-
Education: les résultats des élèves français au test Pisa n'ont jamais été aussi bas (OCDE)
-
La Mongolie en panne d'essence à cause des frappes ukrainiennes en Russie
-
Népal : des températures exceptionnellement chaudes avant l'effondrement du pan de montagne
-
Les Houthis mènent une attaque d'ampleur en Arabie saoudite, 73 blessés
-
L'ouragan Lowell fait planer une menace de tornades sur une île d'Hawaï
-
"Dix pour cent" et sa bande d'agents de stars de retour en film sur Netflix
-
Aux Philippines, les commerçants misent déjà sur Noël
-
Mexique: les premiers témoins au procès du meurtre de trois surfeurs étrangers
-
Protection des mineurs: l'Australie menace les géants de la tech d'amendes record
-
Pour Thomas Pesquet, le spatial subit "les soubresauts de la géopolitique"
-
Autour de Céline Dion, la frénésie des produits dérivés
-
Le tabagisme passif responsable de plus de 1,6 million de décès dans le monde, selon une étude
-
Après un été intense, les pompiers appelés à une mobilisation nationale
-
Ligue des champions: à domicile, Lille attendu d'entrée face au Betis Séville
-
Le lagopède alpin et le grand tétras classés comme oiseaux protégés en France
-
Avec sa nouvelle Spring, Dacia veut se relancer face à l'offensive chinoise
-
Des attaques des Houthis font 73 blessés en Arabie saoudite
-
Indonésie: reprise progressive du trafic aérien après une éruption volcanique
-
IA: Mistral lève 3 milliards d'euros pour garder de l'élan
-
Conflit commercial avec Washington: la riposte du Canada entre en vigueur
-
US Open: Rybakina à une marche du trône mondial, Zverev enchaîne
-
US Open: Gea s'arrête en 8es après deux sets d'avance et une balle de match
-
La Russie reprend ses frappes sur Kiev après trois jours de trêve
-
La Russie et la Corée du Nord inaugurent leur première liaison routière
-
Mexique: ouverture du procès du meurtre de trois surfeurs australiens et américain
-
Eruption volcanique en Indonésie : réouverture de plusieurs aéroports
-
Cuba dénonce l'impact financier "record" de l'embargo américain
-
Dangote s'apprête à lancer une "introduction en bourse pour le peuple", la plus importante d'Afrique
-
Mexique : ouverture du procès pour le meurtre de trois surfeurs étrangers en 2024
-
Israël: le rival de Netanyahu l'accuse de prioriser sa survie politique
-
Le procès pour diffamation de Marie Portolano centré sur les agissements de Pierre Menès
-
Imposer l'épargne salariale ? Matignon tempère, dénonce une "fuite" et saisit la justice
-
Macron demande à von der Leyen une interdiction européenne des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
-
L'auteur des tirs mortels sur Aramburu affirme avoir voulu se "défendre"
-
Le haut représentant pour Gaza redoute que la solution à deux Etats devienne "impossible"
-
A Strasbourg, un centre d'innovation japonais va créer des robots médicaux
-
Ariane 6 pourrait être adaptée aux vols habités et monter en cadence
-
Imposer l'épargne salariale: la "piste" évoquée par Roland Lescure tempérée par Matignon
-
Dieselgate: Fiat Chrysler (Stellantis) renvoyé devant le tribunal correctionnel pour tromperie aggravée
-
Quand des humains guident des oiseaux dans les airs pour leur apprendre la migration
-
Fibre Excellence: trois mois de poursuite d'activité vont être demandés au tribunal de Commerce
-
Au sommet Lumière, quelques annonces et des appels à protéger le cinéma mondial face à l'IA
-
Canal de Panama : la nouvelle administratrice n'écarte pas d'autres restrictions de passages à cause d'El Niño
-
En Pologne, des robots manifestent contre l'IA
-
Noosha Aubel a krize v Postupimi: Jak dlouho je ještě možné tolerovat toto selhání vedení?
-
Ariane 6 pourrait lancer des vols habités, assure son concepteur
-
Noosha Aubel i kryzys w Poczdamie: jak długo jeszcze można tolerować tę porażkę władz?
-
Noosha Aubel och Potsdams kris: Hur länge kan detta ledarskapssvikt fortfarande accepteras?
-
ヌーシャ・オーベルとポツダムの危機:この指導力の欠如は、いつまで容認され続けるのか?
