-
Wimbledon: Sinner-Zverev, une finale logique avec un soupçon d'incertitude
-
Mondial-2026: Angleterre et Argentine ont rendez-vous pour une demie au parfum de légende
-
Mondial-2026: l'Argentine élimine la vaillante Suisse au forceps
-
Canada: deux morts dans une fusillade lors d'un festival à Toronto
-
Américains et Iraniens reprennent les hostilités après l'attaque d'un navire dans le détroit d'Ormuz
-
Mondial-2026: "Hey Jude", et résonne encore le tube de l'été des Anglais
-
Canada: deux morts dans une fusillade à Toronto, le suspect en fuite
-
L'Iran attaque un navire dans le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis lancent de nouvelles frappes
-
Mondial-2026: Mécontent du match de l'Angleterre, Tuchel agace Bellingham
-
L'Iran referme le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis lancent de nouvelles frappes
-
Le typhon Bavi frappe la Chine, avant d'être rétrogradé en tempête tropicale
-
Cuba peine à rétablir son réseau électrique faute de carburant
-
Mondial-2026: Bellingham punit la Norvège et envoie l'Angleterre en demie
-
Mondial-2026: l'Espagne et Lamine Yamal, un gros défi pour la défense bleue
-
Le typhon Bavi atteint la Chine, où 2 millions de personnes ont été évacuées
-
Huit morts en Ukraine, douze blessés à Kiev dans des frappes russes
-
Wimbledon: sacrée au bout du suspense, Linda Noskova devient majeure à 21 ans
-
Mondial-2026: France - Espagne, attaques de feu, défenses de fer
-
Le Tour de France rattrapé par la canicule, doublé de Merlier à Bergerac
-
Le typhon Bavi atteint la Chine, où deux millions de personnes ont été évacuées
-
Tour de France: une 9e étape accidentée mais raccourcie en raison de la canicule
-
Mondial-2026: l'Espagne et Lamine Yamal, un gros défi pour le défense bleue
-
Après deux jours d'"enfer", l'espoir d'une stabilisation de l'incendie mortel en Espagne
-
"Venger" Khamenei est "inévitable", prévient le guide suprême iranien
-
Varsovie va ériger un Mur du Souvenir pour les victimes du "génocide" imputé aux "nationalistes ukrainiens"
-
MotoGP: Marc Marquez intraitable au Sachsenring
-
Six morts en Ukraine et douze blessés à Kiev dans des frappes russes
-
Le rappeur Pitbull établit un record du monde du plus grand rassemblement de faux crânes chauves
-
La neuvième étape du Tour: partie de saute-moutons en Corrèze
-
L'extrême droite se projette à la tête d’une région en Allemagne
-
La "vengeance" pour Khamenei est "inévitable", dit le guide suprême iranien
-
Près de 2 millions de personnes évacuées en Chine à l'approche du typhon Bavi
-
"Allez à l'église et sonnez les cloches": la fuite terrifiante face aux flammes en Espagne
-
Championnat des nations: le XV de France assomme l'Australie
-
Varsovie va ériger un Mur du Souvenir pour les victimes du "génocide" commis par les "nationalistes ukrainiens"
-
Le sinistre qui a fait 12 morts en Espagne évolue favorablement
-
La Birmanie touchée par des inondations, un bébé emporté par les eaux
-
Quelque 900.000 personnes évacuées en Chine à l'approche du typhon Bavi
-
Incendies: 32 personnes suspectées d'être à l'origine de départs de feu interpellées, annonce Nuñez
-
Entre Téhéran et Washington, les médiateurs reprennent leurs efforts après les frappes
-
Canicule: dans une France qui suffoque, les autorités appellent à la vigilance sur les feux
-
Ravitailler le porte-avions et son escorte, un défi logistique
-
Incendie en Espagne: évolution favorable, 6.600 hectares brûlés
-
Le Mondial-2026, avant-goût des défis posés aux JO-2028
-
Séismes au Venezuela: la côte de La Guaira, de station balnéaire à désert économique
-
36°C dans la caserne et "système D": les pompiers souffrent aussi des fortes chaleurs
-
Interrogations en cascade sur la sécurité du nouvel avion présidentiel américain
-
L'administration Trump affaiblit la protection des habitats naturels des espèces menacées
-
A la frontière avec le Zimbabwe, des bus pour fuir l'Afrique du Sud, des radeaux pour y tenter sa chance
-
Sécheresse ou abondance de pluies, le Canal du Midi face au défi du dérèglement climatique
Au Burkina Faso, un golf écologique résiste aux épreuves du temps
Un troupeau de chèvres trottine entre des herbes sèches et des rangées d’arbustes noueux. Soudain, une balle de golf tombe en cloche au milieu du troupeau en ricochant dans la poussière. Ses rebonds nerveux dispersent les biquettes qui pressent le pas pour éviter le projectile.
