-
Dans le "corridor de Suwalki", stratégique pour l'Otan et la Russie, la vie malgré la menace
-
La mégafusée Starship d'Elon Musk signe son premier vol en orbite
-
Ukraine : nouveaux bombardements meurtriers russes sur Kiev
-
A Metz, le pape prône la paix et fustige la "tromperie" dans les relations internationales
-
Décollage de la mégafusée Starship pour un premier vol test visant l'orbite terrestre
-
Le réseau électrique, infrastructure cruciale à protéger notamment des cyberattaques
-
Turquie : condamné mais libéré jusqu'en appel, un humoriste tient tête à Erdogan
-
Prison aménageable et inéligibilité immédiate requises contre Rachida Dati
-
Ouagadougou-Alger: Swiftair condamnée, soulagement des familles "4.449 jours" après le crash
-
Inondations : huit morts en Thaïlande et en Birmanie
-
Le foie gras au menu des prochaines élections à Washington
-
A l'approche des élections de mi-mandat américaines, les sites de désinformation prolifèrent
-
Projet d'attaque contre une base militaire en Angleterre : enquête sur un lien avec l'Irann selon des médias britanniques
-
Ce que l'on sait sur un projet d'attaque contre une base militaire en Angleterre
-
A Metz, le pape Léon XIV en chantre de la paix en Europe
-
Brouille au sujet de prisonniers nord-coréens : Séoul convoque le chargé d'affaires ukrainien
-
Bangkok inondé s'adapte avec des... marchés flottants
-
"Un pas de plus": introduit aux Jeux asiatiques, le padel rêve d'un futur olympique
-
En Inde, les bébés nés dans les hôpitaux publics valent de l'or
-
Turquie : un humoriste devant ses juges pour insulte à Erdogan
-
Logement : les manifestants à Madrid déterminés à "maintenir la pression" sur le gouvernement
-
En Ukraine, faire rouler les trains, nerf de la guerre
-
Projet d'attaque contre une base militaire en Angleterre : enquête sur un lien avec l'Iran (médias)
-
Foot: premier vrai test en Belgique pour les Bleus de Zidane
-
A son dernier jour en France, Léon XIV rejette toute violence au nom des religions
-
À leur procès pour corruption, le PNF accuse Dati et Ghosn d'"atteinte manifeste à la démocratie"
-
En Corée du Nord, un effondrement des défections vers le Sud
-
Entre les immeubles, une ferme en quête de rentabilité et de lien
-
Inondations: huits morts en Thaïlande et en Birmanie
-
Trump a proposé à Xi de vendre des armes à la Chine (ambassadeur américain)
-
Léon XIV à Metz, pour la dernière étape de sa visite en France
-
Trump confirme dîner avec le "très respecté" patron d'Anthropic, après des mois de tensions
-
TotalEnergies vise une croissance de 2 à 3% par an de sa production de pétrole et gaz entre 2030 et 2035
-
Léon XIV en route pour Metz, dernière étape de sa visite en France
-
Thaïlande: huit morts dans les crues depuis le 16 septembre (gouvernement)
-
Nouvelle-Zélande : la police au secours d'un jeune phoque égaré sur une route
-
Présidentielle au Brésil: pour sa dernière bataille, Lula affronte le fils Bolsonaro
-
Champion historique de la gauche brésilienne, Lula court contre le temps
-
Flavio Bolsonaro, l'héritier politique à l'ombre du père
-
Mondiaux de cyclisme: Seixas, après l'échec, des leçons pour un rebond
-
Le campement pour le droit au logement passe une deuxième nuit au centre de Madrid
-
La production de drogues de synthèse entraîne une lourde pollution de l'environnement, alerte l'OFDT
-
Taylor Swift devient l'artiste la plus récompensée des MTV Video Music Awards
-
Venezuela: une proche de l'opposante Machado accueillie par des centaines de partisans à Caracas
-
Séoul exige des excuses de Kiev pour avoir révélé le transfert de prisonniers nord-coréens
-
Avec une popularité confortée, le pape Léon XIV achève à Metz sa visite en France
-
Ultime journée cruciale au procès de Rachida Dati et Carlos Ghosn
-
SpaceX vise pour la première fois l'orbite terrestre avec sa mégafusée Starship
-
Du calme de la campagne anglaise à l'alerte antiterroriste
-
Ligue des nations: l'Allemagne tombe contre la Grèce, premier revers pour Klopp
Après ses déboires de 2022, EDF débute une année de tous les dangers
Avec une flotte de réacteurs nucléaires à construire, EDF et son capitaine tout juste arrivé à la barre sont à l'aube de chantiers immenses sur un champ de ruines financières et sur fond de climat social tendu.