-
Η Noosha Aubel και η κρίση του Πότσνταμ: Για πόσο ακόμα είναι ανεκτή αυτή η διαχειριστική αποτυχία;
En Afrique du Sud, le retour de la dangereuse ritournelle xénophobe
Ils ont débarqué à plusieurs centaines, en colère, depuis trop longtemps sans argent, sans travail. Attribuant les maux du pays rongé par un chômage endémique aux "étrangers", ces Sud-Africains ordinaires déterminés à faire justice eux-mêmes sont venus armés dans ce centre pour réfugiés de Soweto.
Le message était clair: "Etrangers, rentrez chez vous". Sithulisiwe Chinora, une Zimbabwéenne de 22 ans, raconte à l'AFP la peur, son corps pris par un terrible tremblement, son bébé accroché dans le dos. "J'ai pensé que c'était le jour où j'allais mourir", dit-elle.
L'Afrique du Sud est régulièrement en proie à des flambées xénophobes. Soixante-deux personnes ont été tuées dans des émeutes en 2008. De violents heurts ont aussi éclaté en 2015, 2016 et encore en 2019.
Depuis janvier, un mouvement baptisé "Opération Dudula", qui signifie "refouler" en zoulou, rassemble quelques centaines de militants anti-immigration à chaque manifestation et monte tout doucement en puissance.
Dans le centre communautaire méthodiste de Soweto, qui abrite une centaine de familles de migrants, la rumeur d'un raid courait depuis quelques jours. Et un dimanche de février, les résidents ont vu arriver une foule munie d'armes et de "sjambok", redoutables fouets traditionnels zoulous en peau d'animal, hurlant "les étrangers volent les emplois des Sud-Africains".
Les grilles n'ont pas été fermées à temps et le risque d'un jet de cocktail Molotov a semé la panique parmi ceux réfugiés dans les chambres. Certains se sont mis à pleurer de façon incontrôlée, d'autres ont été pris de diarrhées.
Le père Paul Verryn, qui a créé ce centre et connu dans le pays pour avoir ouvert une église de Johannesburg à des milliers de sans-papiers zimbabwéens après les premières attaques contre les étrangers, l'affirme sans détour: "Ce sont des militants xénophobes qui visent clairement les étrangers pour les mettre dehors".
- "Sud-Africains en Afrique du Sud" -
Le mouvement qui organise de nouvelles manifestations samedi, se dit pacifiste et avec pour seul souci de vouloir "rétablir le droit et l'ordre". Son leader, un militant d'une trentaine d'années originaire de Soweto, Nhlanhla Lux Dlamini, explique aux médias "faire le travail là où les forces de l'ordre échouent".
Vêtu d'un treillis militaire et gilet pare-balles lors de ses apparitions publiques, il a conduit le week-end dernier une délégation devant un supermarché pour réclamer que les employés étrangers soient remerciés.
"Il n'y a rien de xénophobe là-dedans, c'est la loi: tout travail ne requérant pas de compétence particulière appartient aux Sud-Africains en Afrique du Sud", a-t-il martelé devant les journalistes.
Environ 3,95 millions d'étrangers vivent dans le pays, selon les statistiques officielles, sur une population de près de 60 millions. Première puissance industrielle du continent, le pays qui lutte pourtant avec 35% de chômage attire de nombreux migrants africains.
"Même s'ils expulsaient tous les immigrés, ça ne changerait pas le niveau de criminalité, ni celui du chômage", raisonne Jay Naidoo, premier secrétaire général de la principale centrale syndicale (Cosatu), évoquant l'instrumentalisation politique du discours xénophobe.
Jusqu'à présent, les rassemblements n'ont pas entrainé de violences malgré des tensions avec la police, qui affirme rester sereine vu le nombre relativement limité de manifestants.
Surtout, les militants prennent soin de ne pas franchir la ligne rouge. "Le droit de manifester est inscrit dans la constitution, et pour l'instant, rien ne relève du pénal", explique une source policière à l'AFP.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a mis en garde cette semaine devant le Parlement contre des "rassemblements essayant de fomenter des sentiments et attitudes négatives" à l'égard des étrangers, assurant que les services de sécurité sont à l'œuvre.
Et le gouvernement a annoncé au début du mois plancher sur une loi instaurant des quotas d'employés étrangers dans les entreprises sud-africaines.
M.Furrer--BTB