Autour, l'horizon est encombré d'immeubles: ce petit paysage de Sahel coincé au milieu des constructions de la périphérie de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, est un terrain de golf 18 trous homologué par la fédération française.
Ici, pas de pelouses soigneusement arrosées, mais de la terre et des cailloux où paissent des troupeaux.
"Au Burkina Faso, l'eau est une denrée très rare, on ne peut pas se permettre d'arroser un terrain. Ici, on fait le golf à l'état naturel", explique Salif Samaké, président du Golf Club de Ouagadougou, alors que doit s'ouvrir mercredi à New York une conférence de l'ONU sur l'eau.
Or, un golf haut de gamme de 18 trous a une consommation moyenne de 5.000 m3/jour, l'équivalent de la consommation moyenne d'une collectivité de 12.000 habitants, selon des estimations officielles.
Le "green" est donc remplacé ici par un "brown", composé d'un mélange de sable et d'huile de vidange. "Ça roule un peu moins et puis bon, le putting est un peu plus compliqué", concède M. Samaké, qui croit néanmoins aux mérites de la formule.
"C'est un modèle qui peut être exporté dans d'autres pays. La seule difficulté, c'est qu'il faut juste racler pour enlever les petits cailloux, parce que quand la balle vient tomber sur un caillou, là ça va dans tous les sens... Ça nous fait rire", s'amuse M. Samaké.
- Hors du temps -
Les débutants sont les bienvenus, à l'instar de Nathanaël Congo, qui passe un certain temps à chercher ses balles égarées dans la broussaille alentour.
"Ça fait partie aussi du jeu. C'est ça aussi qui rend atypique le parcours de Ouagadougou", estime t-il, pas découragé.
"Au début j'étais un peu résistant. Le commun des Burkinabè pense que c’est un sport réservé à une certaine catégorie de personnes", raconte ce comptable résidant à Ouagadougou.
A 250.000 FCFA (381 euros) l'année, dans un pays classé parmi les plus pauvres du monde, matériel non compris, la licence n'est pas donnée, mais les étrangers ne représentent qu'une minorité des joueurs.
Alors que le Burkina Faso est plongé dans une crise sécuritaire sans précédent, les habitants de sa capitale épargnée par les violences profitent encore d'une relative insouciance. Comme cet officier venu taper quelques balles et qu'il faut éviter de filmer dans cette situation peu martiale.
Hors du temps, le golf de Ouagadougou résiste aussi aux appétits des promoteurs. "A l'époque, c'était le village, les gens faisaient la culture et l'élevage. Maintenant, vous voyez que le golf est entouré de parcelles tout autour", explique Abdou Tapsoba, directeur des sports du club.
Il est le fils du fondateur du golf, le "naaba" de Balkuy, chef coutumier de la zone qui avait découvert le golf en Europe, au lendemain de la Seconde guerre mondiale durant laquelle il avait combattu pour l'armée française.
En 1972, les paysans ont été priés par le Naaba d'abandonner leurs champs pour faire place au golf de ses rêves.
- Spéculation immobilière -
Mais les descendants des cultivateurs ont trouvé une autre ressource : "Ce sont les enfants de ces familles qui tirent les chariots, les caddies, ils sont plus de 60 ici et vivent uniquement du golf", assure M. Samaké.
"Les meilleurs joueurs font partie des jeunes de Balkui. Ils ont commencé caddie et sont devenus joueurs", ajoute Abdou Topsoba.
Parmi les habitants originels, une seule famille n'a pas changé son mode de vie: les Diallo, éleveurs peuls établis sur place depuis 70 ans. Leur domaine, coincé entre les trous 5 et 10, a pratiquement gardé son état originel, si ce n'est que les maisonnettes sont régulièrement bombardées par les balles de joueurs malhabiles.
Omar Diallo, éleveur, ne se plaint pas de ce voisinage. Ses bœufs continuent de paître comme ils le font depuis l'arrivée de ses ancêtres. Mais l'extension de la capitale, qui subit depuis quelques années une intense spéculation immobilière, menace son troupeau.
"C'est difficile de trouver des pâturages pour les bêtes, on doit les emmener loin", s'inquiète-t-il. "Demain, on ne sait pas si on pourra rester ici."
P.Anderson--BTB