-
Slovaquie: une enseignante tuée et deux blessées dans une attaque au couteau dans une école
-
Cisjordanie: une violente attaque sur un village suscite de rares condamnations par Israël
-
Accusations d'antisémitisme : Bardella dénonce "une guerre totale" contre le RN, première crise pour la campagne Le Pen
-
Au Cameroun, les féminicides se multiplient, les familles réclament justice
-
A Liverpool, le Labour remobilisé derrière Andy Burnham mais attend des réponses
-
La Malaisie commence à renvoyer des ressortissants birmans, inquiétude de l'ONU
-
Budget : enquête ouverte après un signalement de Lecornu sur des fuites dans la presse
-
Alerte près d'une base militaire en Angleterre: confusion après la libération des suspects
-
Ecrits antisémites : Bardella dénonce "une guerre totale" contre le RN, première crise de campagne pour Le Pen
-
Chez les enseignants, le sentiment d'un grand déclassement
-
OpenAI renonce à un nouveau modèle d'IA à quelques heures de la grande conférence DevDay
-
En Ukraine, les "mafias de l'ambre" ressuscitent dans l'ombre de la guerre
-
Journée de grève dans la fonction publique, les premiers cortèges s'élancent
-
"Tout ce qu'on a": les vols de portables alarment les Brésiliens
-
Espagne: les militants du droit au logement mettent en garde le gouvernement
-
L'Iran attend une réponse des Etats-Unis sur son plan pour rouvrir Ormuz
-
"Une intelligence de jeu incroyable": Wembanyama impressionne ses coéquipiers
-
En Inde, la restauration d'une île corallienne menacée de disparition
-
Séoul dénonce "une violation de l'armistice" après l'explosion de mines en zone démilitarisée
-
France: la dette du 2e trimestre a atteint 119% du PIB, avant un record attendu en 2027
-
Combats dans le nord de l'Ethiopie: origines, lignes de front, acteurs, ce que l'on sait
-
La majorité des supermarchés Auchan s'apprêtent à passer sous bannière Intermarché
-
Journée de grève et de manifestations dans la fonction publique pour la défense du pouvoir d'achat
-
Tennis: à Pékin et Wuhan, Swiatek contrainte de briller pour voir le Masters
-
L'ouragan Polo frappe la côte pacifique du Mexique en catégorie 3
-
Ligue des nations: l'Espagne ramène sa coupe à la maison
-
La Malaisie commence à renvoyer des ressortissants birmans
-
Face au carnage dans les ruches, des apiculteurs démunis contre le frelon asiatique
-
Les patrons de l'IA à la Maison Blanche mardi, la supervision au menu
-
"Avant, c'était le paradis": en Martinique, l'enfer des sargasses
-
OpenAI renonce à lancer une nouvelle IA, jugée insuffisamment contrôlée
-
OpenAI présente ses nouveautés à San Francisco, entre incidents de sécurité et rivalité avec Anthropic
-
Grève dans la fonction publique: plus de 170 manifestations attendues mardi
-
Malouines: nouvelle route maritime avec le Chili sur fond d'inquiétudes en Argentine
-
A Liverpool, le Labour retrouve confiance derrière Andy Burnham
-
Grève dans la fonction publique: plus de 170 manifestions attendues mardi
-
France : la dette du 2e trimestre révélée mardi, avant un nouveau record en 2027
-
Macron en visite d'État en Espagne pour "rehausser" les relations
-
Crise du logement en Espagne: accord pour que la retraitée expulsée rentre chez elle, selon son avocat
-
Indonésie: après le séisme de Florès, les survivants peinent à se nourrir
-
Ligue des nations: l'Italie humilie la Turquie chez elle 4-1
-
Ligue des nations: Olise offre un succès de prestige en Belgique aux jeunes Bleus de Zidane
-
Marchés: les Bourses mises en difficulté par les évolutions du pétrole et des taux
-
Menacée de prison et d'inéligibilité immédiate, Rachida Dati fixée le 21 janvier
-
L'ouragan Polo se rapproche du Mexique, d'importants dégâts redoutés
-
Wall Street clôture dans le rouge, subit les hausses défavorables du pétrole et des taux
-
Le pape estime que les inquiétudes concernant l'IA "doivent être prises au sérieux"
-
Céline Dion ouvre en chanson la semaine de la mode à Paris
-
Après les multiples dérapages d'IA en test, Nvidia propose sa solution pour mieux les confiner
-
Ouragan Polo: le Mexique se prépare à des dégâts importants
République dominicaine: des expulsions impopulaires pour construire le mur anti-immigration
Un planche portant l'inscription rouge "MF 011-5" traîne par terre, là où il y a quelques mois s'érigeait la maison de Leocadio Guzman, rasée pour faire place au mur anti-immigration en cours de construction entre la République dominicaine et son voisin, bien plus pauvre, Haïti.
