syndicats appellent à la grève le 24 septembre
-
Israël inaugure sa première ambassade en Slovénie, symbole de rapprochement diplomatique
-
Apple dévoile son premier téléphone pliable, l'iPhone Duo, sept ans après Samsung
-
Rubio arrive en Equateur, allié de Washington dans la lutte anti-drogue
-
Chaleur record aux Etats-Unis: les experts tirent la sonnette d'alarme
-
Trump se place sous les projecteurs avant les élections de mi-mandat
-
Yémen: les rebelles font état de dizaines de frappes saoudiennes, le conflit s'intensifie
-
Tour d'Espagne: la manita de Brennan
-
Satellites: Amazon Leo signe pour six lancements supplémentaires par Ariane 6
Fonction publique: cinq ans après Fillon, les candidats ont changé de ton
"Quelque chose a changé": cinq ans après une campagne présidentielle marquée par des promesses de suppressions de postes massives dans la fonction publique, les prétendants à l'Elysée ont adouci leur discours envers les agents publics.
"On avait atteint une tension extrême" en 2017, avec la proposition de François Fillon de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires, relève le chercheur Gilles Jeannot, soit près de 10% des effectifs de la fonction publique.
Le candidat Les Républicains (LR) prévoyait aussi de faire passer le temps de travail hebdomadaire des agents publics à 39 heures. Une cible ambitieuse alors que le passage aux 35 heures obligatoires dans la fonction publique territoriale -- impliquant la suppression de régimes dérogatoires plus favorables sur le temps de travail et acté en janvier -- suscite déjà des remous dans certaines collectivités.
Son concurrent finalement élu, Emmanuel Macron, promettait de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires.
Les rares candidats à vouloir augmenter les effectifs misaient plutôt sur des recrutements ciblés: à l'Education nationale pour Benoît Hamon, au sein des Douanes ou des forces de l'ordre pour Marine Le Pen.
Cinq ans plus tard, "quelque chose a changé" pour l'historien Emilien Ruiz, auteur en 2021 du livre "Trop de fonctionnaires? Histoire d'une obsession française". "Il n’est plus possible aujourd’hui de taper frontalement sur les services publics comme ça a été le cas pendant longtemps".
Après avoir affronté la crise des "gilets jaunes" et la pandémie de Covid-19, Emmanuel Macron a d'ailleurs renoncé à son objectif de 120.000 suppressions.
Et même la candidate LR Valérie Pécresse, qui souhaite faire disparaître 200.000 postes de fonctionnaires dans "l'administration administrante", a une position "nettement plus nuancée" que François Fillon, analyse Gilles Jeannot.
- Un million d'embauches -
Bien qu'édulcoré, ce plan de suppressions de postes reste dégainé "à contre-temps" pour le chercheur Luc Rouban, puisque "la crise sanitaire a montré une grosse demande de services publics" hospitaliers. Et "d'autant plus (...) qu'un problème de recrutement commence à se poser sérieusement" pour les employeurs publics, en particulier dans les collectivités.
En 2022, certains candidats proposent donc des plans d'embauche conséquents. L'Insoumis Jean-Luc Mélenchon en vise un million. L'écologiste Yannick Jadot veut recruter 100.000 infirmiers en trois ans et au moins 65.000 enseignants.
Plusieurs candidats s'engagent en outre à revaloriser le traitement des agents publics, comme le communiste Fabien Roussel qui veut augmenter de 30% les salaires dans la fonction publique.
"Il y a une différence par rapport aux campagnes précédentes", observe le secrétaire général de Force ouvrière (FO) Yves Veyrier.
"On entend les mots +reconnaissance, considération+: les fonctionnaires ont été cités par le pouvoir en place", admettait-il début mars lors d'une conférence de presse.
Mais "quels que soient les engagements formulés pendant la campagne, un évènement chasse vite l’autre", rappelle-t-il.
- Droitisation -
Même prudence du côté de Prune Helfter-Noah, porte-parole du collectif d'agents publics Nos services publics. Pour le service public, "on raisonne toujours en fonction des moyens qu'on s'autorise à dégager: tel budget, tel plafond d'emplois pour telle période", regrette-t-elle. "Mais on n'est pas dans une entreprise. La réflexion devrait être totalement inverse: on devrait partir des besoins de la population en termes de service public (...) et mettre les moyens qu'il faut pour (la) servir".
D'autant que les Français ne sont pas nécessairement demandeurs d'une réduction des effectifs publics, insiste Luc Rouban.
"Globalement, il y a une droitisation des Français sur le terrain culturel - immigration, politique pénale, répression - mais vous avez toujours une défense très forte des services publics dans l’opinion", un marqueur associé aux partis de gauche.
En revanche, les agents publics, eux, ont eu tendance à se droitiser ces dernières années.
Un récent sondage Ifop pour le média spécialisé Acteurs publics révélait que ceux de catégorie C, les moins bien rémunérés, plaçaient au premier tour de la présidentielle Marine Le Pen (23% des intentions de vote) devant Emmanuel Macron (20%).
"La droite a gagné du terrain, y compris chez les fonctionnaires et dans le noyau dur de gauche qu’étaient les enseignants", constate Luc Rouban.
M.Odermatt--BTB