-
Panne du contrôle aérien au Royaume-Uni: trafic toujours perturbé, une cyberattaque exclue
-
Dernière ligne droite pour Céline Dion avant les retrouvailles sur scène
-
US Open: Shelton bat Alcaraz au bout du match le plus tardif à New York
-
Au Bhoutan, la fonte des glaciers surveillée jour et nuit
-
La Bourse de Paris recule face au pétrole à 100 dollars
-
Mains liées dans une rivière: l'évasion du soldat de la Légion étrangère française kidnappé en Colombie
-
Décarbonation de Fos: impatience des industriels face au risque d'enlisement
-
Google va investir 13 milliards d'euros dans des infrastructures numériques en Finlande
-
Le travail informel en Afrique, casse-tête pour les Etats, "survie" pour les populations
-
Céline Dion, la diva renaissante
-
Créé par une start-up kényane, un bras robotisé signe pour aider les élèves sourds à apprendre
-
Les drones à réaction russes, une "horreur" à laquelle Kiev cherche une riposte
-
En Afrique aussi, la course à l'espace s'intensifie, le Sénégal veut construire ses satellites localement
-
Ce qu'il faut savoir sur les algorithmes derrière les réseaux sociaux
-
Décès de Tung Chee-hwa, premier dirigeant de Hong Kong après la rétrocession
-
Argentine : ces machines qui se taisent, au cœur du débat sur le bilan Milei
-
Interdiction des réseaux aux enfants: des associations craignent pour les libertés
-
Brésil : la crise institutionnelle s'aggrave, le chef de la police suspendu
-
Mission impossible ? La quête de pluralisme enflamme la rentrée de l'audiovisuel public
-
Elles "jouent avec nos vies": après OpenAI, un chercheur en IA quitte Anthropic
-
Mondial de basket: Zhang Ziyu, la Yao Ming au féminin, "une petite fille" de 2,23 m
-
Ligue des champions: encore en rodage, le PSG lance sa quête de triplé contre Bratislava
-
Le détournement de l'IA américaine est au "coeur" du développement des modèles chinois, selon les Etats-Unis
-
Téhéran frappe en Jordanie et dans le Golfe après des attaques sur des pétroliers iraniens
-
US Open: Sabalenka et Tiafoe en demies, en attendant le choc Alcaraz-Shelton
-
Royaume-Uni: des dizaines de vols annulés à cause d'une panne du contrôle aérien
-
Le 11-Septembre, une occasion comme une autre pour Trump de parler de lui
-
Sommet spatial: l'Europe cherche sa place entre les États-Unis et la Chine
-
Logement: l'UE veut aider les villes à hausser le ton face à Airbnb
-
Un premier iPhone pliable attendu pour l'intronisation du nouveau patron d'Apple
-
La Norvège fait ses adieux au roi Harald V, "grand-père de la nation"
-
Le conflit entre Washington et Ottawa s'envenime: Trump interdit des produits canadiens
-
OpenAI dit avoir résolu un problème de maths majeur en moins de quatre jours
-
Trump réunit son camp et joue la tête de gondole avant les élections de mi-mandat
-
Rubio promet de "restaurer" les liens avec la Colombie gouvernée à droite
-
Téhéran frappe en Jordanie après des attaques sur des pétroliers iraniens
-
Iran: les Gardiens annoncent qu'ils vont viser des tankers au Koweït et à Bahreïn
-
A Malibu, la maison de Nicolas Cage menacée par un trou creusé par la houle
-
Ligue des champions: le Real s'offre l'Inter, Haaland régale City
-
Gambie: manifestations contre les coupures d'électricité, le président tente de rassurer
-
Ligue des champions: le Real Madrid punit l'Inter, Mbappé ouvre son compteur
-
Ligue des champions: Lille perd le fil et s'incline face au Betis Séville
-
Le site de Fibre Excellence de Tarascon réquisitionné par l'Etat pour assurer sa sécurité
-
Royaume-Uni: plus de 1.000 vols annulés après une panne du contrôle aérien
-
OpenAI dit avoir résolu un problème de maths crucial en quelques jours seulement
-
M6, qui s'apprête à fêter ses 40 ans, veut être "la télévision qui se vit"
-
Premier entraîneur africain en Ligue des champions, Yaya Touré salue "une nouvelle ère"
-
US Open: le retour de Zheng Qinwen, enfin libérée de sa blessure au coude
-
Cisjordanie: Royaume-Uni, France, Canada ciblent le commerce avec les colonies, Israël riposte
-
Conflit commercial avec Washington: le Canada riposte, Carney prévient des risques
Comment les images satellites privées façonnent le conflit ukrainien
Un immense convoi militaire en route vers Kiev, les dégâts de tirs de missiles ou les mouvements de réfugiés: dans le conflit ukrainien, les images satellites de compagnies privées sont utilisées comme jamais auparavant, permettant au grand public d'avoir accès à un domaine autrefois réservé aux agences de renseignement.