Le géant électricien s’apprête à annoncer vendredi une dette stratosphérique dépassant les 60 milliards d'euros (après 43 milliards en 2021) et des pertes colossales au terme d’une année noire, plombée par les déboires de son parc nucléaire mais aussi par sa mise à contribution forcée au "bouclier tarifaire" des Français.
Pourtant l'année 2022 n'a pas toujours été chaotique pour EDF.
Il y a un an presque jour pour jour, à Belfort, le président Emmanuel Macron annonce vouloir construire jusqu'à 14 réacteurs nucléaires EPR de seconde génération et "prolonger tous les réacteurs" actuels "qui peuvent l’être" au-delà de 50 ans. Une stratégie pour l'avenir énergétique du pays se dessine après des années d'atermoiements des gouvernements, dont "on ne savait pas trop s'ils étaient pro-nucléaires ou non", souligne Jacques Percebois, professeur émérite à l’université de Montpellier où il dirige le Centre de recherche en économie et droit de l'énergie.
Au même moment, EDF, qui éclaire des millions d'Européens, est déjà en train d'affronter une crise industrielle inédite, liée à la découverte de corrosion sur des tuyauteries cruciales pour la sûreté des centrales nucléaires. Le groupe doit enclencher une vaste campagne de contrôle et réparation, de quoi perturber un programme de maintenance déjà retardé par le Covid. Résultat: en 2022, entre corrosion et arrêts programmés, la moitié de ses 56 réacteurs s’est parfois retrouvée à l’arrêt au même moment, menaçant le pays de coupures électriques en plein hiver.
Finalement, le pire a été évité grâce aux importations d'électricité, aux efforts de sobriété des Français ainsi qu’à la course d'EDF pour rebrancher ses réacteurs.
Il n'empêche: la note sera salée pour l’électricien, qui aura enregistré en 2022 une production nucléaire historiquement basse de 279 TWh. En octobre, EDF estimait déjà à 32 milliards d'euros l'impact financier de cette faible production, en partie liée aussi à une grève pour les salaires dans ses centrales.
- Plus de watts -
Dans le même temps, EDF n'a pas pu se rattraper avec la flambée des cours de l'électricité qui a suivi la guerre en Ukraine. Car pour contenir la facture des Français grâce au bouclier tarifaire, l'Etat, actionnaire majoritaire, a obligé le groupe à vendre en 2022 davantage d'électricité à bas prix à ses concurrents, fournisseurs d'électricité alternatifs. Une mesure au bénéfice des particuliers comme des industries qui aurait permis, selon l'Etat, d'éviter la fermeture de 150 entreprises énergivores, mais avec un coût exorbitant pour l'opérateur historique: 8,34 milliards d'euros.
Ce mécanisme appelé Arenh a été bâti par la France en 2010 pour essayer de rester dans les clous de la concurrence imposée par Bruxelles. Comment? En obligeant EDF à céder à ses concurrents une part de sa production nucléaire (100 TWh) au prix coûtant de 42 euros le MWh. "Mais le tarif n'a jamais bougé", le groupe est "plombé" et "aujourd'hui, on dit qu'il faut investir", observe Jacques Percebois.
Une dette abyssale? "On ne sera pas tout seul", fait valoir EDF puisque l'Etat compte renationaliser à 100% l'entreprise et ainsi avoir les coudées franches pour son ambitieux plan nucléaire. L'objectif est clair: "produire plus" d'énergie décarbonée et "plus il y aura de mégawatts, et mieux EDF se portera", clamait en décembre le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.
Comment financer le nouveau nucléaire? La question n'est pas tranchée, mais "à un moment donné, il faudra bien que l'Etat injecte de l'argent", souligne Martine Faure, cheffe de file des actionnaires salariés d’EDF dans la bataille contre l'OPA que l'Etat mène sur EDF.
Pour l'heure, l'Etat a chargé un nouveau PDG, Luc Rémont, de prendre en main les chantiers cruciaux. Avant même de construire les nouveaux EPR, au coût estimé d’au moins 52 milliards pour six unités, EDF doit gérer la prolongation de son parc vieillissant et continuer à investir dans les énergies renouvelables.
Le tout dans un contexte social électrique avec des effectifs qui craignent de voir disparaître leur régime spécial des retraites et qui redoutent, malgré les démentis de l'Etat, que la renationalisation soit une étape vers la réorganisation du groupe.
E.Schubert--BTB