-
Marathon: "Je sais qu'il est possible de courir sous 1h59", estime Sabastian Sawe
-
Macron annonce un dernier sommet Choose France en janvier, avant son départ
-
Intempéries: deux départements du Sud en vigilance rouge pour pluie-inondations
-
La Bourse de Paris décroche en Europe comme la France
-
Sénat : Gérard Larcher, l'insubmersible homme du contre-pouvoir à l'épreuve du RN
-
L'inflation grimpe à 3% en France, au plus haut depuis début 2024
-
Les cosmétiques, un luxe plus accessible qui résiste à la crise
-
Pensions, âge de départ, déficit: les retraites en chiffres
-
Indonésie: à Bornéo, un groupe de femmes lutte contre le feu et le sexisme
-
Dangote va poser au Kenya la première pierre de sa seconde mégaraffinerie en Afrique
-
Allemagne: chômage stable en septembre, la relance automnale reste poussive
-
Dans la Drôme, un élevage de poules se débarrasse de ses cages, à l'image de la filière
-
Le kérosène cher compromet l'avenir de compagnies aériennes à prix bas
-
Gims, le promoteur immobilier marocain et les soupçons de blanchiment monstre
-
Les lanceurs d'alerte cyber à la poursuite des fuites de données
-
Les violences en Cisjordanie attisées par une nouvelle génération radicale de colons
-
Budget 2027: une taxe sur les produits sucrés est "sur la table", annonce le ministre du Commerce
-
Les ministres du Commerce du G20 réunis aux États-Unis, les droits de douane en embuscade
-
Les Bourses européennes en hausse
-
France : l'inflation grimpe à 3% sur un an en septembre, selon l'Insee
-
Trump-Lula, une relation en dents de scie
-
Remboursement des culottes menstruelles : un "défi industriel" pour le made in France
-
Somalie : la Turquie, partenaire majeur, happée dans les rivalités internes
-
Appelés aux urnes, les russophones de Lettonie ne veulent pas être "sauvés" par Poutine
-
Le Parlement roumain vote une nouvelle fois pour tenter de former un gouvernement
-
Grèce: Thymaina, l'île qui ne compte plus que deux écoliers
-
Monique Barbut remet son plan pour accélérer l'adaptation au changement climatique
-
Fin de la mission en Irak de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis
-
Boeing va fabriquer le futur avion de combat de l'US Navy, et celui de l'Air Force
-
La Cour suprême américaine lève de nouveau des limites aux expulsions d'immigrés vers des pays tiers
-
Explosions dans la DMZ : Séoul exige des excuses, Pyongyang nie toute implication
-
Infections et cancers : des liaisons parfois dangereuses, souvent évitables
-
Milei en France en promoteur d'une Argentine ouverte aux affaires, mais qui patine
-
Mediapart dénonce la "violence sidérante" du RN après ses révélations sur Bardella
-
Ligue des nations: l'Angleterre gagne en République tchèque grâce au duo Gordon-Kane
-
Concurrence dans Android et la recherche en ligne: Google attaque des décisions de Bruxelles
-
Une ONG attaque OpenAI pour infraction à la loi sur les cyberattaques après l'incident Hugging Face
-
Ligue des nations: l'Espagne réussit son retour à la maison, Lamine Yamal inarrêtable
-
Sous l'oeil de Trump, les patrons de l'IA promettent de s'auto-réguler
-
Wall Street clôture en baisse, les taux touchent des sommets
-
Club Dorothée et Les Guignols favoris des téléspectateurs sur les 40 dernières années, selon un sondage
-
ONU: le Conseil de sécurité prolonge de six mois la force contre les gangs en Haïti
-
Angélique Kidjo exhorte les Africains à "créer ensemble"
-
Poussée de tension entre BFMTV, des lycéens et le maire de Saint-Denis
-
Trump plaide pour "l'auto-régulation" en recevant les grands patrons de l'IA
-
Espagne : face à la colère sociale, le gouvernement s'attaque à la crise du logement
-
Le Pacifique mexicain résiste au passage de l'ouragan Polo
-
En Espagne, Macron livre ses recettes contre la montée des "extrêmes" en Europe
-
Alerte près d'une base militaire en Angleterre: de l'essence mais aucun explosif retrouvé
-
Trump réunit les grands noms de l'IA à la Maison Blanche
Le télétravail sans frontières, remède à la pénurie de cerveaux dans la tech
Des offres d'emploi sans candidats dans un secteur numérique en pleine révolution: confrontées à la pénurie de cerveaux, les entreprises de la tech rivalisent pour attirer les talents, quitte à les employer en télétravail total, parfois à l'autre bout du monde.