"MF" comme "mur frontalier", pensent les habitants. Celui que le président dominicain Luis Abinader a lancé en grande pompe en février 2022: une clôture de béton de 160 km le long des 380 km de frontière entre les deux pays.
Elu en 2020 sur un programme de lutte contre l'immigration clandestine, il assure que ce projet va stopper le flux de migrants indésirables et protéger le pays des gangs haïtiens à l'influence grandissante.
La République dominicaine accueille quelque 500.000 Haïtiens à la recherche de meilleures conditions de vie dans ce pays bien plus prospère et expulse régulièrement des milliers de clandestins (171.000 en 2022). Les relations entre les deux voisins de l'île d'Hispaniola sont tendues.
Une partie du bidonville de La Mara, dans la province frontalière de Dajabon, au nord-ouest du pays, a été détruite il y a trois mois par des bulldozers qui ont laissé des restes de fondations en béton, quelques planches et tôles.
Une trentaine de familles ont été expulsées. Une cinquantaine d'autres semblent promises au même sort dans la province voisine de Monte Cristi. Leurs maisons sont marquées du sceau "MF" rouge. Le gouvernement a déclaré ces propriétés d'utilité publique.
- Pas "suffisant" -
Le ministère de la Défense, responsable des travaux, a annoncé en novembre le versement de 79 millions de pesos (1,4 million de dollars) en compensation de ces expropriations et expulsions.
Mais parmi les déplacés, une plainte revient comme une litanie: l'indemnisation est trop faible.
"L'argent qu'ils m'ont donné n'est pas suffisant", s'insurge Lidna Dorfinis, 38 ans, une habitante haïtienne de La Mara, portant une fillette d'un an dans les bras. "Les autorités n'ont apporté aucun soutien (en plus de l'indemnisation) et maintenant je vis seule", ajoute-t-elle en créole.
Elle a reçu 250.000 pesos (4.500 dollars), ce qui est à peine suffisant pour acheter un terrain sans maison. Dans l'impossibilité financière de faire construire, elle paie désormais un loyer de 60 dollars par mois. Une somme considérable pour elle.
Leocadio, qui lui est Dominicain, a reçu moins d'argent, environ 4.200 dollars mais s'en est mieux sorti car il avait anticipé les événements.
L'année dernière, il avait entendu "la rumeur" selon laquelle le gouvernement allait démolir des maisons près de la rivière du Massacre - la frontière naturelle - et avait commencé à construire une nouvelle maison sur un terrain à proximité.
"J'ai au moins un endroit où poser ma tête", se console-t-il aujourd'hui.
Le maire de Dajabon, Santiago Riveron, assure que les autorités ont fait ce qu'il fallait: "ça n'a pas été traumatisant", affirme-t-il car il y a eu des négociations entre l'Etat et les expropriés.
Leocadio, 41 ans, qui avait emménagé dans la maison avec sa femme enceinte, voit les choses différemment, jugeant la négociation "inégale", dans laquelle les habitants avaient "tout à perdre".
"Je n'étais pas très satisfait mais j'ai dû accepter", dit-il au milieu des poules dans sa nouvelle maison.
À proximité, sur les murs roses de la maison de Quisqueya Estevez, 36 ans, une inscription rouge "MF-032". La maison est encore debout mais seulement en partie. Celle où se trouvait la salle de bain a cédé après un glissement de terrain provoqué par les travaux de construction du mur. Elle dit ne pas avoir été indemnisée et devoir faire ses "besoins dans un seau". "Je me sens très mal", se désole-t-elle.
Dans le secteur ouvrier de Pepillo Salcedo, à Monte Cristi, de nombreuses maisons sont aussi condamnées à la destruction.
Plus élaborées et donc plus chères que celles de La Mara, l'Etat propose des indemnités sept fois plus élevées. Mais là également le mécontentement gronde.
"S'ils veulent se débarrasser de nous, qu'ils le fassent pour quelque chose de valable. Sinon, qu'ils nous laissent tranquille", proteste Dominga, 41 ans, qui vit là avec sa mère de 72 ans et deux adolescents. "Je suis arrivée ici bébé. Je rampais. Repartir à zéro sera très difficile".
L.Janezki--BTB