Ces technologies, qui peuvent percer les nuages et opérer la nuit, sont passées au premier plan, permettant à une légion d'analystes d'offrir quasiment en temps réel leur interprétation des développements sur le champ de bataille.
"Les gouvernements ne sont plus les seuls à produire des données satellites de haute précision", a souligné auprès de l'AFP Craig Nazareth, un ancien agent de renseignement enseignant aujourd'hui à l'Université de l'Arizona.
Comparé à de précédents conflits, comme l'annexion de la Crimée en 2014, le volume d'images prises aujourd'hui est bien plus important et le délai de traitement bien plus rapide.
La plupart des nations occidentales disposent de leurs propres satellites, mais ces informations sont classifiées, contrairement à celles des entreprises privées.
Ces images tierces aident à crédibiliser les affirmations des gouvernements, notamment américain et britannique, qui inspirent une méfiance accrue depuis la guerre en Irak en 2003.
Les responsables politiques peuvent dire: "regardez, ce n'est pas que nous, c'est bien ce qui est en train de se passer, on n'invente rien", explique Craig Nazareth.
Au-delà de contribuer à façonner le récit, les images visent surtout à aider les forces ukrainiennes sur le terrain.
"Capella Space travaille directement avec les gouvernements américain et ukrainien (...) pour fournir des données actualisées et de l'aide dans le conflit en cours", a déclaré à l'AFP le patron de cette entreprise, Payam Banazadeh.
- Par tout temps -
Les images prises par cette start-up basée à San Francisco ont permis à un groupe de chercheurs indépendants de réaliser que l'invasion de l'Ukraine avait été lancée, plusieurs heures avant qu'une "opération militaire" ne soit annoncée par le président russe Vladimir Poutine.
Le 23 février, Jeffrey Lewis, de l'Institut Middlebury en Californie, pointait un bouchon sur Google Maps, là où le convoi militaire avait été repéré par Capella Space. Selon lui, il s'agissait probablement des civils bloqués par les barrages routiers mis en place pour laisser passer le convoi.
Si la plupart des satellites d'imagerie requièrent qu'il fasse jour et un ciel clair, ceux de Capella Space fonctionnent par tout temps, grâce à une technologie nommée RSO (radar à synthèse d'ouverture).
Celle-ci "pénètre les nuages et la fumée, même lors de grosses tempêtes ou de feux, donc nous pouvons prendre des images claires et précises dans quasiment toutes les conditions", selon Dan Getman, vice-président en charge des produits de l'entreprise.
La technologie existe depuis le milieu du 20ème siècle, mais n'a été introduite dans le secteur privé que très récemment.
Une autre entreprise dont les images ont été très utilisées est BlackSky. L'une d'elles montre ce qui pourrait avoir été l'une des premières attaques dans cette guerre: sur une centrale de la ville de Lougansk peu après 16H00 locales le 23 février.
"Nous avons une constellation de petits satellites qui peuvent voir de l'aube jusqu'au crépuscule", a dit à l'AFP le PDG Brian O'Toole.
Ceux-ci volent dans le sens inverse de la rotation du globe, afin de pouvoir repasser au-dessus d'une zone à une haute fréquence.
Les images sont envoyées aux clients dans les 90 minutes et des logiciels utilisant l'intelligence artificielle permettent d'aider à les interpréter.
- Inquiétudes éthiques? -
L'une des images les plus emblématiques jusqu'ici est probablement celle d'un immense convoi militaire russe, s'étirant sur plus de 60 kilomètres au nord-ouest de Kiev.
Elle a été prise par l'entreprise Maxar, "l'ancêtre dans cette industrie", selon l'analyste Chris Quilty.
Autre acteur ayant publié des images, dont certaines montrant des comparaisons avant/après des frappes: Planet, qui dit travailler avec des gouvernements, des organisations intergouvernementales et des médias.
"Des ponts effondrés. Des avions détruits. Nous continuerons à dévoiler cela au grand jour", a tweeté jeudi Will Marshall, co-fondateur et PDG de Planet.
Le gouvernement américain est l'un des principaux clients de Maxar et décide ainsi des zones à observer. Ce qui explique que beaucoup de temps soit passé au-dessus de l'Ukraine aujourd'hui.
Mais la publication sélective des images prises pourrait aussi poser certaines questions éthiques.
Maxar et les autres "capturent aussi inévitablement des images des mouvements des forces ukrainiennes et de leurs positions défensives, mais cette information n'est pas publiée", relève Chris Quilty.
Ainsi, selon lui, "il y a sans aucun doute une capacité à influencer le récit, en fonction des images rendues disponibles."
C.Meier--BTB