Nicolas Pessemier, 44 ans, vient tout juste de quitter la Silicon Valley pour s'installer à Reno, dans le Nevada, en "full remote" (le jargon de la tech pour télétravail intégral, NDLR) pour le compte de Hopper, un site de comparateur de vols. Licencié par Google, qui a annoncé 12.000 suppressions de postes récemment, il n'a pas eu de difficultés à trouver un nouvel employeur intéressé par son profil de développeur de logiciels.
"Le +full remote+ donne la possibilité de décider où l'on veut habiter, et si, dans deux mois, on change d'avis, on sera libre de le faire", raconte-t-il depuis son nouveau domicile, qui lui sert aussi de bureau.
De l'autre côté de l'Atlantique, Jordan Pittier, 35 ans, est développeur pour Gorgias, une entreprise franco-américaine de support pour l'e-commerce. Il travaille lui aussi depuis son domicile, à Grenoble, dans les Alpes, disant avoir choisi un cadre "plus propice à la vie de famille" que Paris.
"J'ai parlé à mon chef de mon déménagement, cela ne changeait rien pour lui car j'étais déjà en télétravail intégral", raconte-t-il.
Avec des équipes dispersées à Grenoble, Belgrade ou encore Toronto, Romain Lapeyre, le fondateur de Gorgias, se retrouve donc depuis San Francisco à la tête d'employés sur plusieurs fuseaux horaires.
"Le choix du +full remote+ nous a permis d'accélérer notre processus de recrutement pour les fonctions d'ingénierie et de produit. Nous pouvons ainsi accéder à un pool de talents plus vaste", décrit-il, avec une organisation hybride, mêlant télétravail total ou partiel en fonction des régions.
Cette tendance est à l'origine même de la création de l'entreprise américaine Remote, fondée en 2019 pour mettre en relation les sociétés "où qu'elles soient basées, avec des personnes qualifiées, partout dans le monde", explique Marguerite Monrose, responsable France et Benelux de Remote.
L'entreprise, qui emploie un millier de personnes dans 70 pays, opère elle-même en télétravail total, de la comptabilité aux ressources humaines.
- Recruter moins cher -
Finis donc le café et les chouquettes avec les collègues, l'heure est aux réunions via écrans interposés. La tendance n'est pas totalement neuve dans les métiers de la tech, mais elle a pris de l'ampleur depuis le Covid. Et les nombreuses vagues de licenciements annoncées par les Gafam n'y changent rien, selon les spécialistes du secteur qui y voient une façon pour les entreprises de se démarquer dans la chasse aux talents.
"J'avais plusieurs choix d'emplois après avoir quitté Google, et pour moi, l'option du télétravail total était un argument important", témoigne ainsi Nicolas Pessemier.
Cette organisation du travail permet en outre de recruter à des salaires bien moins élevés. A titre d'exemple, selon un rapport du cabinet américain Gartner en 2022, un ingénieur data (spécialiste des données) coûte 17.400 dollars en salaire annuel à New Delhi contre 187.000 dollars à San Francisco.
L'avantage est aussi administratif, explique Cyril Dupouey, du cabinet de conseil Meritis. "Avant, l'entreprise faisait toutes les démarches pour faire venir un employé d'un autre pays, avec ce que cela comporte de délais administratifs. Grâce au +full remote+, la barrière des papiers a volé en éclat, tout peut se faire à distance, même de très loin", souligne-t-il.
"On assistait auparavant à la fuite des cerveaux, par exemple depuis l'Europe, l'Afrique ou l'Asie vers les Etats-Unis. Aujourd'hui, avec l'essor du télétravail (...) les talents restent dans leurs pays d'origine", ajoute Marguerite Monrose, de Remote.
Mais la méthode a aussi ses inconvénients, comme la difficulté d'intégrer des employés juniors, une culture d'entreprise plus difficile à transmettre ou des horaires très décalés.
Un écueil qu'a connu Jordan Pittier, qui a un temps géré "une équipe d'employés situés à Paris, Québec, Bucarest et Seattle: nous avions une amplitude horaire de dix heures d'Est en Ouest. C'était fatigant", reconnaît-il. En réaction, le secteur s'est mis à recruter en fonction des fuseaux horaires, pour davantage de fluidité.
F.Müller--BTB